Sultan Ahmed bin Sulayem
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Ahmed Sultan Bin Sulayem (d) |
| A travaillé pour |
DP World Nakheel Properties Istithmar World (en) |
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| Membre de |
ABLF alumni network (d) |
| Personne liée |
Istithmar World (d) |
Sultan Ahmed bin Sulayem ( en arabe : سلطان أحمد بن سليم, né en 1955) est un homme d'affaires émirati. Il est le président-directeur général de DP World et le président de la Ports, Customs & Free Zone Corporation.
Famille et éducation
Sultan Ahmed bin Sulayem est né dans la famille Sulayem, l'une des familles d'affaires et politiques les plus importantes de Dubaï depuis le début du XXe siècle. Son père était un conseiller clé de la famille Maktoum, qui régnait sur Dubaï[1].
Il a obtenu son diplôme en économie à l'université Temple de Philadelphie[2].
Carrière
Après avoir obtenu son diplôme universitaire à la fin des années 1970, Bin Sulayem travaille comme douanier au port de Dubaï. En 1985, il est nommé président de la zone franche de Jebel Ali (JAFZA) par Mohammed ben Rachid Al Maktoum[1],[3]. Sous sa direction, la JAFZA connait une expansion rapide, passant de 19 entreprises au milieu des années 1980 à environ 7 500 en 2020[4],[3].
Bin Sulayem est nommé président de DP World en 2007 et président-directeur général du groupe en . Suite à l'acquisition de l'opérateur portuaire britannique Peninsular & Oriental Steam Navigation pour 6,9 milliards de dollars, DP World devient le troisième opérateur portuaire mondial en 2010[1],[3].
Bin Sulayem dirige Nakheel, filiale de développement immobilier de DP World, jusqu'en 2010, avant de devenir membre du conseil d'administration en 2020[5]. L'entreprise est à l'origine de la construction d'îles artificielles à Dubaï[6]. Il a également contribué à la création de et a dirigé Istithmar World, fonds de capital-investissement filiale de DP World[1].
Il est président non exécutif de Virgin Hyperloop depuis 2018[1]. Il est membre du conseil d'administration du Dubai Executive Council et de l'Autorité fiscale fédérale des Émirats arabes unis[2], ainsi que de l'Investment Corporation of Dubai (le fonds souverain de l'émirat) jusqu'en 2009[1].
Vie privée
Bin Sulayem possède des hôtels sur les îles Palm de Nakheel et une participation dans une société de courtage immobilier[7]. Il a reçu un doctorat honoris causa de l'université Middlesex - Dubaï en 2008[1]. Son fils, Ahmed Sultan Bin Sulayem, est le président du Dubai Multi Commodities Centre, une entreprise publique[7].
Selon le Wall Street Journal, en 2017, Bin Sulayem a versé 6 200 $ à Jeffrey Epstein, et le lendemain, Epstein a remboursé la même somme à Bin Sulayem[8]. Le journal indique que Bin Sulayem devait se rendre à la résidence d’Epstein entre 2011 et 2014[8].
Dossiers Epstein
En 2014, Bin Sulayem a incité Epstein à proposer à Peter Mandelson de rejoindre le conseil d'administration de l'une de ses sociétés. En , il a présenté l'homme d'affaires indien Anil Ambani à Epstein. D'autres échanges entre les deux hommes montrent que Bin Sulayem a facilité le transfert de la masseuse d'Epstein dans un spa en Turquie pour une formation, qu'il lui a envoyé un lien vers du contenu pornographique et qu'Epstein l'a conseillé sur l'opportunité d'assister à la première investiture de Trump[1].
En raison de nouvelles révélations dans l'affaire Epstein, il est relevé de ses fonctions chez DP World en [9].
Notes et références
- (en-US) Andrew Critchlow, « Dubai Inc. Is in Need of Change at the Top », Wall Street Journal, (lire en ligne, consulté le )
- « Sultan Ahmed bin Sulayem - Agenda Contributor », World Economic Forum (consulté le )
- (en) « Jebel Ali Free Zone: Everything you need to know about Jafza », gulfnews.com, (consulté le )
- ↑ « Company Formation in Jebel Ali Free Zone (JAFZA) | KWSME », www.kwsme.com (consulté le )
- ↑ « Bin Sulayem replaced as Nakheel chairman », Arabian Business,
- ↑ « Bin Sulayem replaced as Nakheel chairman », sur Arabian Business,
- Simeon Kerr, « Bin Sulayem exit ends tumultuous era », Financial Times, (lire en ligne, consulté le )
- Khadeeja Safdar, « Exclusive | The Wall Street Firms That Kept Ties With Jeffrey Epstein Until the End », The Wall Street Journal, (lire en ligne)
- ↑ Benjamin Barthe, « Affaire Epstein : la chute de Sultan Ahmed Bin Sulayem, architecte de l’empire portuaire des Emirats arabes unis », sur lemonde.fr, (consulté le ).
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