Sousa (Paraíba)

Sousa
Surnom : Cidade Sorriso
Devise : « Labore Invictum »
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Héraldique
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Église Paroissiale de Notre-Dame des Remèdes
Place du Miracle Eucharistique
Ancienne gare ferroviaire
Mémorial Frère Damien
Réservoir de São Gonçalo
Vallée des Dinosaures
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Région Nord-Est
État Drapeau de Paraíba Paraíba
Langue(s) portugais
Maire Helder Moreira Abrantes De Carvalho (2025-)
Fuseau horaire UTC-3
Démographie
Gentilé sousense
Population 67 259 hab. (2022)
Densité 80 hab./km2
Géographie
Coordonnées 6° 45′ 39″ sud, 38° 13′ 51″ ouest
Altitude 223 m
Superficie 84 200 ha = 842 km2
Localisation
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Sousa

Sousa est une ville brésilienne de l'ouest de l'État de la Paraíba.

Historie

Des origines au XIXe siècle

La colonisation de la région située sur les rives du rivière do Peixe, à l’ouest de la capitainerie de Paraíba, par des colons venus de Bahia, Pernambuco et São Paulo, eut lieu à la fin du XVIIe siècle, vers 1691. L’exploration des sertões aux XVIe et XVIIe siècles fut progressive, exigeant des explorateurs sertanistes un grand effort pour maîtriser des terres moins connues et plus éloignées du littoral[1]. La première sesmaria apparut le et fut accordée à Antônio José da Cunha par le gouverneur de la capitainerie, João da Maia da Gama[2]. En 1723, les frères Francisco et Teodósio de Oliveira Ledo cédèrent la sesmaria à la Casa da Torre da Bahia, de la famille d’Ávila[3].

À gauche, la Praça Bento Freire et l’église paroissiale de Notre-Dame des Remèdes. À droite, l’église Notre-Dame du Rosaire des Noirs, ancienne église de Notre-Dame des Remèdes et le plus ancien temple catholique de Sousa, classé en 1999[4].

En raison de la fertilité du sol local, de nouveaux habitants s’y installèrent, donnant naissance au village de Jardim do Rio do Peixe, parmi lesquels Bento Freire de Sousa et le capitaine-mor José Gomes de Sá, qui reçurent la sesmaria de la Casa da Torre vers 1730[5]. À la suite de cette donation, Bento Freire conçut la première chapelle du village, dédiée à Notre-Dame des Remèdes, aujourd’hui église du Rosaire des Noirs, construite entre 1730 et 1732[6],[7].

Le , par charte royale, le village est élevé au rang de bourg[8]. Le , la paroisse de Notre-Dame des Remèdes est détachée de celle de Notre-Dame du Bon Succès de Pombal[9] et, le , près de 34 ans après la création du bourg, celui-ci est officiellement installé sous le nom de Villa Nova de Sousa[10].

En 1814, le , date à laquelle l’Église catholique célèbre la solennité de l’Annonciation du Seigneur, se produit le miracle eucharistique de Sousa, lors d’une messe célébrée dans l’église du Rosaire des Noirs[3],[11]. La même année commence la construction de l’actuelle église de Notre-Dame des Remèdes, interrompue à partir de 1817 pendant les 25 années suivantes[12].

Par la loi provinciale n° 28 du , le bourg est élevé au rang de ville sous le nom de Sousa[13]. En 1859, le district de Cajazeiras est créé et, en 1863, il est émancipé par loi provinciale, devenant une municipalité[14]. Cette même année est créé le district de São João do Rio do Peixe, séparé en 1881[15]. En 1872, année du premier recensement démographique de l’Empire du Brésil, Sousa comptait une population de 29 726 habitants[16], étant la municipalité la plus peuplée de la province de Paraíba. Son territoire englobait alors une vaste zone de l’ouest de la province, limitrophe du Rio Grande do Norte et du Ceará. En 1897, l’agriculteur Anísio Fausto da Silva découvre les premières empreintes de dinosaure du Brésil, dans l’actuelle localité de Passagem das Pedras[17].

Des années 1900 aux années 1960

Ancienne gare ferroviaire de Sousa, inaugurée le 13 mai 1926

À partir des années 1910, Sousa connaît un intense processus d’urbanisation. En 1915, année d’une grande sécheresse dans le Sertão du Nord-Est, est construit le premier marché public de la ville[18]. En 1922, les premiers trains arrivent dans la ville, bien que la gare ferroviaire n’ait été inaugurée que le , dans le cadre de la ligne ferroviaire reliant Sousa à l’État du Ceará, exploitée par la Rede de Viação Cearense (RVC)[18]. Auparavant, le , un groupe de cangaceiros dirigé par Virgulino Ferreira da Silva (Lampião) envahit et pilla la ville[19].

L’année 1925 est marquée par l’arrivée de l’électricité dans la ville[20],[18] et, en 1928, est construit le bâtiment qui abriterait le Groupe scolaire João Suassuna, aujourd’hui Collège Cônego José Viana et, l’année suivante, est édifié le premier abattoir public municipal[21]. En 1933 et 1936, dans la localité de São Gonçalo, sont inaugurés respectivement l’Hôtel Catete et le réservoir de São Gonçalo, tous deux en présence du président brésilien Getúlio Vargas[20]. En 1938, commence à fonctionner dans la ville le Collège São José, où avait autrefois fonctionné la Casa da Caridade[22]. En 1942, l’église paroissiale de Notre-Dame des Remèdes est finalement achevée[12].

Le , Sousa réalise la première élection directe pour maire, étant élu le candidat Emídio Sarmento de Sá[23]. Deux ans plus tard, est construit le Cine Glória et Pax, dont le bâtiment fut démoli en 1995[24]. En 1952, est inaugurée la ligne ferroviaire reliant Sousa à la ville de Mossoró, dans le Rio Grande do Norte[25]. En 1955, est créé le Collège d’Économie domestique rurale de Sousa, devenu à partir de 1979 École agrotechnique fédérale de Sousa, intégrée à l’Institut fédéral de Paraíba (IFPB) en 2008[26],[27].

Entre 1955 et 1957, est construite l’actuelle place Capitão Antônio Vieira, derrière l’église paroissiale[28] et, en 1957, est construit sur le rio do Peixe le pont Ingénieur Carlos Pires de Sá[29], permettant l’expansion de la ville à partir de la rive gauche du fleuve. En 1958, arrive dans la ville la Congrégation des Filles de Sainte Thérèse de Jésus et est inauguré l’actuel Collège Notre-Dame Auxiliatrice, au même endroit où fonctionnait le Collège São José jusqu’en 1957[22].

Toujours en 1958, le , est créée la paroisse du Bon Jésus Eucharistique Apparu, dont l’église originale, datant de 1855, fut démolie en 1962 pour permettre le prolongement de l’actuelle rue Coronel José Gomes de Sá[22],[30]. De 1959 à 1963, par lois d’État, sont détachés de la municipalité de Sousa les districts de São José da Lagoa Tapada (1959), Nazarezinho (1961), Santa Cruz (1961) et Lastro (1963), tous élevés au rang de municipalité.

En 1961, sous l’administration du maire Francisco Gonçalves da Silva, est aménagée l’actuelle place du Miracle eucharistique[31]. Lors des élections du , est élu maire Antônio Mariz, avec une différence de seulement sept voix par rapport au deuxième candidat[23]. Durant son mandat, Mariz réforma la place Almeida Barreto, rebaptisée place Bento Freire[32], et construisit l’actuel siège de la mairie de Sousa, inauguré en 1968[31]. Le , est créée la paroisse Sainte Anne, détachée des paroisses Notre-Dame des Remèdes et Bon Jésus. Le , est posée la première pierre pour la construction du Sanctuaire eucharistique du Bon Jésus Eucharistique Apparu[33]. Lors des élections municipales du , le candidat Clarence Pires de Sá l’emporte, administrant la municipalité de 1969 à 1973[23].

Années 1970 à aujourd’hui

Statue de Frei Damião, dans la zone rurale de Sousa, inaugurée en 1976

En 1971, par loi municipale, est créée la Faculté de Droit de Sousa, qui fut intégrée à l’Université Fédérale de Paraíba (UFPB) huit ans plus tard, puis à l’Université Fédérale de Campina Grande (UFCG) en 2002[34]. Cette même année, le Cine Gadelha arrive dans la ville[31] et, en 1972, est créé le périmètre irrigué de São Gonçalo[35]. Lors des élections de cette année-là, le candidat Gilberto Sarmento l’emporte face à cinq autres candidats. Son prédécesseur, Clarence Pires, est de nouveau élu en 1976[23]. Cette année-là, la statue de Frei Damião est inaugurée et le drapeau municipal est adopté[3]. Le mandat de Clarence commence le et dure six ans[23]. En 1980, Sousa atteint 72 887 habitants, lorsque, pour la première fois, la population urbaine dépasse la population rurale[36].

Clarence est remplacé par Nicodemos de Paiva Gadelha (1983-1988), João Estrela (1989-1992) et Mauro Abrantes Sobrinho (1993-1996)[23]. Le , est fondé le Sousa Esporte Clube, qui remporte rapidement la deuxième division du championnat paraïbain cette année-là et devient champion de première division de l’État pour la première fois en 1994[37],[38]. Le de cette année, les districts sousenses d’Aparecida, São Francisco et Vieirópolis sont émancipés et élevés au rang de municipalité et, jusqu’à aujourd’hui, Sousa conserve son territoire actuel. En conséquence, la population de la municipalité passe de 79 135 en 1991 à 62 635 en 2000[39].

En 1997, João Estrela assume pour la seconde fois la mairie et, en 2000, devient le premier maire réélu de l’histoire de Sousa, administrant la ville jusqu’en 2002, année où il est destitué par la justice électorale. À sa place, le second lors des élections, Salomão Benevides Gadelha, prend ses fonctions[23]. En 2003, l’Institut du patrimoine historique et artistique de l’État de Paraíba (IPHAEP) délimite le centre historique de Sousa, homologué par le décret d’État 25 030 du , dans lequel sont classés l’église paroissiale de Notre-Dame des Remèdes, la Fondation Antônio Mariz, la place du Bon Jésus Eucharistique et le Collège Notre-Dame Auxiliatrice, qui intègrent désormais le patrimoine historique et culturel de Paraíba[40].

Salomão est réélu en 2004 et est remplacé par Fábio Tyrone (2009-2012)[23]. En 2013, André Gadelha, ancien député d’État, assume la mairie, mais ne parvient pas à être réélu en 2016, année où l’ancien maire Fábio Tyrone sort vainqueur[23], réélu en 2020 avec un peu plus de 70 % des suffrages valides[41],[42]. Lors des élections de 2024, le candidat Helder Carvalho est élu et prend ses fonctions le [43].

Références

  1. (pt) MOREIRA, José Roberto de Alencar, « História da família Seixas de Alencar », (consulté le )
  2. Abrantes, 2019, p. 23.
  3. (pt) « Turismo », (consulté le )
  4. Abrantes, 2019, p. 52.
  5. Abrantes, 2019, p. 18.
  6. Carvalho, 2015, p. 16.
  7. Matias, 2023, p. 22.
  8. Sarmento, 2007, p. 18.
  9. Estrela, 1994, p. 16.
  10. Sarmento, 2007, p. 18-19.
  11. Almeida, 1990.
  12. Abrantes, 2019, p. 71.
  13. (pt) IBGE, « Sousa » (consulté le )
  14. (pt) IBGE, « História: Cajazeiras » (consulté le )
  15. (pt) IBGE, « História: São João do Rio do Peixe » (consulté le )
  16. (pt) « Recenseamento do Brazil em 1872 - Parahyba » (consulté le )
  17. (pt) « Dinossauros na Paraíba », (consulté le )
  18. Abrantes, 2019, p. 28.
  19. Fernandes, 2018, p. 39-60.
  20. (pt) Alves, Josemar, « Linha do tempo de São Gonçalo - Sousa - Paraíba » (consulté le )
  21. Abrantes, 2019, p. 85.
  22. Abrantes, 2019, p. 96.
  23. (pt) Gadelha, Cláudio, « Sousa e as Eleições Municipais », (consulté le )
  24. Abrantes, 2019, p. 106.
  25. Dário, 2012, p. 86.
  26. Vasconcelos, 2018, p. 11-12.
  27. (pt) Melo, A.M., « IFPB Campus Sousa completa 67 anos nesta terça-feira (09) », (consulté le )
  28. Abrantes, 2019, p. 75.
  29. Abrantes, 2019, p. 63.
  30. Abrantes, 2019, p. 108.
  31. Abrantes, 2019, p. 82.
  32. Abrantes, 2019, p. 62.
  33. (pt) « Inaugurado Santuário Eucarístico do Bom Jesus Aparecido » (consulté le )
  34. (pt) « Curso de Direito do CCCJ-UFCG, campus de Sousa é reconhecido como Patrimônio Cultural Imaterial da Paraíba », (consulté le )
  35. Abrantes, 2019, p. 31.
  36. Carvalho, 2015, p. 22-23.
  37. (pt) Aquino, Matheus, « Dinossauro simpático e com a bola no pé: a história do icônico escudo do Sousa », (consulté le )
  38. (pt) Silva, Beto; Aquino, Matheus, « Sousa celebra 33 anos de história em temporada marcada por grandes conquistas », (consulté le )
  39. Carvalho, 2015, p. 23.
  40. (pt) « Diário Oficial », (consulté le )
  41. (pt) « Fábio Tyrone consegue reeleição em Sousa, no Sertão », (consulté le )
  42. (pt) « Fábio Tyrone é reeleito para Prefeitura de Sousa com mais de 70% dos votos », (consulté le )
  43. (pt) « Helder Carvalho é eleito prefeito de Sousa », (consulté le )

Bibliographie

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  • SANTOS, H.G. et al. Sistema brasileiro de classificação de solos. 5e éd. Brasília: Embrapa, 2018, 356 p.
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