Stade Adolphe-Chéron
_-_2021-02-19_-_7.jpg)
| Noms précédents |
Stade olympique du Parc de Saint-Maur |
|---|---|
| Adresse |
2 Avenue de Neptune 94100 Saint-Maur-des-Fossés, Val-de-Marne |
| Construction | |
|---|---|
| Ouverture | |
| Rénovation |
| Clubs résidents | |
|---|---|
| Propriétaire |
Ville de Saint-Maur-des-Fossés |
| Administration |
Ville de Saint-Maur-des-Fossés (d) |
| Capacité |
3 500 |
|---|---|
| Patrimonialité |
Recensé à l'inventaire général |
| Coordonnées |
48° 48′ 26″ N, 2° 29′ 40″ E |
|---|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
Le stade Adolphe-Chéron est le stade principal de football et d'athlétisme de la ville de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).
Description
Ce stade, d'une capacité totale de 3 500 places, est aujourd'hui utilisé par les footballeurs de l'US Lusitanos Saint-Maur et les athlètes de la VGA Saint-Maur.
Histoire
Stade olympique du Parc de Saint-Maur
L'origine du stade remonte à 1912 et au legs Vassal. Le terrain de 3,7 hectares est en effet légué à la Ville de Saint-Maur par Philéas Vassal. Le testament pose quelques conditions comme l'interdiction de scinder la parcelle et l'obligation de la consacrer à la pratique sportive « des deux sexes »[1]. La Compagnie du Stade olympique est créée en 1920 pour gérer et exploiter le site. Sous la houlette d'Adolphe Chéron, le stade est construit entre début 1920 et . L'inauguration de l'enceinte qui peut alors accueillir 10 000 spectateurs a lieu le 28 mai 1922[2],[3]. Le gymnase Henry-Paté se trouve également sur le site.
Entre 1923 et 1932, la mairie récupère graduellement le bail d'exploitation du stade[4].
Le stade accueille notamment les Championnats de France d'athlétisme féminin en 1929, 1933 et 1934.
Le stade est rénové superficiellement entre 1943 et 1951.
Stade Adolphe-Chéron
Le stade prend son nom actuel le [5]. L'enceinte est encore rénovée entre 1958 et 1973. L'éclairage est définitivement installé le . Avant cette date, l'éclairage est seulement partiel et parfois renforcé de manière provisoire pour la tenue d’événements en nocturne comme les fameuses « soirées de Saint-Maur », réunions d'athlétisme.
.jpg)

Au cours de ces soirées athlétiques, citons notamment les records battus par Michel Jazy :
- le , il bat le record du monde du 3000 mètres en 7:49.2.
- le , il bat le record d'Europe du mile en 3:55.5,
- le , il fait ses adieux à la compétition en battant le record du monde du 2000 mètres (4:56.1).
D'autres records internationaux d'athlétisme sont également battus sur le stade :
- Hervé d'Encausse y bat le record d'Europe du saut à la perche le (5,37 m).
- Guy Drut y bat le record du monde du 110 mètres haies le en 13.1.
Le stade est encore rénové entre 1987 et 1988 avec l'érection d'une nouvelle tribune principale de 680 places assises : la tribune Michel Jazy est inaugurée le .
Le stade est de nouveau rénové en 2017 pour notamment le mettre conforme aux normes du Championnat National où espère évoluer les Lusitanos. La pelouse du terrain de football est remplacée par du synthétique nouvelle génération pour permettre une utilisation intensive et les six couloirs, un temps voulu réduits à quatre[6], de la piste d'athlétisme sont également remplacés par du synthétique[7].
En , la FFF n'autorise pas que la 32e de finale de la Coupe de France Lusitanos-LOSC se déroule au stade Adople-Chéron car celui-ci est trop petit (moins de mille places) pour une telle rencontre[8].
Références
- ↑ Clavel Cyrille, Saint-Maur, cité des sports, Saint-Maur-des-Fossés, Le Vieux Saint-Maur, 2014, p. 71
- ↑ L'Echo de Paris, No 29 mai 1922, p. 4 sur gallica.bnf
- ↑ Le Petit Journal, No 29 mai 1922, p. 4 sur gallica.bnf
- ↑ Julien Sorez, « Chapitre IV. Le football de la Seine dans l’entre-deux-guerres : un territoire durable et ses usages », dans Le football dans Paris et ses banlieues : Un sport devenu spectacle, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 171–216 p. (ISBN 978-2-7535-6932-4, lire en ligne)
- ↑ Clavel Cyrille, op.cit., p. 147
- ↑ Yann Bouchez, « Athlétisme : la piste de Saint-Maur en sursis », Le Monde.fr, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Nicolas Herbelot, « Le mythique stade de Saint-Maur ressuscité ! », L'Équipe, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Clément Rossi, « Coupe de France : le match du LOSC ne devrait pas se jouer dans le stade de l’US Lusitanos Saint-Maur », sur La Voix du Nord, (consulté le )
- Portail de l’architecture et de l’urbanisme
- Portail du football
- Portail de l’athlétisme
- Portail du Val-de-Marne



