Spinhuis

Spinhuis d'Amsterdam, dessin de 1783.

Le Spinhuis (maison où l'on file) était une institution de correction et de travail fondée à Amsterdam en 1596, qui a servi de modèle dans le reste de l'Europe. Elle était destinée aux femmes marginales, prostituées ou pauvres. Les pensionnaires étaient astreintes à un travail de filage et s'exposaient à des châtiments corporels en cas de refus. Le Spinhuis, qui possédait un équivalent masculin, le Rasphuis, peut être situé dans le contexte de la politique du « grand renfermement » décrite par Michel Foucault.

Le but étant un retour des pensionnaires dans la société calviniste d'Amsterdam au bout d'une période plus ou moins longue de privation[1].

Bibliographie

  • Paul Zumthor, La Vie quotidienne en Hollande au temps de Rembrandt, Hachette, coll. « La vie quotidienne », 1990.
  • Jean-Luc Pinol (dir.), Histoire de l'Europe urbaine, vol. 1, de l'antiquité au XVIIIe siècle, Seuil, 2003.
  • Olivier Zeller, La ville moderne XVIe-XVIII siècle, Histoire de l'Europe urbaine, Vol n°3, Seuil, 2003.

Références

  1. olivier ZELLER, La ville moderne XVIe-XVIIIe siècle, Histoire de l'Europe urbaine, vol n°3, Seuil, , 466 p. (ISBN 978-2-7578-2779-6), p. 145

Voir aussi

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