Socle commun (politique)

Socle commun
Image illustrative de l’article Socle commun (politique)
L'Assemblée nationale française élue en juillet 2024.

Fondation
Disparition
Organisations politiques concernées Ensemble pour la République
Union de la droite et du centre

Présidents à l'Assemblée nationale Gabriel Attal
Laurent Wauquiez
Marc Fesneau
Paul Christophe
Présidents au Sénat Mathieu Darnaud
Hervé Marseille
Claude Malhuret
François Patriat
Représentation à l'Assemblée nationale
211  /  577
Représentation au Sénat
228  /  348
Positionnement Centre à droite
Idéologie Libéralisme économique
Troisième voie
Europhilie
Républicanisme

En politique française, le socle commun est la coalition qui gouverne le pays du , à la suite des élections législatives anticipées[1], jusqu'au .

Il est constitué des partis du « camp présidentiel » (Renaissance, MoDem, Horizons, UDI…), réunis au sein d'Ensemble pour la République, et du parti Les Républicains[2].

Composantes

Liste des groupes à l'Assemblée nationale constituant le socle commun
Groupe Positionnement Président Élus
Ensemble pour la République (EPR) Centre Gabriel Attal
91  /  577
Droite républicaine (DR) Droite Laurent Wauquiez
50  /  577
Les Démocrates (DEM) Centre droit à centre gauche Marc Fesneau
36  /  577
Horizons et indépendants (HOR) Centre droit à droite Paul Christophe
34  /  577
Liste des groupes au Sénat constituant le socle commun
Groupe Positionnement Président Élus[a]
Les Républicains (REP) Droite Mathieu Darnaud
130  /  348
Union centriste (UC) Centre à centre droit Hervé Marseille
59  /  348
Les Indépendants – République et territoires (LIRT) Centre droit à droite Claude Malhuret
20  /  348
Rassemblement des démocrates, progressistes et indépendants (RDPI) Centre droit à centre gauche François Patriat
19  /  348

Représentation parlementaire

Il dispose d'une majorité relative à l'Assemblée nationale et d'une majorité absolue au Sénat[3].

Gouvernements

Il forme trois gouvernements : le gouvernement Barnier, censuré en décembre 2024, le gouvernement Bayrou, qui lui succède et qui est à son tour contraint à la démission en après avoir perdu un vote de confiance, et le gouvernement Lecornu I, qui n’aura duré que quelques heures avant d'être démissionnaire.

Origine de l'expression

Dans une interview accordée le au Point, l'ancien Premier ministre, maire du Havre et président-fondateur d'Horizons, Édouard Philippe, déclare : « Personne n'ayant gagné [les élections législatives de 2024], il faut parler à tous ceux qui peuvent se retrouver sur un socle commun », évoquant pêle-mêle « le bloc central », « la droite républicaine » et « une partie du PS »[4].

L'expression est ensuite largement reprise par d'autres responsables politiques[5],[6],[7],[8], la presse et les politologues[9],[10],[11],[12],[13].

Évolution et disparition

Le , l'UDI annonce reprendre son « entière liberté » à la suite de la nomination du premier gouvernement Lecornu le même jour[14],[15],[16]. Ce départ entraîne la perte de toute majorité au Sénat. Le , le Parti radical, comptant un député et sept sénateurs, fait de même[17],[14].

La , le président des Républicains et ministre de l'Intérieur démissionnaire, Bruno Retailleau, affirme que le socle commun est désormais « mort »[18].

Cette union se délite après que Bruno Retailleau refuse l'entrée des ministres membres de LR dans le gouvernement Lecornu II. LR, jusqu'alors parti de gouvernement, devient soutien sans participation, promettant de ne pas censurer le gouvernement.

Notes et références

Notes

  1. On ne prend pas en compte l’ensemble de l’effectif du groupe mais bien les partis membres participant au gouvernement.

Références

  1. Gaël De Santis, « Entre défaite et désertion, les députés macronistes à bout de souffle avant la coupure estivale », L'Humanité,
  2. Valentin Ledroit, « Qui sont les chefs d'État et de gouvernement des pays de l'Union européenne ? », sur Toute l'Europe (consulté le )
  3. Laurent de Boissieu, « Gouvernement Michel Barnier : la droite affirme sa légitimité pour gouverner », La Croix,
  4. Mathilde Siraud et Valérie Toranian, « EXCLUSIF. Édouard Philippe : « Je serai candidat à la prochaine élection présidentielle » », Le Point, (consulté le )
  5. « Gouvernement: Matignon annonce que la liste des nouveaux ministres sera présentée "avant dimanche" », sur BFM TV,
  6. « Gouvernement : Macron appelle à « aider » Barnier, une composition « finalisée » a été transmise à l’Élysée… Revivez les temps forts de ce vendredi 20 septembre », sur Le Nouvel Obs, (consulté le )
  7. Loris Boichot, « Immigration, RN… Face à la coalition Barnier, la macronie en crise existentielle », Le Figaro,
  8. Charlotte Belaïch, « Réforme des retraites : victime d’obstruction, LFI échoue à rétablir le départ à 62 ans », sur Libération, (consulté le )
  9. Thomas Schonheere, « Motions de censure : le politologue Tristan Haute décrypte la situation à l'Assemblée nationale », sur France Bleu, (consulté le )
  10. Clémence Mary, « Michel Barnier censuré : pour Rémi Lefebvre, «le paradoxe, c’est que les partis apparaissent comme la solution et le problème» », sur Libération, (consulté le )
  11. Jules Torres, « Jean-Yves Camus : «La droite ne s’unit que sous la menace» », Le Journal du dimanche, (consulté le )
  12. Djamel Mazi, « Motion de censure du PS : "Le RN n'a pas d'intérêt à ce que le gouvernement tombe", estime le politologue Benjamin Morel », sur franceinfo.fr, (consulté le )
  13. Christophe Boutin et Luc Gras, « Retailleau vs Macron : ce qui se joue dans une guerre beaucoup plus politique qu’il n’y paraît », sur Atlantico, (consulté le )
  14. « Gouvernement de Sébastien Lecornu : "C'est un spectacle affligeant, on a une situation de crise profonde", juge le politologue Benjamin Morel », sur Franceinfo, (consulté le )
  15. Mathilde Nutarelli, « Démission de Lecornu : « On ne va pas soutenir un gouvernement auquel on n’appartient pas », se justifie Hervé Marseille, le président de l’UDI », sur Public Sénat, (consulté le )
  16. « Logement : pourquoi la ministre Valérie Létard a claqué par anticipation la porte de feu le gouvernement Lecornu », sur capital.fr, (consulté le )
  17. « Communiqué du parti radical »
  18. « Crise politique : Bruno Retailleau, patron des Républicains, affirme que le "socle commun", formé par le centre et la droite, est "mort" », sur Franceinfo, (consulté le ).

Articles connexes

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