Stèle de Gibraltar

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| Localisation |
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| Coordonnées |
43° 17′ 57″ N, 1° 02′ 04″ O |
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La stèle de Gibraltar (Xibaltarreko hilarria en basque) symbolise la jonction des trois grandes voies de pèlerinage de Compostelle (via Lemovicensis, via Turonensis et via Podiensis) entre Saint-Palais et Ostabat. Elle marque également le point de départ du Chemin navarrais, qui se termine à Puente la Reina-Gares.
La stèle est implantée au lieu‑dit Gibraltar (en basque Xibaltare), traditionnellement associé à Saint‑Palais, mais elle se trouve administrativement sur le territoire de la commune d'Uhart-Mixe. Ce lieu se situe à proximité du hameau Beneditenea, lieu historique de convergence des voies jacquaires[1],[2].
Étymologie
Le nom du quartier Gibraltar, au sud de Saint-Palais, pourrait venir d'une déformation du basque Salbatore (Sauveur), ou du latin Salvator, anciennement prononcé Chibaltarem en basque oral selon la tradition locale. Il pourrait aussi renvoyer à un toponyme basque fréquent associé à des campements de Gitans venus d'Andalousie. Une autre hypothèse, confirmée par la stèle de 1964, fait dériver le nom de Xibaltare, traduction basque de Saint-Sauveur et nom d’une colline voisine. Dès le XVIIᵉ siècle, le quartier abritait des maisons aux noms évocateurs (Monplésia, Jolikurt, Brakotenia…), suggérant un lieu de plaisir ou de villégiature. Avant 1914, c'était un secteur marginal, peuplé de notables, de métayers et d'une communauté bohémienne (Buhamiak), vivant dans la précarité mais admirée pour sa liberté. Une population de Cagots y a aussi été attestée[Note 1].
Description
Il s'agit d'une stèle discoïdale déplacée du cimetière de Sorhapuru et déposée sur un socle indiquant les différents chemins jacquaires à l'intiative des Amis du chemin de Saint-Jacques en Pyrénées-Atlantiques fondée par l'historien Clément Urrutibéhéty[4]. Son inauguration a eu lieu le en présence du maire de Saint-Jacques-de-Compostelle[5].
Notes et références
Notes
- ↑ Ce nom peut être une déformation du basque Salbatore (Sauveur) ou bien faire référence à un toponyme fréquent en Pays basque qui indique un lieu de campement de gitans venus d'Andalousie. Une communauté de cagots est attestée en ce lieu[3].
Références
- ↑ Jean-Pierre Rousset et Gaële de la Brosse, CAMINO - Une révolution intérieure, Cairn, (ISBN 979-10-7006-151-0)
- ↑ « 35c: St Palais à Ostabat - Les statues de bois dressées contre la montée lunaire de Soyarze », sur le-chemin-de-Compostelle-ch
- ↑ Pierre Mailharin, « Quartiers libres au Pays basque : Gibraltar, des « dix fermes » à l’Eldorado », Sud Ouest, (lire en ligne)
- ↑ Clément Urrutibéhéty, La traversée du Pays Basque. Pèlerins de Saint Jacques, J.D. Editions,
- ↑ « Historique », sur Compostelle.fr
Liens externes
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