Sonate pour piano de Bartók
| Sonate pour piano Sz. 80, BB 88 | |
| Genre | Sonate |
|---|---|
| Musique | Béla Bartók |
| Effectif | piano |
| Dates de composition | 1926 |
| Création | 8 décembre 1926 Budapest |
La Sonate pour piano BB 88 (Sz. 80) est une œuvre écrite par Béla Bartók en 1926. La partition porte après la dernière mesure « Dittának, Budapest, 1926 jun » pour « Ditta, Budapest », Ditta Pásztory étant sa seconde épouse.
Contexte et création
Béla Bartók a composé de très nombreuses partitions pour piano mais une seule sonate (si on oublie sa Sonatine), le reste étant essentiellement des recueils de courtes pièces[1]. L'œuvre est jouée le par le compositeur[1]. L'œuvre est âpre et sans compromis[1]. Si elle est riche d'invention, sa concentration drastique alliée à la maîtrise de la forme par le compositeur en fond une pierre fondatrice de l'œuvre pour piano seul de Béla Bartók[1]. Elle est considérée comme l'une des plus grandes sonates écrite après Ludwig van Beethoven, ouvrant la voie aux œuvres d'Olivier Messiaen, d'André Jolivet ou encore de Pierre Boulez[2].
Structure
La sonate comprend trois mouvements et son exécution dure environ douze minutes et trente secondes :
- Allegro moderato: forme sonate dans un style sombre et frénétique ponctuée de changements de métrique à 2/4, 3/4, 2/8, 3/8 et 5/8 et de brefs passages più mosso.
- Sostenuto et pesante: forme de sarabande dans un style hiératique et sur un rythme ternaire
- Allegro molto: Rondo libre qui utilise des fragments de mélodies populaires, puis est suivi d'une strette vivacissimo
Analyse
Harry Halbreich décrit cette sonate comme étant « faite de granit et de marbre noir »[3].
Allegro moderato
Si le premier mouvement est Allegro moderato, il n'en reste pas moins d'une forme sonate très concise et frénétique[3].
Sostenuto e pesante
Le mouvement central, lent, est dans une forme de sarabande très solitaire et introspective, presque sèche, dans une forme ternaire sans accalmie[3].
Allegro molto
L'Allegro molto conclusif et tout aussi ardu que le premier mouvement, dans une forme rondo libre, basé sur des cellules élémentaires, des bribes de mélodies populaires qui atteint son apothéose dans une strette « orgiaque » jouée vivacissimo[3].
Édition
La nouvelle édition Universal de 1992 révisée par Peter Bartók s'appuie sur trois sources, une copie finale manuscrite non autographe et déposée à la bibliothèque Szécheny de Budapest, un manuscrit autographe source de la première édition Universal, et une copie imprimée corrigée par Bartók.
Discographie sélective
- Sonate, Allegro barbaro, Danses populaires roumaines, Suite, Quinze chants populaires roumains par Zoltan Kocsis, Denon 1975
Références
- Tranchefort et Halbreich 1987, p. 85.
- ↑ Tranchefort et Halbreich 1987, p. 85-86.
- Tranchefort et Halbreich 1987, p. 86.
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- François-René Tranchefort (dir.) et Harry Halbreich, Guide de la musique de piano et de clavecin, Paris, Fayard, (ISBN 9782213016399).

Liens externes
- (en) Une analyse musicale du 1er mouvement de la sonate
- Deux versions de la Sonate en ligne sur Classic Cat
- Ressources relatives à la musique :
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