Stéphanie Chandler
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Belge |
Stéphanie Schwartz, connue sous son premier nom d'épouse Stéphanie Chandler, née à Vienne en 1879 et morte à Bruxelles le , est une auteure, enseignante et féministe libre penseuse francophone belge.
Biographie
Les registres de l'état civil d'Ixelles indiquent qu'elle a épousé Frédéric Chandler et qu'une fille Gladys est née de ce mariage le . Après une licence en philosophie et lettres à l'ULB puis à Oxford, elle reprend les cours de l'ULB en psychologie, philosophie morale et botanique. Sa thèse Essai sur la philosophie de Lachelier est publiée en 1912.
Veuve, elle épouse Georges Dwelshauvers, philosophe et professeur de l'ULB, et en divorce en 1921 ; quatre ans plus tard, elle perd sa fille Gladys. Elle apprécie beaucoup de voyager et visite notamment la Palestine et l'Égypte[1].
Une intellectuelle peu banale
Ainsi est-elle décrite dans le Dictionnaire des femmes belges[1]. Quintilingue (français, allemand, anglais, néerlandais, italien), elle effectue des traductions d'auteurs belges (comme Marnix Gijsen) ou d'étrangers (notamment Heinrich Heine, August Stramm, Wilfred Owen, Siegfried Sassoon[2]).
Étudiant et appréciant le poète et théoricien Goethe, les philosophes Schiller, Bergson, Schopenhauer et Nietzsche, elle rédige des articles pour diverses revues comme La Belgique artistique et littéraire, la Revue de l'Université libre de Bruxelles, la Renaissance d'Occident, Le Thyrse, La Société nouvelle, Le Journal des Poètes. Ses conférences portent notamment sur Miguel de Cervantes, Lord Byron, Rabindranath Tagore[2],[1].
Cofondatrice de la section belge du PEN Club International, elle soutient les écrivains belges et va leur léguer ses biens en créant le Fonds Chandler[1].
Engagement politique et social
Stéphanie Chandler a donné des cours dans les universités populaires comme Marie Popelin, Isabelle Gatti de Gamond, Zénaïde Kotchekowa et d'autres femmes féministes de son époque, et elle le fera jusqu'à sa mort[3].
Dès les années 1930, elle a dénoncé les dangers d'Hitler et du nazisme.
Stéphanie Chandler a légué son corps aux hôpitaux de l'ULB[1].
Hommage
Elle est officier de l'Académie et a reçu la médaille d'argent du gouvernement belge[1].
Notes et références
- Gubin 2008, p. 499-500.
- Laurent Béghin et Hubert Roland, « La première série du Journal des Poètes (1931-1935) de Pierre-Louis Flouquet et son réseau de médiateurs », Textyles, Revue des lettres belges de langue française, Hévillers, Ker éditions, no 52, , p. 93-110 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marie-Thérèse Coenen, « Femmes, féministes et universités populaires en Belgique avant 1914 », Histoire de l'éducation (revue), Lyon, INRP, no 156, , p. 31-51 (lire en ligne, consulté le )
Bibliographie
- Éliane Gubin, Catherine Jacques, Valérie Piette et Jean Puissant, Dictionnaire des femmes belges : XIXe et XXe siècles, Bruxelles, Racine, , 638 p. (ISBN 2 87386 434 6).
- Jean-Marie Culot, Bibliographie des écrivains français de Belgique 1881-1960., t. 1 (A-Des), Bruxelles, Académie royale de langue et de littérature française de Belgique, , 304 p..
- Laurent Béghin et Hubert Roland, « La première série du Journal des Poètes (1931-1935) de Pierre-Louis Flouquet et son réseau de médiateurs », Textyles, Revue des lettres belges de langue française, Hévillers, Ker éditions, no 52, , p. 93-110 (lire en ligne, consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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