Suzette Delaloge

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Suzette Delaloge, née le à Auxerre[1], est une médecin oncologue française.
Biographie
Formation
Suzette Delaloge suit une formation en France et au Canada[2].
Dépistage du cancer du sein
Suzette Delaloge est oncologue médicale et chercheuse, spécialiste du cancer du sein et de la prévention du cancer, exerce à Gustave Roussy, Villejuif (94).
Elle met en place le premier dispositif de dépistage rapide dans le cancer du sein en 2004[3]. Elle s'exprime sur le manque de tests génomiques en France dans le dépistage de ce cancer[4]. En 2016, dans une tribune du journal Le Monde, elle revient sur le dépistage où elle explique que ce « sujet de santé publique est devenu un sujet politique »[5].
Elle est coordinatrice du programme MyPebS, projet international financé par l’Union européenne pour évaluer les bénéfices du dépistage personnalisé du cancer du sein chez 53 143 femmes de 40 à 70 ans incluses dans 6 pays Européens[6]. C'est la première étude à recruter autant de patientes dans ce domaine[7] et qui pourrait changer significativement la façon dont ce dépistage est conduit[8].
Carrière médicale
De 2004 à 2021, Suzette Delaloge est cheffe du service de pathologie mammaire de l’Institut Gustave-Roussy (IGR)[2],[9].
Depuis 2021, elle est directrice du programme de prévention personnalisée des cancers pour ce même établissement[2],[10].
En 2015, elle cosigne, avec d'autres personnalités du monde médical français telles que David Khayat, une lettre pour le droit à l'oubli des patients guéris parue dans le journal Libération[11].
En 2016, elle change ses prescriptions de docétaxel au profit du paclitaxel en traitement adjuvant du cancer du sein, dans l’intérêt de ses patientes et sans attendre les recommandations officielles[9],[12] qui arrivent tardivement[13]. Selon elle, un métabolite ou une impureté pourrait être à l'origine d'une série de décès dont le premier était une patiente de l'IGR[13].
Elle intervient régulièrement dans Le Monde ou le Figaro[14] pour fournir un point de vue d'expert. Elle s'exprime ainsi sur les risques des produits de lissage capillaire qui augmentent le risque du cancer de l'utérus[10] ou sur l'obtention d'un deuxième avis médical après diagnostic[15].
Recherche médicale
Suzette Delaloge a publié plus de 385 peer-reviewed publications et présenté plus de 900 fois dans des conférences internationales[2],[16]. (Google Scholar H-Index: 94). Elle a présidé l'Intergroupe national français de recherche sur le cancer du sein Unicancer-UCBG de 2015 à 2019, la conférence européenne European Society of Medical Oncology - ESMO Breast cancer de 2022 à 2024, le comité éducatif de l'American Society of Clinical Oncolgy-ASCO dans le domaine de la prévention et de la détection précoce du cancer en 2025. Elle est présidente du groupe de travail de l'ESMO sur la prévention des cancers.
Elle est éditrice sur le cancer du sein pour le European Journal of Cancer et fait partie du comité directeur de l'European Society of Medical Oncology[2],[16].
Hommage
Suzette Delaloge est décorée chevalière de la légion d'honneur en 2018 pour son travail dans le dépistage du cancer du sein[3], et officier de l'ordre du Mérite en 2025.
En , elle remporte le Grand Prix de la Recherche Ruban Rose pour son travail d'identification des signaux précoces du cancer du sein sur des prélèvements l’ADN salivaire[17],[18]. En 2024, elle reçoit le prix L'Express des personnalités Sciences et santé pour la prévention. En 2025, elle reçoit le prix Jean Bernard de la Fondation pour la Recherche Médicale (communication sur la recherche en santé).
Références
- ↑ « Suzette Delaloge - Who's Who », sur www.whoswho.fr (consulté le )
- (en) « Suzette Delaloge », sur Gustave Roussy (consulté le )
- Coline Garré, « Légion d'honneur : des femmes médecins et chercheuses à l'honneur », Le Quotidien du médecin, (lire en ligne
, consulté le )
- ↑ Florence Rosier, « Cancer du sein : des tests pour mieux cibler les chimiothérapies », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ Suzette Delaloge, « Dépistage du cancer du sein : « il faut prévenir les risques d’inégalité d’accès à la prévention et au dépistage » », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Suzette Delaloge : "Aujourd'hui, le rapport bénéfices-risques du dépistage du cancer du sein est discuté" », sur France Inter, (consulté le )
- ↑ Enrique Moreira, « Cancer du sein : le pari d'un dépistage personnalisé », sur Les Echos, (consulté le )
- ↑ Delphine Chayet, « Vers un dépistage sur mesure du cancer du sein », sur Le Figaro Santé, (consulté le )
- Sandrine Cabut, « Suzette Delaloge, cancérologue de combat au côté des femmes », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- Florence Rosier, « Cancer de l’utérus : les produits de lissage capillaire augmenteraient le risque », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Cancer : pour le droit à l’oubli », sur Libération (consulté le )
- ↑ Eric Favereau, « Le docétaxel, 48 morts et peu de réactions », sur Libération (consulté le )
- Jérôme Vincent, « Docétaxel : "Sept décès dans l'année, ce n'est pas un hasard" », sur Le Point, (consulté le )
- ↑ Soline Roy, « Comment la pollution provoque des cancers pulmonaires », sur Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « Un site internet propose d'obtenir un deuxième avis médical », sur Le Figaro, (consulté le )
- « Suzette Delaloge | ESMO », sur www.esmo.org (consulté le )
- ↑ (en) « Dr. Suzette Delaloge Receives the Grand Prix de la Recherche Ruban Rose », sur www.gustaveroussy.fr (consulté le )
- ↑ « Cancer du sein : "La mammographie reste absolument indispensable", rappelle l'oncologue Suzette Delaloge », sur France Inter, (consulté le )
Liens externes
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