Slavi Trifonov

Slavi Trifonov
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Fonction
Député
45e législature de l'Assemblée nationale (en)
27th MMC – Stara Zagora (d)
-
Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Станислав Тодоров Трифонов
Nationalité
Formation
Activités
Période d'activité
Depuis
Autres informations
Parti politique
Membre de
Ku ku Band (en)
Tessiture
Instruments
Labels
Bulgarska muzikalna kompanija (d), Седем-осми (d)
Genres artistiques
Tchalga, folk rock, musique traditionnelle bulgare (d), pop
Site web

Stanislav Trifonov (en bulgare : Станислав Трифонов), dit Slavi Trifonov, né le , est un chanteur, producteur, animateur de télévision et homme politique bulgare.

Biographie

Origines et formation

Stanislav Trifonov naît en à Pleven, dans le nord de la Bulgarie. Dans les années 1980, il suit une formation au conservatoire de musique de sa ville natale, puis étudie à l'Académie nationale de musique de Sofia.

Carrière professionnelle

Il commence son parcours de producteur et présentateur de télévision à la fin du régime communiste en Bulgarie, qui s'écroule en 1990. Il devient producteur et animateur de programmes privés sur la télévision nationale bulgare (BNT). Il est notamment connu pour avoir participé à plusieurs émissions parodiques et talk-show, telles que Ku-Ku (en bulgare Ку-ку), Kanaleto (bulgare Каналето), Khashove (en bulgare Хъшове, qui peut être traduit en Combattants de la liberté), puis, à partir de 2000, Shouto na Slavi (en bulgare Шоуто на Слави, soit le Slavi's Show, un talk-show quotidien). « J’ai été tous les jours pendant vingt-cinq ans à la télévision », explique-t-il[1].

C'est aussi un chanteur de tchalga[1], la musique populaire bulgare, qui a sorti 22 albums.

En 2021, Courrier international le décrit comme une « rock star » qui « remplit des stades entiers », et qui sur scène fait un signe de ralliement des sympathisants du genre musical Metal (il tire la langue et forme le signe des « cornes du diable » avec ses doigts). Il arrive sur scène en blouson noir, sur une grosse moto, entouré de « playmates »[2].

Parcours politique

En 2020, il lance et prend la présidence du parti anti-système Il y a un tel peuple (ITN). Selon Courrier international, Slavi Trifonov n'a aucune expérience politique et son programme a été mis au point par ceux qui habituellement lui écrivent ses sketchs et chansons[2]. Le Monde le décrit comme une « immense star nationale », célèbre comme chanteur dans la chanson bulgare et ex-présentateur télé[3].

Il se montre dégagiste face à ce qu'il appelle les partis du statu quo, en particulier GERB de Boïko Borissov et le Parti socialiste bulgare. Sa formation arrive à la surprise générale en deuxième position des élections législatives d’avril 2021, avec 17,4 % des voix[1],[4].

Les résultats du scrutin étant trop fragmentés pour constituer une majorité stable, de nouvelles élections législatives sont convoquées en . À l’issue de celles-ci, ITN arrive en tête avec 24,1 %, juste devant GERB. Selon Le Monde, son parti a fait un score très proche, à quelques milliers de voix près, de celui du premier ministre en place, Boïko Borissov, dont le parti conservateur est à la tête du pays depuis 2010. Le journal indique que le chanteur n'entre pas au gouvernement qu'il forme, étant « d'une santé fragile » : il propose comme premier ministre Nikolaï Vassilev, un « technocrate » qui « a déjà été ministre de gouvernements de droite dans les années 2000 ». Les autres personnalités du gouvernement sont diverses, certaines sont peu politisées. Slavi a promis de construire des crèches, de réformer le système judicaire, et de faire entrer la Bulgarie dans la zone euro et l'espace Schengen. La difficulté est que son parti n'a pas la majorité, avec seulement une soixantaine de sièges sur 240[3].

Son parti rejoint le gouvernement de la coalition de Kiril Petkov, puis le quitte le , s'opposant à la politique d’ouverture envers la Macédoine du Nord, pays avec lequel la Bulgarie entretient des contentieux historiques et culturels[5].

Prises de position

Avec son parti, Slavi Trifonov défend des positions jugées populistes, anti-corruption, europhiles et libérales.

Il apparaît comme anti-vaccination dans le contexte de pandémie de Covid-19[6].

Œuvres

  • Novite Varvari album (2001) (référence à la série Dexter).
  • Rŭgai chushki v boba (1993) (se traduit par « Ajoute des poivrons dans les haricots »).
  • Shat na patkata glavata (1994) (signifie « Coupe la tête du canard »).
  • Roma TV (1994) (titre identique en français).
  • Zhalta knizhka (1995) (se traduit par « Le carnet jaune »).
  • Hashove (1996) (signifie « Les exilés »).
  • Edno Ferrari s tsvyat cherven (1997) (se traduit par « Une Ferrari de couleur rouge »).
  • Frantsiya, zdravey (1998) (signifie « Bonjour, France »).
  • Deveti tragichen (1998) (se traduit par « Le neuvième tragique »).
  • Vavilon (1999) (titre identique en français).
  • Nyama ‘ne iskam’ (1999) (signifie « Il n’y a pas de « je ne veux pas » »).

Notes et références

  1. Jean-Baptiste Chastand, « Slavi, le chanteur qui chamboule la vie politique bulgare », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  2. « Slavi Trifonov, présentateur TV, rock star et futur Premier ministre de la Bulgarie ? », sur Courrier international, (consulté le )
  3. Jean-Baptiste Chastand, « En Bulgarie, le chanteur Slavi remporte les législatives », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Eva Moysan, « En Bulgarie, Slavi, le chanteur qui fait des voix », Libération,‎ (lire en ligne).
  5. « En Bulgarie, le premier ministre pro-européen Kiril Petkov désavoué, son gouvernement renversé », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  6. « Sans majorité, la Bulgarie retourne aux urnes », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).

Liens externes

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