Sven Thomas Frank

Sven Thomas Frank
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Hoffmann-von-Fallersleben Bildungswerk (d) ()
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Sven Thomas Frank (pseudonyme Alexander Epstein), né en 1943 à Plauen, est un journaliste allemand considéré comme l'un des fondateurs, avec Henning Eichberg, de la Nouvelle Droite allemande dans les années 1970.

Biographie

Jeunesse et études

Dans les années 1950, Sven Thomas Frank quitte l'Allemagne de l'Est avec ses parents pour s'installer en Allemagne de l'Ouest. Il entreprend des études de sciences politiques et d'histoire intellectuelle à Erlangen et est l'élève et l'assistant de l'historien Hans-Joachim Schoeps. En 1964, il s'installe à Berlin pour étudier à l'Université libre où il prépare une thèse de doctorat intitulée Erik Reger und Der Tagesspiegel 1945 bis 1954 (Erik Reger et le Tagesspiegel (1945-1954)). En 1969, il gère notamment la correspondance éditoriale du Zeitschrift für Religions- und Geistesgeschichte, dirigé par Schoeps. Frank est aujourd'hui encore membre de la Gesellschaft für Geistesgeschichte, fondée également fondée par Schoeps.

Activité politique

En , Frank fonde l’Initiative der Jugend (IDJ) avec Bodo Blum and Fred Mohlau[1], après son déménagement d'Erlangen à Berlin. L'IDJ défendait une Ostpolitik (politique de l'Est) résolument anti-soviétique du gouvernement ouest-allemand et recrutait des membres sous le slogan « Deutsche Neutralität – Einheit und Freiheit für die Nation » (« Neutralité allemande – Unité et liberté pour la nation »),. Les étudiants membres de l'IDJ participaient au Hochschularbeitskreis Unteilbares Deutschland (Groupe de travail universitaire pour une Allemagne indivisible). Début 1969, l'IDJ fusionna avec la Außerparlamentarischen Mitarbeit (Coopération extraparlementaire), fondée l'année précédente et qui fonctionnait initialement comme l'aile jeunesse du Demokratischen Clubs (Club démocratique), créé par des élus SPD et CDU de Berlin-Ouest et opposé à l'APO (Opposition extraparlementaire),. Sous la direction de Frank, qui devint le « principal idéologue des nationaux-révolutionnaires », l'APM se radicalisa progressivement, ce qui entraîna une rupture avec le Demokratischen Club à la fin de 1970. Au début des années 1970, l'APM devint un centre organisationnel important pour la Nouvelle Droite émergente en Allemagne. Frank est également devenu membre de l'Ostpolitische Deutscher Studentenverband (ODS), organisation d'extrême droite qui publiait le magazine étudiant actio dont l'équipe éditoriale était composée, dans les années 1970, de Henning Eichberg et de quelques autres.

Sous le nom de Nationalrevolutionäre Jugend Berlins (Jeunesse révolutionnaire nationale de Berlin), Frank a initié en 1970 une alliance temporaire entre l'APM, l'ODS et la Bund Heimattreuer Jugend (Ligue de la jeunesse patriotique), qui a tenté de perturber les événements du SPD.

En 1970 et 1971, Frank a écrit divers articles sous son vrai nom et sous le pseudonyme d'Alexander Epstein dans la revue Junges Forum, fondée en 1964 par le Bund Nationaler Studenten (Association des étudiants nationaux), qui s'est imposé en Allemagne comme le premier organe théorique indépendant de la Nouvelle Droite, avec par exemple la publication d'un essai intitulé Zur Strategie und Taktik des nationalrevolutionären Kampfes (Sur la stratégie et la tactique de la lutte révolutionnaire nationale) dans le numéro 6 (1971).

En 1972, Frank et son APM rejoignent l'Aktion Neue Rechte (Action Nouvelle Droite). Lors de l'effondrement de l'ANR, en , Frank transfère l'APM au sein de l'organisation Sache des Volkes/Nationalrevolutionäre Aufbauorganisation (SdV/NRAO), dirigée par Henning Eichberg. Aux côtés d'Eichberg, il est l'une des figures de proue de cette organisation et, dans les années 1980, membre du comité de rédaction de la revue Neue Zeit, publication centrale du SdV. Lors des élections fédérales de 1990, Frank s'est présenté pour le parti Les Républicains et est devenu leur responsable régional à Berlin. Lors des élections fédérales de 1998, Frank était le candidat principal du parti à Berlin et s'est présenté comme candidat direct dans la circonscription de Steglitz/Zehlendorf.

De 1990 à 1992, Frank a été membre du comité de rédaction de Junge Freiheit. Il est également actionnaire de Junge Freiheit Verlag GmbH depuis 1990 et, depuis 1995, actionnaire avec une participation de huit pour cent dans Junge Freiheit Verwaltungs- und Beteiligungsgesellschaft mbH à Potsdam, devenant ainsi coéditeur de l'hebdomadaire.

Publications

  • 13. August 1961: Vorgeschichte, politisch-diplomatischer Verlauf und Lehren für die Gegenwart. Junges Forum Nr. 3/4 1970

Crédit de traduction

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Sven Thomas Frank » (voir la liste des auteurs).

Notes et références

  1. (en) « Neo-Nationalism and the “Neue Rechte” in West Germany from 1946 to 1988 – Robert Steuckers – Vouloir n°45/46, 1988. », sur Institute for National Revolutionary Studies, (consulté le )

Bibliographie

  • Fabian Virchow, Faschistische Tatgemeinschaft oder weltanschauliche Kaderschmiede? Systemoppositionelle Strategien der bundesdeutschen Rechten nach 1969, In: Massimiliano Livi, Daniel Schmidt, Michael Sturm, Die 1970er Jahre als schwarzes Jahrzehnt, Campus Verlag 2010.
  • Hans-Gerd Jaschke, Klaus Schönekäs, Neue Rechte und Rechtsextremismus in Europa, Springer Verlag, 1990.
  • Margret Feit, Die "Neue Rechte" in der Bundesrepublik, Campus Verlag 1987.
  • Gideon Botsch, Joachim H. Knoll, Anna-Dorothea Ludewig, Wider den Zeitgeist: Studien zum Leben und Werk von Hans-Joachim Schoeps (1909-1980).
  • Richard Stöss, Väter und Enkel: Alter und neuer Nationalismus in der Bundesrepublik, in: Ästhetik und Kommunikation, Jg. 9, Heft 32, 1978.
  • Karl-Heinz Pröhuber, Die nationalrevolutionäre Bewegung in Westdeutschland, Verlag Deutsch-Europäischer Studien 1980.
  • Jan Peters, Nationaler "Sozialismus" von rechts, Guhl Verlag, 1980.
  • Nicolaus Neumann, Jochen Maes, Der geplante Putsch: Die Rechte in der BRD, ihre Hintermänner und ihre Organisation, Konkret Verlag, 1972.
  • Peter Dudek, Hans-Gerd Jaschke, Entstehung und Entwicklung des Rechtsextremismus in der Bundesrepublik, Westdeutscher Verlag, 1984.
  • Nicolaus Neumann, Jochen Maes, Der geplante Putsch: Die Rechte in der BRD, ihre Hintermänner und ihre Organisation, Konkret Verlag, 1972
  • Heiko Langanke, Die extreme Rechte in der Bundesrepublik: Ideen, Ideologien, Interpretationen, Argument Verlag, 1996.
  • Fabian Virchow, Faschistische Tatgemeinschaft oder weltanschauliche Kaderschmiede? Systemoppositionelle Strategien der bundesdeutschen Rechten nach 1969, In: Massimiliano Livi, Daniel Schmidt, Michael Sturm, Die 1970er Jahre als schwarzes Jahrzehnt, Campus Verlag, 2010.
  • Bernd Holthusen, Michael Jänicke, Rechtsextremismus in Berlin. Aktuelle Erscheinungsformen, Ursachen, Gegenmaßnahmen, Schüren Verlag 1994.
  • Richard Faber, Hajo Funke, Gerhard Schoenberner, Rechtsextremismus: Ideologie und Gewalt, Edition Hentrich, 1995.
  • Frank Böckelmann: Wem gehören die Zeitungen? Die Inhaber- und Beteiligungsverhältnisse der Tages- und Wochenzeitungsverlage in Deutschland. UVK Medien, 2000.

Liens externes

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