Suppressions napoléoniennes

Suppressions napoléoniennes

Les suppressions napoléoniennes, qui eurent lieu pendant la Révolution française sous le gouvernement de Napoléon Bonaparte, est l'abolition de tous les ordres et confréries religieux, à l'exception des évêchés et du clergé séculier[1].

Le nombre de paroisses et d'hôpitaux est réduit, tandis que les institutions destinées à l'éducation sont maintenues. Tous les biens des institutions supprimées sont confisqués, réquisitionnés ou cédés à des institutions civiles ou militaires. Les conséquences économiques et politiques sont connues sous le nom de spoliations napoléoniennes.

Histoire

En 1789, Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, alors évêque d'Autun, propose de céder les biens du clergé à l'État français pour rembourser sa dette publique. Cette mesure contribue au redressement des finances publiques[2]. Ces mesures sont étendues à tous les pays européens conquis par les troupes françaises[3].

Pays concernés

La France est le premier pays touché. En Italie, qui n'est pas unifiée, ces mesures affectent, à différentes périodes, les territoires ayant appartenu aux duchés de Modène et de Reggio, de Parme et de Plaisance, au grand-duché de Toscane [4], aux territoires lombards anciennement sous domination autrichienne et vénitienne, aux territoires autrichiens du Trentin-Haut-Adige, au royaume de Sardaigne et au royaume de Naples [5], et enfin aux provinces vénitiennes et frioulanes ayant appartenu à la république de Venise. L'Autriche subit également les effets de ces suppressions sur une partie de son territoire.

Effets des répressions napoléoniennes

À la suite des directives napoléoniennes, les ordres religieux et les congrégations laïques sont dissous et les paroisses des grands centres réduites. Il est interdit aux religieux de porter des vêtements liés à leur condition de frère ou de moine et autres. Les bâtiments et autres biens des institutions sont confisqués par l'État. Les objets liturgiques en or et en argent sont fondus pour frapper monnaie.

Les œuvres d'une valeur artistique sont emportées en France ou destinées à des collections publiques ; d'autres sont mises aux enchères. Les bâtiments sont dépouillés et destinés à d'autres usages ou démolis.

Notes et références

(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Soppressioni napoleoniche » (voir la liste des auteurs).
  1. ↑ (it) « Decreto 25 aprile 1810 », sur Lombardia Beni Culturali, Regione Lombardia.
  2. ↑ (it) « Soppressioni, Beni culturali – vol. I », sur Associazione Italiana dei Professori di Storia della Chiesa.
  3. ↑ (it) « Soppressione di conventi e sequestro dei beni ecclesiastici », sur Biblioteca Sala Borsa.
  4. ↑ (it) « Le soppressioni », sur Convento S. Francesco, Fraternita di Misericordia di Borgo a Mozzano : « La suppression napoléonienne toucha les couvents de la Custodie de Lucques en 1808. Malgré la vente du bâtiment par le domaine public à certains habitants de la région, le couvent du Borgo continua d'être habité par trois religieux avec le consentement des propriétaires jusqu'en 1818, date à laquelle le bâtiment revint de fait en possession des frères. ».
  5. ↑ Reinerman2020, p. 290.

Bibliographie

  • (it) Franco M. Azzalli, La Provincia piemontese dei frati Servi di Santa Maria tra le soppressioni napoleoniche e la Restaurazione (1802-1834), Marianum, (OCLC 877993312).
  • (it) Stanislao da Campagnola, La predicazione in Italia durante le soppressioni religiose napoleoniche, 1809-1814, Istituto Storico dei Frati Minori Cappuccini, (OCLC 879077133).
  • (it) Luigiaurelio Pomante, Per una storia dell'Università di Macerata tra Otto e Novecento. Dalla ricostituzione dopo le soppressioni napoleoniche alla seconda guerra mondiale, Università degli studi di Macerata. Dipartimento di scienze dell'educazione e della formazione, (OCLC 955740133).
  • (it) Stefano Saviotti, Soppressioni napoleoniche a Faenza. Chiese, conventi, confraternite (1796-1813), Tipografia Valgimigli, (ISBN 978-88-94389-03-6, Service bibliothécaire national BVE0847728).
  • (it) Giovanni Spinelli, Gli ordini religiosi dalla dominazione veneta alle soppressioni napoleoniche (1428-1810 ), La Scuola, (OCLC 494677827).
  • (en) Alan J. Reinerman, The Napoleonic Suppression of Italian Religious Orders and Sale of Their Property: Studies since 1960), The Catholic Historical Review, (OCLC 5543807199, lire en ligne).

Articles connexes

Liens externes

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