Studio-Théâtre de Vitry

Studio-Théâtre de Vitry
Type Théâtre
Lieu 18 avenue de l'Insurrection, Vitry-sur-Seine, Val-de-Marne
Architecte Patrick Bouchain
Statut juridique Association loi de 1901
Direction Adrien Béal
Site web https://www.studiotheatre.fr/

Le Studio-Théâtre de Vitry est un théâtre situé à Vitry-sur-Seine, dans le Val-de-Marne. Né en 1964 d'ateliers de théâtre dispensés par Jacques Lassalle, il prend son nom actuel en 1966 et devient une association en 1967. Son lieu de création en 1983, sous la direction d'Alain Ollivier, est inauguré en 1986.

Il est dirigé depuis le 1er Janvier 2024 par Adrien Béal, metteur en scène et directeur artistique de la compagnie Théâtre Déplié.

Histoire

Jacques Lassalle (1964-1983)

En 1964, Jacques Lassalle monte un atelier de théâtre dans une cité de Vitry-sur-Seine. Il devient en 1966 le « Studio-Théâtre », et mène un travail de création et d’animation dans la ville.

Les débuts : un atelier pour former des spectateurs de théâtre

En 1964, Jacques Lassalle (1936-2018) vient habiter à Vitry-sur-Seine. Il est agrégé de lettres modernes, et formé comme comédien au Conservatoire national supérieur d’art dramatique et fréquente l’Institut d’études théâtrales de la Sorbonne. Quelque temps après son arrivée, deux habitants lui proposent de monter un atelier de théâtre[1].

Il investit, à partir de , une cave de la Cité, et y anime un atelier de théâtre pour quelques adolescents. Tous les samedis après-midi, ont lieu des lectures, des rencontres-débats, des sorties-spectacles, et des initiations au jeu d’acteur[2]. Dans l'esprit de Vilar, il veut faire du théâtre un art populaire[3] : « faciliter au plus grand nombre possible de Vitriots l’accès et la connaissance du Théâtre, du Théâtre dans sa totalité, texte et jeu, scène et salle, public et répertoire, ordre de marche et budget. En bref, autant et plus que d’initier des acteurs, il s’agissait de former des spectateurs . Pas de théâtre à Vitry, donc en principe pas de public : il faut en créer un. »[4].

Son activité est modeste, informelle, bénévole[5]. En 1965, Marcel Rosette (PCF) est élu à la Mairie de Vitry. Le nouveau maire, avec Jean Collet son adjoint, initie une politique culturelle : Jacques Lassalle transforme son atelier en une entreprise de création et d’animation théâtrale[6].

La politique culturelle d’une mairie communiste

Vitry-sur-Seine est alors une « ville ouvrière, ville dortoir, ville communiste »[1]. Elle abrite des zones industrielles modernes, de grands ensembles, des zones pavillonnaires modestes et connaît une forte croissance démographique[6].

La politique culturelle initiée dans la deuxième moitié des années 1960 par Marcel Rosette et les autres élus de banlieue rouge s’inscrit dans ce cadre[Note 1].

La construction du théâtre Jean-Vilar de Vitry est inauguré le [7]. L’atelier de Jacques Lassalle poursuit son activité, avec davantage de moyens, et en étendant son champ d’action à l’ensemble de la ville de Vitry[8].

L’atelier devient le Studio-Théâtre

Nouveaux moyens

L’atelier se tient dans un centre culturel, mis à disposition par la municipalité. En 1966, il devient « Le Studio-Théâtre »[4], référence à Stanislavski et au studio annexé au Théâtre d’Art de Moscou qu’il fonde au début du XXème siècle, et où il développe un théâtre expérimental[9].

En 1967, le Studio-Théâtre de Vitry se constitue en association indépendante et touche sa première subvention venant de la municipalité[2]. L’entreprise est modeste, mais a un statut et poursuit son implantation du théâtre dans la vie des vitriots.

Un terrain d’expérimentation

Cette démarche reste empirique et expérimentale. Devenu directeur du Théâtre National de Strasbourg et administrateur général de la Comédie Française, Jacques Lassalle restera marqué par l’expérience du Studio-Théâtre de Vitry.

Ses premières années sont une période de politisation : « à Vitry j’ai… j’ai appris la réalité et la pensée politique sur cette réalité. »[10]. Il suit des cours à l’Institut d’Etudes Théâtrales de la Sorbonne et rencontre Bernard Dort. Ce dernier l’initie à la fonction du théâtre dans la société. Jacques Lassalle politise sa vision du théâtre[10]. Ainsi, le Studio-Théâtre de Vitry devient une mission de service public.

Le travail de création et d’animation

Autour de Jacques Lassalle, un groupe de fidèles s’est formé : de Maurice Audebert (professeur de philosophie), Jean-Pierre Jatteau (étudiant, qui se fera appeler plus tard Jean-Pierre Thibaudat), Jean-Pierre Sarrazac (que Jacques Lassalle rencontre à l’Institut d’Etudes Théâtrales de la Sorbonne), Bernard Guillaumot (scénographe), Daniel Girard (metteur en scène), Gérard Astor (dramaturge), Lucien Marchal (comédien), etc... À leurs côtés, des lycéens, des étudiants, des professeurs en exercice, un routier, un garagiste, etc[4]...

La dimension pédagogique se double d’un travail de création. Le le Studio-Théâtre de Vitry présente sa première pièce : La Seconde surprise de l’amour de Marivaux[11], mise en scène par Roger Planchon avec Jacques Lassalle et Bernard Guillaumot (scénographe), au Gymnase Henri Wallon de Vitry-sur-Seine.

Les comédiens ne sont pas des professionnels. L’expérimentation de nouvelles formes théâtrales est présente. La mise en scène est classique, la scénographie se veut innovante[4]. Dans un gymnase, Bernard Guillaumot et Jacques Lassalle transforment le rapport scène-salle[12]. Le succès de la pièce les convainc de continuer[13]. Les représentations ont lieu dans un ancien cinéma (Cinéma Le Central), qui sera converti par la Mairie en salle de spectacle : la Salle Robespierre.

La dimension pédagogique s'étend à l’ensemble de la population. L'équipe du Studio-Théâtre de Vitry mène un travail important pour attirer du public : la représentation La Seconde surprise de l’amour a lieu devant près de 700 spectateurs, grâce à un travail de porte à porte. Dans le même esprit, l’équipe du Studio-Théâtre de Vitry, au début des années 1970, constitue un groupe d’adhérents : ils seront les relais entre le Studio-Théâtre et la population[4].

Un premier numéro des Cahiers du Studio est publié ; la revue qui a pour vocation de partager à tous le travail de création et d’animation mené par le Studio-Théâtre. Entre 1967 et 1979, seize numéros sont publiés, chacun sur une création particulière. Ils contiennent des analyses dramaturgiques et de mises en scène, des textes de théâtre, ainsi que des écrits de nature philosophique et politique, rédigés par Jacques Lassalle, les proches du Studio-Théâtre, des représentants politiques, des dramaturges, des metteurs en scène, etc[14].

Le Studio-Théâtre crée des petites formes théâtrales, en lien avec la création en cours ou avec l’actualité[15]. Comme les Cahiers du Studio, l’objectif est de faire vivre le Théâtre auprès du public en dehors de la seule représentation[16].

Le Studio-Théâtre de Vitry se rapproche de diverses structures. En mai 1968, à l’initiative de la Mairie, le Studio-Théâtre joue pour soutenir la grève et les grévistes dans deux lycées, cinq entreprises et au Cinéma Le Central pour des travailleur.ses de Prisunic[17],[18]. Daniel Girard et Gérard Astor travaillent avec des écoles de Vitry avec lesquelles ils écrivent et montent huit pièces entre 1971 et 1978[19].

Le Studio-Théâtre de Vitry, en , a une approche ouvertement militante. Cet engagement politique infuse l’ensemble de ses activités, jusque dans le choix des pièces : « des œuvres qui pouvaient prendre en charge [et] qui privilégiaient vraiment une approche politique et militante »[20] et « une lecture critique des oeuvres du passé, envisagée comme réponse à la confiscation d’un héritage culturel par la classe au pouvoir »[2].

La professionnalisation

Ces ambitions se révèlent au-dessus des moyens de Jacques Lassalle et son équipe[21]. Dans le courant des années 1970, l’entreprise se professionnalise et prend ses distances avec Vitry-sur-Seine[22].

Malgré les réussites, le désenchantement

En 1969, Maurice Audebert écrit pour Raison présente - une revue communiste critique - un article sur le Studio-Théâtre de Vitry[23]. Le bilan du chemin parcouru montre que le Studio-Théâtre repose sur le volontarisme[24] et sur des moyens humains, matériels et financiers insuffisants[25]. Il aurait besoin d’un personnel permanent, notamment pour l’animation et l’administration. Il n'a ni local fixe, ni local de stockage[23].

Le travail d'implantation du Théâtre dans Vitry s'avère trop important. Le contexte de a fait naître un espoir. Les années suivantes montrent une stagnation. Vitry reste une ville dortoir ; les conditions de vie sont dures pour la classe ouvrière[26]. Le public ouvrier n’est pas au rendez-vous. Le système des adhérents montre ses limites[27] ; le Studio-Théâtre constate, avec Maurice Audebert : « C’est seulement dans un monde où la vie enfin pourra devenir plus humaine que la culture et le théâtre seront ce qu’ils doivent être, c’est-à-dire nourriture pour tous et non plus, comme aujourd’hui, privilège de classe »[23].

Le Studio-Théâtre transforme ses objectifs

Le Studio-Théâtre renonce au travail d’animation : trop peu de moyens, peut d'un travail fait à la va-vite[28]. Ces ajustements ont lieu à l’époque où est inauguré le Théâtre Jean Vilar de Vitry (1972). Ce dernier est chargé de l'animation culturelle (désormais à la charge du Centre d’Animation Culturelle du Théâtre Jean-Vilar)[7]. Le Studio-Théâtre se concentre sur la création - seul son travail auprès des écoles est maintenu[28].

Jacques Lassalle modifie sa démarche militante : faute de pouvoir faire venir « les gens » dans la salle, il entreprend de les mettre sur la scène. Le Studio-Théâtre passe au travail d’écriture pour raconter le quotidien des vitriots : « ces vies grises, banales et pourtant si riches, si peu simples, lorsqu’on les considère d’un peu près »[29]. « C’est donc à l’intérieur de la création, et non à ses entours, que se joue désormais la rencontre du théâtre et de la cité. »[30].

Jonathan des années 30[31] de Jacques Lassalle (1973), est la première pièce représentative de ce nouveau « Théâtre du Quotidien »[30]. Puis, en 1974, Un couple pour l’hiver[31] met en scène « une maîtresse auxiliaire dans un lycée de Vitry qui accueille un jeune homme venu de son Cantal natal [...] qui va trouver sa place dans le petit trois pièces du grand ensemble »[32]. Il collaborera avec Michel Vinaver pour des pièces plus classiques.

La reconnaissance du milieu théâtral

En 1972, Ariane Mnouchkine assiste à une représentation du Décaméron[33] au Théâtre Jean Vilar ; elle propose à Jacques Lassalle de jouer la pièce au Théâtre de la Tempête[34]. En 1977, a lieu la première coproduction du Studio-Théâtre : Travail à Domicile[35] de Kroetz, mis en scène par Jacques Lassalle[36].

Le Studio-Théâtre est reconnu comme une compagnie à part entière. En 1980, Un dimanche indécis dans la vie d’Anna[37] de Jacques Lassalle est créé à Chaillot[36]. Jacques Lassalle, au début des années 1980, se prépare à quitter Vitry pour diriger Théâtre National de Strasbourg[38].

Alain Ollivier (1983-2002)

Des années 1980 aux années 2000, le Studio-Théâtre de Vitry est sous la direction d’Alain Ollivier (1938-2010)[39]. Comédien et metteur en scène formé à l’École Charles Dullin, il est choisi par Robert Abirached, directeur du Théâtre et des Spectacles au ministère de la Culture, pour prendre sa suite. Il a participé à plusieurs projets dans les années 1970, a joué dans Bilora – La Parlerie[40] en 1969, dans Travail à domicile[41] en 1977, et a mis en scène L’Échange[42] de Paul Claudel en 1979.

Le Studio-Théâtre va avoir son propre lieu et se concentrer sur de nouvelles formes théâtrales[43],[44],[45]. La compagnie Studio-Théâtre lui est transmise en 1983[46]

L’installation au 18 avenue de l’Insurrection

Alain Ollivier veut doter la compagnie d’un lieu[47]. Avec Patrick Bouchain[48], architecte et scénographe, le travail de repérage les mène au 18 avenue de l’Insurrection, dans un ancien atelier de ferblantier occupé par un chiffonnier[49]. Patrick Bouchain et Alain Ollivier décident d’y installer le Studio-Théâtre[50], avec le soutien de la Mairie[51] et après remise en état du lieu.

Il conservent l’« esprit atelier » : un espace nu, épuré, « un plateau sur lequel on a posé un toit »[52] à l’ossature apparente, un espace modulable.

Le 18 avenue de l’Insurrection est inauguré en avec la représentation de la Métaphysique d’un veau à deux têtes de Stanisław Ignacy Witkiewicz, mis en scène par Alain Ollivier dans le cadre du Festival d’Automne[53].

Cette installation du Studio-Théâtre dans un lieu permet de garantir la pérennité du Studio-Théâtre, de prolonger l’attachement originel du Studio-Théâtre au territoire[54], et d'accueillir d’autres artistes[43].

Un espace d’expérimentation

Alain Ollivier et sa compagnie se concentrent sur le travail de création. Sa démarche est moins définie par le militantisme politique[Note 2],[55]. Ce regard critique le fait se concentrer sur la création pour elle-même[56], travailler et développer une réflexion autour des textes, du jeu de l’acteur et de la mise en scène[57]. Le contexte politique de l'époque est différent ; il appelle à redéfinir le rapport entre théâtre et politique[Note 3],[58].

Dans ce cadre, Alain Ollivier choisit des textes nouveaux : le premier en France, il porte sur scène des textes de Thomas Bernhard[59],[60] et de Nélson Rodrígues[61]. Proche du dramaturge Pierre Guyotat, il monte plusieurs de ses pièces[62].

Ces textes se caractérisent par leur vision de la société : sans être militants, ni traités de manière militante, ils ont une dimension politique. À propos des Bonnes[63], Alain Ollivier dit : « ... ce n’est pas une pièce sur la lutte des classes, mais n’est-elle pas présente partout ? Les bonnes l’ignorent, mais il n’est question que de ça, de cette différence qui crée le conflit »[64]. Avec Ange Noir, Alain Ollivier aborde l’expérience coloniale : « De mon point de vue, c’est une des toutes premières pièces de théâtre moderne, car elle met en scène les souffrances et les tragédies chez les individus noirs ou blancs de peau, après trois siècles et demi d’esclavage - aboli au Brésil en 1898. Il s’en est suivi des blessures chez les Noirs, et chez les Blancs un refoulé considérable, et je me suis aperçu qu’en France nous avions ce même refoulé. »[65].

Le Studio-Théâtre devient un laboratoire de renouvellement des formes théâtrales, dans la lignée d’Antoine Vitez[66].

Ollivier met en scène dans le dépouillement, distinguant entre artiste créateur et artiste interprète[67]. Il cherche à renouveler le rapport entre la scène et les spectateurs. La salle du Studio-Théâtre s’y prête. En 1991, Les Bonnes[68] sont éclairées à la bougie[69]. En 2001, dans Les NègresPatrick Bouchain étant chargé de la scénographie - le spectateur est immergé dans l’action.

Le Studio-Théâtre accueille régulièrement de nouvelles générations d’artistes : Eric Didry accueilli en 1993 pour mettre en scène sa pièce Boltanski/Interview[70] ou Frédéric Fisbach en 1999 pour sa mise en scène de L’Île des morts de Strindberg et Le gardien de tombeau de Kafka[71]. Pour Les Bonnes[63] Ollivier travaille avec trois comédiennes peu connues : Geneviève Robin, Hélène Lausseur et Violaine Schwartz.  

Un lieu confidentiel

Le Studio-Théâtre devient au cours des années 1980 un lieu ouvert au public. Cet espace hors normes offre une proximité et une intimité entre les acteurs et les spectateurs[72].

En 1991, Les Bonnes est joué à guichet fermé pendant plusieurs semaines. L'année suivante avec Partage de midi[73] est un succès et part dans une tournée nationale et internationale[74].

Le nombre de spectateurs est réduit (jauge de 80 à 100 places, passée à 52 dans les années 2000). Cela crée un lien privilégié. L’essentiel des spectateurs est proche du milieu du théâtre et très parisiens. Le Studio-Théâtre reste attaché à son territoire. La municipalité, restée communiste pendant cette période, encourage les initiatives culturelles de Vitry[75]. Le soutien au Studio-Théâtre par le département a toujours été fort[75].

Déjà sous Jacques Lassalle, le Studio-Théâtre avait été contraint de renoncer au travail d’animation[21]. Le contexte social et politique a changé depuis les années 1970 : à partir des années 1980, les banlieues rouges dépérissent, le territoire de désindustrialise[76].

Le rapport à l’institution

Cette époque voit se développer le secteur culturel, et la profession se replie sur elle-même[77]. Le Studio-Théâtre cherche sa place[45].

L’entreprise s’est progressivement professionnalisée et formalisée[78]. Il s'est doté d'une équipe permanente[75]. Ses subventions augmentent, la région se joignant à la Mairie de Vitry, au département du Val-de-Marne et à l’Etat[75].

Le Studio-Théâtre entretient un rapport critique à l’institution. Le développement du secteur culturel s’accompagne d’une logique de rentabilité financière et d’une vision comptable[79]. Le Studio-Théâtre résiste[80].

L’enjeu pour Alain Ollivier est que les pouvoirs publics reconnaissent le Studio-Théâtre comme un lieu original : une fabrique de création et un lieu de monstration atypique. Dans les années 1990, il participe à l’élaboration du projet d’un Centre Dramatique du Val-de-Marne (réunir le Théâtre des Quartiers d’Ivry, le Théâtre Jean-Vilar de Vitry et le Studio-Théâtre - chacun des lieux étant pensé pour un usage différent). Le projet n’a pas abouti, ce qui a, en partie, motivé le départ d’Alain Ollivier.

Dans les années 1980, le théâtre public gardait sa liberté de fonctionnement. Dans les années 1990, il devient fermé et institutionnalisé. Dans Piétiner la scène (Éditions Verticales, 2002), Alain Ollivier cite Pierre Bourdieu : « Nous devons attendre (et même exiger) de l’Etat les instruments de la liberté à l’égard de l’Etat lui-même. [...] il faut que les artistes, les écrivains et les savants, qui ont en dépôt certains des acquis les plus rares de l’histoire humaine, apprennent à se servir contre l’Etat de la liberté que leur assure l’Etat. Il faut qu’ils travaillent simultanément, sans scrupule ni mauvaise conscience, à accroître l’engagement de l’Etat et la vigilance à l’égard de l’emprise de l’Etat »[Note 4].

Direction

  • Depuis 2024 : Adrien Béal[81]

Références

Notes

  1. Ils jugent en effet que la difficulté d’accès de tous à la culture excède largement le secteur culturel. Le problème trouve son origine dans le système politique et économique. Il convient donc d’opérer une transformation radicale de la société pour garantir à la population un véritable accès à la culture (Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle, : Studio-Théâtre de Vitry, Marivaux Goldoni et Molière », INA, 2012) Ainsi, dans la « contre-société » que constitue le Vitry-sur-Seine des années 1960, Marcel Rosette veut instaurer une politique volontariste de soutien à la culture et à la liberté de création pour promouvoir la contre-culture communiste. La municipalité de Vitry-sur-Seine consacre alors 1,64 % de son budget au secteur culturel et un service consacré à la culture est créé, fort de cinq conseillers, dont Jacques Lassalle pour le théâtre. L’objectif est d’ancrer, du fait de la logique de proximité, la culture dans la vie des vitriots. Dans ce cadre, Jacques Lassalle et son atelier doivent s’implanter dans un de ces centres culturels. Mais leur ambition s’avère rapidement être une utopie. Les centres créés ne sont pas assez fréquentés, pas assez dynamiques et malgré le travail de celles et ceux qui les animent, ils n’ont pas réussi à se faire réellement une place dans les quartiers de Vitry-sur-Seine, notamment en raison des logiques préexistantes de contrôle du territoire (particulièrement liées à la délinquance). De ce fait, la municipalité de Vitry-sur-Seine renonce à ce projet. Elle adopte alors une autre stratégie pour fixer les équipes de création sur le territoire. Cette nouvelle logique se rapproche de celle de nombreuses autres villes de la banlieue rouge : elle consiste à se doter d’un grand théâtre. La construction de ce théâtre, d’architecture moderne confiée à Bernard Guillaumot et Pierre Braslavsky, permet de visibiliser l’ambition de la municipalité en termes de politique culturelle. Ce faste s’inscrit dans la volonté des municipalités communistes de concurrencer le modèle dominant français et parisien et d’attirer de nouvelles couches sociales. La culture figure désormais parmi les symboles de réussite des municipalités. En témoignent la construction ou rénovation de nombreux bâtiments destinés à la culture en banlieue parisienne : la rénovation du Théâtre Gérard Philipe à Saint-Denis, la construction du Théâtre de la Commune à Aubervilliers, la construction du Théâtre 71 à Malakoff, etc…).
  2. Dans un entretien paru dans Théâtre/Public en , Alain Ollivier se remémore le théâtre de la deuxième moitié des années 1970 ; il le décrit comme marqué par un «consensus idéologique alors influent sur la scène française et qui se manifestait par ce qu’il faut bien appeler un certain dogmatisme scientiste qui s’efforçait de lire et d’interpréter les textes sous l’angle du social, de l’économique, de l’historique, du politique, aux dépens de l’imaginaire même du texte et de sa matière, sa phonétique, sa rythmique, sa symbolique (non, en art, la politique n’a jamais été au “poste de commande” !)
  3. les aspirations révolutionnaires et le projet communiste, portés jusqu’alors par une part importante de la population et particulièrement en banlieue rouge, laissant progressivement place à un mouvement d'individualisation et de libéralisation de la société
  4. Alain Ollivier revendique donc une approche critique et réflexive à l’égard de l’institution dans laquelle le Studio-Théâtre s’inscrit, grâce à laquelle il a continué à être un lieu propice à l’émergence de la création et à l’invention du théâtre.

Références

  1. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, L’expérience de Vitry », INA, 2012
  2. Memorandum Studio-théâtre de Vitry, Centre de Création Dramatique, Dossier préparatoire à la réunion de la Commission municipale de la Culture, Janvier 1974
  3. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, Marivaux Goldoni et Molière », INA, 2012
  4. Audebert Maurice, "Théâtre et Société : le Studio-théâtre à Vitry", Raison présente, n°12, oct/nov/déc 1969
  5. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, L’expérience de Vitry”, INA, 2012
  6. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, Marcel Rosette », INA, 2012
  7. Astor Gérard et Fumet Rosalie, Théâtre Jean Vilar, 40 ans de flirt avec l'utopie, Dominique Carré Editeur, 2013
  8. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle, : Studio-Théâtre de Vitry, Marcel Rosette », INA, 2012
  9. « Connexion- Universalis Edu », sur www.universalis-edu.com (consulté le )
  10. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle, : Studio-Théâtre de Vitry, Marcel Rosette », INA, 2012.
  11. “Marivaux”, Cahier du Studio, n°1, 1967.
  12. ntretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle, : Studio-Théâtre de Vitry, Marivaux, Goldoni et Molière », INA, 2012.
  13. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle, : Studio-Théâtre de Vitry, Marivaux, Goldoni et Molière », INA, 2012.
  14. Les Cahiers du Studio, 1967-1979
  15. Lassalle Jacques, “Une précarité opiniâtre”, Cahier du Studio n°4/5 Ruzante, 1969
  16. Lassalle Jacques, “Une précarité opiniâtre”, Cahier du Studio, n°4/5, 1967
  17. Lassalle Jacques, “Un premier bilan”, Impromptu pour un mois de mai, mai 1968.
  18. C’est un fait suffisamment rare pour qu’il soit notifié : en mai 1968 en effet, dans la surprise suscitée par l’ampleur des événements politiques, le théâtre se tait. De nombreux comédiens, metteurs en scène et techniciens se mettent en grève pour montrer leur soutien au mouvement. Mais il est rare que le théâtre participe aux événements. Dans son ouvrage Théâtres en lutte (La Découverte, 2007), Olivier Neveux mentionne néanmoins plusieurs exceptions : le Studio-Théâtre en fait partie. L’impromptu pour un mois de mai (1968) est un assemblage de textes entièrement consacrés à la question théâtrale (Claudel, Shakespeare, Artaud…). Les représentations de L’Impromptu pour un mois de mai ont lieu devant des travailleurs et des lycéens. Pour le Studio-Théâtre de Vitry, c’est une manière de montrer que le théâtre est solidaire des luttes, sans pour autant que le théâtre lui-même ne serve directement et explicitement d’instrument de lutte. Ces représentations sont conçues comme une parenthèse en temps de combat, comme une “participation à la reproduction de la force de combat, en suspendant le temps des tensions, des contradictions, des angoisses” (Neveux Olivier, “Le Mai théâtral : quand le théâtre participe aux événements”, Théâtres en lutte, La Découverte, 2007).
  19. Publication du Studio-Théâtre, Comme on fait son nid, 1978, qui contient une liste des spectacles réalisés entre 1971 et 1978.
  20. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle, : Studio-Théâtre de Vitry, Marivaux, Goldoni et Molière », INA, 2012 à propos notamment des pièces “Comme il vous plaira”, de Shakespeare (1969, Cinéma Le Central) et “Bilora - La Parlerie” de Ruzante (1969, Salle Robespierre)
  21. Thibaudat Jean-Pierre, "Studio-théâtre de Vitry", Travail Théâtral, été 1975
  22. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, Dans la voie professionnelle », INA, 2012.
  23. Audebert Maurice, "Théâtre et Société : le Studio-théâtre à Vitry", Raison présente, n°12, oct/nov/déc 1969
  24. Lassalle Jacques, “Une précarité opiniâtre”, Cahier du Studio- Ruzante n°4/5, 1969 répond à Audebert Maurice, "Théâtre et Société : le Studio-théâtre à Vitry", Raison présente, n°12, oct/nov/déc 1969
  25. En 1969, Le Studio-Théâtre touche sa première subvention qui est de 10 000 F (Mairie). En 1972, celle-ci est au total de 55 800 F (Mairie, département, Ministère et Caisse des Ecoles) d’après le Mémorandum Studio-théâtre de Vitry, Centre de Création Dramatique, Dossier préparatoire à la réunion de la Commission municipale de la Culture, Janvier 1974
  26. “La création enracinée : entretien croisé Jacques Lassalle / Michel Vinaver”, mené par Gérard Astor, 2013 : https://www.dailymotion.com/video/x108s9q
  27. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, Marivaux, Goldoni et Molière », INA, 2012.
  28. Thibaudat Jean-Pierre, “Studio-Théâtre de Vitry”, Travail Théâtral, été 1975.
  29. Lassalle Jacques, “L’écriture contemporaine”, in Auteurs dramatiques français d’aujourd’hui, Amiens, Trois Cailloux/Maison de la Culture, 1984, p.178
  30. "Théâtres du pouvoir, théâtres du quotidien", Etudes théâtrales, n°43, p. 58-61, 2008.
  31. Jonathan des années 30, de Jacques Lassalle, mis en scène par Jacques Lassalle, 1973, Théâtre Jean Vilar de Vitry
  32. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, Un théâtre du quotidien”, INA, 2012.
  33. Le Décaméron d’après Boccace, mis en scène par Jacques Lassalle, 1972, Théâtre Jean Vilar de Vitry, Théâtre de la Tempête
  34. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, Marivaux, Goldoni et Molière”, INA, 2012.
  35. Travail à domicile de F.X. Kroetz, mis en scène par Jacques Lassalle, 1977, T.E.P, Théâtre Oblique et Festival de Nancy.
  36. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Studio-Théâtre de Vitry, Dans la voie professionnelle”, INA, 2012.
  37. Un dimanche indécis dans la vie d’Anna, de Jacques Lassalle, mis en scène par Jacques Lassalle, 1980, Chaillot et Théâtre Jean Vilar de Vitry.
  38. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : le TNS, le Théâtre National de Strasbourg », INA, 2012
  39. Ollivier Alain, Piétiner la Scène, Editions Verticales, 2002, p.13 : Entretien paru dans Théâtre/Public en février 1992, revu et augmenté pour la présente publication
  40. Bilora - La Parlerie, Ruzante, mis en scène par Jacques Lassalle, 1969, Salle Robespierre
  41. Travail à domicile, F. X. Kroetz, mis en scène par Jacques Lassalle, 1977, T.E.P, Théâtre Oblique et Festival de Nancy
  42. L’Échange, Paul Claudel, mis en scène par Alain Ollivier, 1979, Théâtre de Gennevilliers et Théâtre Jean Vilar de Vitry.
  43. Solis René, "Alain Ollivier rejoindra le TGP", Libération, 3 mai 2002
  44. Lacoste Eva, "Alain Ollivier : un homme de conviction", Vitry Hier Aujourd'hui Demain, n°250, juillet/août 1998
  45. Ollivier Alain, Piétiner la Scène, Editions Verticales, 2002, p.177
  46. "Le Partage de midi de Paul Claudel : Espace singulier", Journal du Val de Marne, 1993 (archives municipales de Vitry sur Seine , 590W2, revue de presse de Partage de midi, P. Claudel mis en scène par Alain Ollivier et joué au Studio-Théâtre de Vitry en 1993-1994)
  47. “Recherche d’un local pour le Studio-Théâtre : Lettre d’Alain Ollivier à Jacques Destas, proviseur du Lycée d’Enseignement Professionnel de Vitry”, 19 mai 1984, BnF Archives et manuscrits, Fonds Alain Ollivier. Cote : 4-COL-169(788).
  48. “Des lieux pour soi et pour les autres”, Théâtre/Public, Editions Théâtrales, 2014
  49. “Notes sur les différents lieux possibles pour l’installation du Studio-Théâtre”. BnF Archives et manuscrits, Fonds Alain Ollivier. Cote : 4-COL169(789).
  50. Convention d’occupation précaire signée entre le Studio-Théâtre de Vitry et Noël Casale, catalogue BNF archives et manuscrits, Fonds Alain Ollivier (4-COL-169(823)).
  51. “Correspondance avec la Mairie de Vitry-sur-Seine et convention pour le financement des travaux des locaux du Studio-Théâtre”, 14 avril 1983 - 23 août 2000, BnF Archives et manuscrits, Fonds Alain Ollivier. 4-COL-169(767).
  52. Fisbach Frédéric, Note d’intention pour l’Annonce faite à Marie, Paul Claudel mis en scène par Frédéric Fisbach, 2002, Studio-Théâtre de Vitry http://archives.studiotheatre.fr/lannonce-faite-a-marie/
  53. Rubrique “archives” du site internet du Festival d’Automne : https://www.festival-automne.com/edition-1986/alain-ollivier-etaphysique-veau-a-deux-e
  54. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Le Studio-Théâtre de Vitry, dans la voie professionnelle », INA, 2012.
  55. Ollivier Alain, Entretien paru dans Théâtre/Public, février 1992, in Ollivier Alain Piétiner la scène, Editions Verticales, 2002, p.13.
  56. Ollivier Alain, Piétiner la scène, Editions Verticales, 2002, p.26 : Entretien paru dans Théâtre/Public en février 1992, revu et augmenté pour la présente publication.
  57. Ollivier Alain, Piétiner la Scène, Editions Verticales, 2002, p.12, Entretien paru dans Théâtre/Public en février 1992, revu et augmenté pour la présente publication et Ollivier Alain, Piétiner la Scène, Editions Verticales, 2002 p.73, “Illusion”, Art Press, 1986.
  58. Subra Philippe, “Île-de-France : la fin de la banlieue rouge”, La Découverte Hérodote, 2004/2, n°113, p.14 à 27.
  59. Liban Laurence, “Alain Ollivier au-delà des nuages”, L’Express, mai 2010
  60. L’ignorant et le fou, Thomas Bernhard, mis en scène par Alain Ollivier, 1983, TNS et TGP Saint Denis.
  61. Valse n°6, Nelson Rodrigues, mis en scène par alain Ollivier, 1995, Théâtre 13, Ange noir, Nelson Rodrigues, mis en scène par Alain Ollivier, 1996, MC93, Toute nudité sera châtiée, Nelson Rodrigues, 1999, création au Studio-Théâtre de Vitry, Festival d’Avignon.
  62. Bivouac, Pierre Guyotat, mis en scène par Alain Ollivier, 1987, Festival d’Automne et Théâtre de la Bastille.
  63. Les Bonnes, Jean Genet, mis en scène par Alain Ollivier, 1991, Studio-Théâtre de Vitry, tournée nationale et internationale.
  64. Lacoste Eva, Alain Ollivier un homme de conviction, Vitry Hier Aujourd'hui Demain, n°250 Juillet août 1998
  65. Lacoste Eva, Alain Ollivier un homme de conviction, Vitry Hier Aujourd'hui Demain, n°250 Juillet août 1998.
  66. Lin Zoé, “Théâtre, depuis le début de l’année, Alain Ollivier dirige le Théâtre Gérard Philipe à Saint Denis”, L’Humanité, mars 2002.
  67. Ollivier Alain, “Illusion”, Art press, 1986 in Ollivier Alain, Piétiner la scène, Editions Verticales, 2002, p.73.
  68. Les Bonnes, Jean Genet, mis en scène par Alain Ollivier, 1991, Studio-Théâtre de Vitry et tournée nationale et internationale.
  69. Ollivier Alain, Piétiner la Scène, Editions Verticales, 2002,p.124, Pour la reprise des Bonnes de Vitry, 1998, Revue d’histoire du théâtre, janvier-juillet 2001.
  70. Boltanski/Interview, d’après une émission de Jean Daive sur France Culture, mis en scène par Eric Didry, Studio-Théâtre de Vitry et festival Nouvelles Scènes de Dijon.
  71. L’Île des morts/Le gardien de tombeau, Strindberg/Kafka, mis en scène par Frédéric Fisbach, 1999, Studio-Théâtre de Vitry
  72. Site archive du Théâtre Gérard Philipe : www.theatregerardphilipe.com/archives/stv.html
  73. Partage de midi, Paul Claudel, mis en scène par Alain Ollivier, 1993, Studio-Théâtre de Vitry et tournée nationale et internationale.
  74. Programmation saisons 1991/1992 et 1992/1993 de la page “Studio-Théâtre de Vitry” du site “Archives du Spectacle” : https://www.lesarchivesduspectacle.net/?IDX_Organisme=1911&Saison=1992
  75. Voir BnF Archives et manuscrits, Fonds Alain Ollivier.
  76. Subra Philippe, “Île de France, la fin de la banlieue rouge”, Hérodote, 2004
  77. Noiriel Gérard, Histoire Théâtre et Politique, Agone, 2009
  78. Entretien de Jacques Lassalle avec Ertel Evelyne pour l'INA et le Ministère de la Culture, « Mémoires du Théâtre, Jacques Lassalle : Le Studio-Théâtre de Vitry, dans la voie professionnelle », INA, 2012
  79. Noiriel Gérard, “Créateurs de plateaux et bricoleurs d’avenir” in Histoire, théâtre et politique, Agone, 2009.
  80. Ollivier Alain, Piétiner la Scène, Editions Verticales, 2002, p.177.
  81. « Présentation » Accès libre, sur Compagnie Théâtre Déplié (consulté le )

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