Slimane Chikh
| Alias |
Salah Eddine |
|---|---|
| Naissance |
Beni Isguen, Ghardaïa, |
| Nationalité | algérienne |
| Diplôme |
Doctorat (sciences politiques / histoire) |
| Profession |
historien, universitaire, homme politique, diplomate |
| Activité principale |
chercheur, recteur d'université, ministre, conférencier |
| Ascendants |
| Langue d’écriture | français, arabe |
|---|---|
| Genres |
histoire politique, histoire contemporaine, études sur la guerre d'indépendance |
Œuvres principales
L'Algérie en armes ou le temps des certitudes
Slimane Chikh (parfois orthographié Cheikh ou El Cheikh) (en arabe : سليمان الشيخ) est un historien, universitaire et homme politique algérien. Professeur en sciences politiques, il a notamment été recteur de l'université d'Alger, Ministre de l’éducation nationale, Ministre de la culture. Il a également exercé les fonctions de Conseiller à la Présidence de la République, Sénateur, Ambassadeur d’Algérie en Egypte et Représentant permanent de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) auprès des Nations Unies (ONU) à Genève.
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles reconnus sur l'histoire politique de l’Algérie, en particuler sur le guerre de Libération nationale et les relations internationales de l’Algérie[1],[2].
Biographie
Origines et formation
Natif du M’zab, dans le sud algérien, Slimane Chikh grandit dans une famille profondément engagée dans la cause nationale. Il est le fils du poète et militant algérien Moufdi Zakaria[3], figure majeure du nationalisme maghrébin. Slimane Chikh est éduqué dans un environnement où la culture, l’histoire et le militantisme façonnent son regard.
Après des études secondaries au Collège Sadiki de Khaznadar à Tunis, il s‘engage en 1961 dans l’Armé de libération nationale (ALN), où il est affecté au commissariat politique de l’état-major général (EMG) à Ghardimaou.
A l’indépendance, il poursuit des études de droit et de sciences politiques à Alger, puis à Paris où il obtient une licence de droit et un diplôme supérieur de recherches et d’études politiques. En 1975, il soutient à Grenoble une thèse d’Etat en science politique intitulée ‘’La Révolution algérienne. Projet et action (1945-1962)’’. L’essentiel de cette thése est repris dans son ouvrage principal ‘’L’Algérie en armes ou le temps des certitudes’’.
De retour en Algérie après ses études, il entame une carrière universitaire à l’université d’Alger puis participe à la création de départements d’histoire et de sciences sociales[4].
Carrière universitaire
Slimane Chikh commence à enseigner à l’Université d’Alger dès 1968 où il a mené des activités d’enseignement et de recherche en sciences politiques et en histoire contemporaine. De 1975 à 1978, il dirige l’Institut des sciences politiques et de l’information. Il est nommé recteur de l’Université d’Alger dans les année 1980, fonction dans laquelle il s'est trouvé impliqué dans des décisions et débats académiques[4],[1].
Ses travaux portent notamment sur l’analyse de la politique extérieure algérienne, la révolution de 1954 et les relations du Maghreb avec l’Afrique subsaharienne et la francophonie. Il a enseigné à l’étranger notamment à l’Université d’Aix-en-Provence, à Sciences Po Paris et à l’Université Laval à Québec, Canada, et publié de nombreux articles dans des revues algériennes et internationales.
Engagement politique et responsabilités ministérielles
Ancien membre de l’ALN, Slimane Chikh a occupé de hautes responsabilités politiques et gouvernementale. Il a été appelé à exercer des fonctions ministérielles dans différentes configurations gouvernementales nationales[1],[5]:
- Ministre de l’Education nationale (à plusieurs reprises, notamment à la fin des années 1980 et dans les années 1990) dans le Gouvernement Merbah (Kasdi Merbah) et Gouvernement Ouyahia I (Ahmed Ouyahia);
- Ministre de la Culture (1994-1995) dans le Gouvernement Sifi I et Gouvernement Sifi II (Mokdad Siki) ;
- Conseiller à la Présidence de la République, Haut Comité d'État (HCE) et Liamine Zéroual.
Il a également été sénateur.
Carrière diplomatique
Slimane Chikh a représenté l’Algérie sur la scène internationale notamment en tant qu’ambassadeur en Egypte. De 2010 à environ 2015, il exerce la fonction d’ambassadeur permanent de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) auprès des Nations Unies (ONU) à Genève. Dans ce cadre, il intervient sur des questions liées aux droits de l’homme, à la lutte contre l’islamophobie et aux crises affectants les pays musulmans.
Exemple de conférences données à l'étranger[6],[7].
Travaux et publications
Slimane Chikh est l'auteur d'ouvrages et d'articles portant sur l'histoire politique algérienne et la révolution. Son livre majeur étudié par la critique s'intitule généralement « L'Algérie en armes, ou, Le temps des certitudes » et a fait l'objet de recensions dans des revues spécialisées. Ses travaux sont cités dans des études sur l'enseignement de la guerre de libération et sur les légitimités nationales en Algérie[2],[4].
- Ibadisme et société. La délibération des ‘Azzaba de Beni Isguen (27 ramadan 1399 = 20 août 1979) – Étude socioreligieuse sur la communauté ibadite du Mzab, présentée dans le cadre des travaux du Centre national de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC)[8]
- L'Algérie en armes ou le temps des certitudes – Alger : Casbah Éditions, 1998.
- Maghreb et francophonie – Paris : Economica, 1988 (ouvrage collectif avec Mahdi Elmandjra, Baccar Touzani)
- Le Maghreb et l'Afrique subsaharienne – Paris : Editions du Centre national de la recherche scientifique, 1980
- L'Algérie, porte de l'Afrique – Alger : Casbah, 2000.
- La révolution algérienne projet et action (1954-1962) – France : Thèse de doctorat, 1975.
Références
- « La préparation des réformes — Un gouvernement rénové à pied d'œuvre en Algérie », Le Monde, Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ).
- Charles-Robert Ageron, « Chikh (Slimane) : L'Algérie en armes ou le temps des certitudes », Outre-Mers. Revue d'histoire, vol. 70, no 260, , p. 201–202 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Le film « Moufdi Zakaria, le poète de la Révolution », projeté au CCA à Paris », Echorouk Online, (consulté le ).
- Charlotte Courreye, L’algérie Des Oulémas, Paris, Éditions de la Sorbonne, coll. « Bibliothèque historique des pays d’Islam » (no 14), , 544 p. (ISBN 979-1-035-10682-9, OCLC 1495380437, DOI 10.4000/books.psorbonne.84519, présentation en ligne, lire en ligne), chap. 7 (« Légitimités et appropriations, se revendiquer de l’héritage de l’AOMA dans une Algérie fragmentée (années 1980-1990) »), p. 391-436.
- ↑ Alain Jourdan, « «Ne tombons pas dans le piège qui nous est tendu» — entretien / portrait (Tribune de Genève) »
, Tribune de Genève, (consulté le ).
- ↑ « Rapport annuel 1985-1986 — Conférences au Québec (accueil du professeur Slimane Cheikh) » [PDF], MRIF / Québec (consulté le ).
- ↑ Hassan Remaoun, « Mémoire et enseignement de la guerre de libération nationale — compte rendu (colloque) mentionnant Slimane Cheikh », Revue Tréma (OpenEdition) (ISSN 2107-0997, DOI 10.4000/trema.58, consulté le ), p. 5-19.
- ↑ « Ibadisme et société. La délibération des ‘Azzaba de Beni Isguen (27 ramadan 1399 = 20 août 1979) »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), Revue Insaniyat – CRASC (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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