Sonates pour piano de Rachmaninov

Sergueï Rachmaninov est l'auteur de deux sonates pour piano.

Elles se caractérisent par leur virtuosité et leur longueur (près de trois-quarts d'heure pour la première).

Présentation générale

Pour André Lischke, « contrairement à Scriabine et Prokofiev qui ont rendu à la sonate au XXe siècle ses lettres de noblesse, la contribution de Rachmaninov à cette forme fut beaucoup plus réduite[1] ». Le musicologue relève que les deux Sonates « sont certes des monuments, mais restent moins jouées que ses Préludes ou ses Études-Tableaux ; elles souffrent notamment d'une certaine prolixité pianistique[1] ».

Sonate pour piano n° 1 en ré mineur op. 28

La première sonate pour piano de Rachmaninov, son opus 28, a été écrite à Dresde entre et et est contemporaine de sa seconde symphonie[1].

Elle est inspirée du Faust de Goethe et se rapproche ainsi de la Faust-Symphonie de Franz Liszt, chaque mouvement représentant l'un des personnages de l'intrigue (Faust, Marguerite, Méphisto)[1].

La création de l'œuvre eut lieu à Moscou le par le pianiste Constantin Igoumnov, ce qui n'est pas habituel, le compositeur ayant l'habitude de créer ses propres œuvres[1].

Elle comporte trois mouvements[1], et son exécution demande environ 40 minutes :

  • Allegro moderato
  • Lento
  • Allegro molto

Sonate pour piano n° 2 en si bémol mineur op. 36

La seconde sonate pour piano de Rachmaninov a été écrite entre janvier et à Rome et en Russie et est contemporaine de ses Cloches. Elle est dédiée à Matvei Pressman[1], un élève et ami d'enfance du compositeur.

La première eut lieu à Moscou le par le musicien au clavier[1].

Elle a été révisée en 1931[1], le musicien la raccourcissant notablement en y ôtant près de 120 mesures (soit près du tiers de la partition).

Elle comporte trois mouvements[1], et son exécution (version 1913) demande environ une demi-heure :

  • Allegro agitato
  • Non allegro. Lento
  • Allegro molto

Ultérieurement, d'autres pianistes jugèrent que la version de 1913, trop longue, a été incorrectement élaguée en 1931 et proposèrent leur propre vision. On peut citer celle de Vladimir Horowitz ou celle d'Hélène Grimaud[2].

Discographie sélective

Notes et références

  1. Lischke 1987, p. 584.
  2. ↑ (en) « Note de programme d'un concert d'Hélène Grimaud »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)
  3. ↑ Joseph Thirouin, « Luganski lumineux dans les sonates de Rachmaninov », sur ResMusica,
  4. ↑ (en) Jonathan Dobson, « Rachmaninov: Piano Sonatas Nos 1-2 & The Isle of the Dead », sur Gramophone,
  5. ↑ (en-US) Azusa Ueno, « Review: Rachmaninoff - The Piano Sonatas - Boris Giltburg », sur theclassicreview.com,

Bibliographie

Liens externes

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