Stanislas Ostroróg
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 63 ans) Neuilly-sur-Seine |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activité | |
| Famille |
Ostroróg (en) |
| Père |

Le comte Stanislas Marie Joseph Antoine Ostroróg, né le à Constantinople et mort le à Neuilly-sur-Seine[1], est un diplomate français et ambassadeur de France.
Biographie
Né à Constantinople, d'une grande famille polonaise installée dans l'Empire ottoman[2], il est le deuxième fils de Léon Ostroróg, juriste, et de sa femme Jeanne-Marie Lorando, issue d'une famille levantine aux racines italiennes[3].
Carrière
Il fait ses études à l'École libre des sciences politiques puis entre dans la diplomatie française dans les années 1920. En 1927, il est secrétaire à Pékin et en 1939 attaché à l'ambassade de France de Moscou. Pendant la guerre de 1939-1945 à Vichy, il crée, avec deux autres collègues, Jean Chauvel et Francis Lacoste, le Bureau d’études clandestin des affaires étrangères[4]. Ensuite il a été mentionné par le département d'État des États-Unis en tant que l'émissaire diplomatique de la France au Levant, “French Diplomatic and Political Adviser in the Levant” en 1945[5]. En 1946, il se rend à Dublin, où il exerce la charge d'ambassadeur auprès de l'Irlande qu'il quitte en 1951, année où il est nommé ambassadeur en Inde, fonction qu'il occupe jusqu'en 1960. Par son habileté diplomatique, il joue un rôle important dans les événements liés en 1954 à la prise de contrôle des Établissements français de Pondichéry, Karikal, Mahé et Yanaon par l'Inde et la négociation du traité de New Delhi du .
Selon Nicolas Bouvier, « c'était un diplomate exemplaire qui connaissait et adorait l’Inde — il la connaissait admirablement — et c’est d’ailleurs grâce à lui que la restitution des comptoirs — Pondichéry, Chandernagor — s'est opérée sans douleur[6]. »
Publication
- Stanislas Ostroróg (1897-1960), éditeur scientifique, Yves Plattard, Courrier d'Orient : dépêches diplomatiques, Nancy, Presses universitaires de Nancy, 1991, 168 p. (ISBN 978-2864804680).
Distinctions honorifiques
- Chevalier de la Légion d'honneur 1936
- Officier de la Légion d’honneur 1946
- Docteur honoris causa de l'Université nationale d'Irlande, 1951[7]
- Commandeur de la Légion d'honneur , 1955[8]
Notes et références
- ↑ Base Léonore
- ↑ « Stanislas Ostroróg (1897-1960) », sur data.bnf.fr (consulté le )
- ↑ « Arrêté N° 15/FC du 24 avril 1945 », Beyrouth, Délégation générale française au Levant, (consulté le )
- ↑ http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/chauvel.pdf
- ↑ « Foreign Relations of the United States: Diplomatic Papers, The Conference of Berlin (The Potsdam Conference), 1945, Volume I », sur State.gov (consulté le )
- ↑ Nicolas Bouvier, Œuvres, ed. Quarto Gallimard, p. 448.
- ↑ « National University of Ireland », sur nui.ie (consulté le ).
- ↑ « Base Léonore » (consulté le ).
Liens externes
- Ressource relative à la vie publique :
- Généalogie d'Ostroróg et média
- Portail des relations internationales
- Portail de la France
- Portail de l’Inde