Steenkerke

Steenkerke
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région flamande Région flamande
Communauté Drapeau de la Flandre Communauté flamande
Province Drapeau de la province de Flandre-Occidentale Province de Flandre-Occidentale
Arrondissement Furnes
Commune Furnes
Code postal 8630
Code INS 38025F
Zone téléphonique 058
Démographie
Population 437 hab. (1/1/2025[1])
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 51° 03′ nord, 2° 41′ est
Superficie 1 204 ha = 12,04 km2
Localisation
Localisation de Steenkerke
Localisation de Steenkerke au sein de Furnes
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Steenkerke

Steenkerke est une section de la ville belge de Furnes située en Région flamande dans la province de Flandre-Occidentale. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1971.

Démographie

Évolution démographique

  • Sources : INS, Rem. : 1831 jusqu'en 1970 = recensements[2].

Histoire

Steenkerke est située à 3,5 km de Furnes sur le canal de Lo.

Steenkerke a été nommé dans une bulle du pape Urbain II en 1093[3].

Le village avait une étendue nettement plus grande que de nos jours avant le XIe siècle. Depuis cette époque, son territoire a été fractionné pour former les villages de Bulskamp, Avecappelle, Eggewaartskapelle, ces deux derniers vers 1111[3].

Au Moyen-Âge, les quatre paroisses faisaient partie du doyenné de Furnes qui dépendait alors du diocèse de Thérouanne[3].

L'église de Steenkerke remonte au IXe siècle[3].

Monastère de Steneland

Steenkerke aurait été le lieu d'implantation du « monastère » de Saint-Sauveur de Stenenland fondé au IXe siècle[3]. il dépendait de l'abbaye Saint-Bertin de Saint-Omer. L'emplacement de ce « monastère », qui ne fut sans doute qu'une église, n'est pas connue, les érudits ont proposé plusieurs implantations possible, Steenkerke parait plausible[4].

Une dame nommée Ébertrude, peut-être originaire de Steenkerke aurait fondé l'église[5]. Elle meurt à Rome lors d'un voyage fait avec son fils Goibert, riche propriétaire de la région de Saint-Omer et son petit-fils Guntbert (Guntbert de Saint-Bertin)[6]. Au retour de Rome, Goibert établit une fondation le , dotant le dit monastère de nombreux biens[7].

Cette dotation initiale fut suivie de compléments faisant que 30 ans plus tard en 857, le couvent possédait des biens, estimés à deux cents hectares, dans de nombreuses localités. Ces possessions permettaient d'assurer l'entretien de 300 pauvres[7].

Le monastère de Steneland était davantage une église rurale qu'un monastère, habitée par un prêtre assisté de quelques clercs non religieux. Il est resté modeste[8].

Un inventaire dressé en 868 donne une liste limitée d'objets sacrés utilisés pour le service divin et quelques livres (missel, bibles,...)[9]

En revanche au XIVe siècle, le monastère n'existe plus, il ne figure plus dans la Chronique de Saint-Bertin établie à cette époque[10]. Il est possible qu'il ait disparu dès le courant du Xe siècle[11].



Références

  1. https://statbel.fgov.be/fr/open-data/population-par-secteur-statistique-10
  2. https://bib.kuleuven.be/ebib/project-belgische-historische-tellingen
  3. Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, « Mémoires de la Société dunkerquoise pour l'encouragement des sciences, des lettres et des arts », sur Gallica, 1869-1870 (consulté le ), p. 282-286.
  4. Chantal Zoller-Devroey, « Le domaine de l'abbaye Saint-Pierre de Corbie en Basse-Lotharingie et en Flandre au Moyen- Âge (2e partie) », Revue belge de Philologie et d'Histoire, vol. 54, no 4,‎ , p. 1081. (DOI 10.3406/rbph.1976.3119, lire en ligne, consulté le )
  5. Georges Coolen, « Guntbert de Saint-Bertin », Revue du Nord, vol. 40, no 158,‎ , p. 214. (DOI 10.3406/rnord.1958.2279, lire en ligne, consulté le )
  6. Georges Coolen, « Guntbert de Saint-Bertin », Revue du Nord, vol. 40, no 158,‎ , p. 213–214. (DOI 10.3406/rnord.1958.2279, lire en ligne, consulté le )
  7. Georges Coolen, « Guntbert de Saint-Bertin », Revue du Nord, vol. 40, no 158,‎ , p. 215. (DOI 10.3406/rnord.1958.2279, lire en ligne, consulté le )
  8. Georges Coolen, « Guntbert de Saint-Bertin », Revue du Nord, vol. 40, no 158,‎ , p. 216. (DOI 10.3406/rnord.1958.2279, lire en ligne, consulté le )
  9. Georges Coolen, « Guntbert de Saint-Bertin », Revue du Nord, vol. 40, no 158,‎ , p. 216-217. (DOI 10.3406/rnord.1958.2279, lire en ligne, consulté le )
  10. Georges Coolen, « Guntbert de Saint-Bertin », Revue du Nord, vol. 40, no 158,‎ , p. 214. (DOI 10.3406/rnord.1958.2279, lire en ligne, consulté le )
  11. (en) « Gallia irradiata: Saints et sanctuaires dans le nord de la Gaule du haut Moyen Âge 3515083537, 9783515083539 », sur dokumen.pub (consulté le ), p. 112.

Voir aussi

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