Suzanne Minier

Suzanne Minier
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Suzanne Minier, née le [1] à Paris et morte à Ivry-sur-Seine le , est une peintre et illustratrice française.

Biographie

Suzanne Minier est la fille d'Emmanuel Marie Auguste Minier, éditeur de musique, et de Marthe Héry[2].

Illustration de Suzanne Minier en couverture du magazine Femina, 1er mai 1919.

Élève de Ferdinand Humbert, elle est peintre de paysages, de scènes de genre et de fleurs, et expose au moins de 1904 à 1949. Elle est également dessinatrice et illustratrice littéraire[3] (elle illustre Tata de Jean Aicard en 1901, des livres pour la jeunesse[4], réalise la "une" de Femina en 1919[5], etc.).

Elle réside en 1901 au 6 rue du Caire (2e arrondissement)[6], puis au 11 de la rue des Sablons (16e arrondissement)[7]. Elle possède un atelier au 23 rue de la Chaussée-d'Antin (9e arrondissement) au début du XXe siècle[8].

Elle expose au Salon à partir de 1904[9], y obtient une mention honorable en 1908, une médaille de troisième classe en 1909 (elle y expose Soupe populaire, l'attente, peinture et dessin[10]). Elle envoie en 1925 Fin de déjeuner dans l'Ile du Bois de Boulogne (peinture), en 1929 Le contre-jour (peinture)[10], Coin d'atelier en 1930 (huile)[10], obtient une médaille d'or en 1932[11], envoie en 1933 Le nouveau chapeau[12], en 1949 La place aux arcades à Fontenay-le-Comte et Vieil intérieur vendéen[13].

Elle fait partie de l'Union des femmes peintres et sculpteurs en 1901[6] et y expose en 1906 Sur la grève, dessin[10], en 1912 (Marché des poteries à Bruges, peinture, ainsi que des portraits et des pastels[14]) et remporte la même année le 1er prix de l'Union. En 1914, elle y accroche Bagatelle, la roseraie (peinture)[10] et, en 1917, La dame à l'ombrelle (peinture)[10]. En 1935, la critique y relève « ses joliesses habiles mais embourgeoisées »[15].

En 1921, elle expose à la Galerie de la Liberté de la Presse[16] et en 1925 et 1928 à la Galerie Reitlinger[10].

Elle meurt célibataire à l'âge de 76 ans à Ivry-sur-Seine. Elle est inhumée le au cimetière du Père-Lachaise.

Élèves

Galerie

Expositions rétrospectives

  • Exposition L'art du dessin à Viry-Châtillon, Espace culturel Condorcet, - : Soupe populaire, l'attente[10]

Notes et références

  1. Plusieurs bases comme Bénézit placent erronément la date de naissance au .
  2. Archives de Paris 9e arrondissement, acte de naissance no 426, année 1878, (vue 1/31).
  3. Dictionnaire Bénézit, OxfordArt online.
  4. « petites betes et petites gens par jeanne leroy, illustrations de suzanne minier », sur eBay (consulté le ).
  5. « Fémina (mai 1919), couverture de Suzanne Minier », sur diktats (consulté le ).
  6. Annuaire de 1901 de l'Union des femmes peintres et sculpteurs sur Gallica.
  7. Immeuble où habitèrent d'autres peintres tels que Geneviève Marie Gallibert (1888-1978), René Carrère (1879-1959), ou Maurice Deminne (1879-?) en 1936, Roger Schardner (1898-1981), Louis Marcel Fréaud (1893-1964), Thérèse Landré-Malézieux (1899-1961), ou Gérard Lescot (1914-1989) en 1946.
  8. Inscription au dos du châssis d'un tableau de Suzanne Minier.
  9. Base de données « Salons et expositions de groupes 1673-1914 », salons.musee-orsay.fr, un projet du musée d'Orsay et de l'Institut national d'histoire de l'art soutenu par le Ministère de la Culture et de la communication, consulté le 17/11/2024.
  10. Collection du Centre National des Arts Plastiques (CNAP).
  11. Le Matin, 12 mai 1932 : À la Société des Artistes français.
  12. À la page du 18 mai 1933 : Le nouveau chapeau.
  13. Catalogue du Salon de la société des artistes français 1949 sur Gallica.
  14. Le Siècle du 20 février 1912 : Le Marché des poteries à Bruges. L'œuvre y est reproduite.
  15. « Le Quotidien », sur Gallica, (consulté le ).
  16. Le Phare de la Loire du 28 mai 1921 : Exposition Suzanne Minier.

Liens externes

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