Symposium de sculpture sur granit de Laongo

Sculptures sur granit de Laongo
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Pays
Coordonnées
12° 32′ 12″ N, 1° 17′ 04″ O
Carte

Le symposium de sculpture sur granit de Laongo est fondé en 1989 par le sculpteur burkinabè Ky Siriki. Il se déroule sur un site situé à environ 35 km de Ouagadougou, entre Ziniaré et Laongo-Yanga, dans la province d'Oubritenga. Les sculpteurs invités créent leurs œuvres en utilisant le granit du site. Certaines œuvres associent le granit local et d'autres matériaux comme le métal. La première itération du symposium biennal s’est ouvert le et a rassemblé 18 sculpteurs de 13 pays[1]. La dixième édition s’est déroulée sur vingt jours en [2].

Situation géographique

Le site de sculpture sur granite est situé dans le village de Laongo à environ six kilomètres au nord de Boudtenga et à un kilomètre du village de Laongo, dans la province d’Oubritenga. On y accède facilement par l'axe Ouagadougou-Koupéla jusqu’à Boudtenga et par l'axe Ouagadougou- Kaya jusqu’à Ziniaré où l’on tourne à droite à la station service, puis suivre une route de onze kilomètres[3].

Composition

Le site est composé de blocs de granit s’étale sur deux espace dans un environnement parsemé d’arbres et d’herbes. Ce site daterait selon les spécialistes de plus de trois (3) milliard d’années.

Depuis le premier symposium de sculpture dénommé << Sympo granit 89>> tenu du au , des artistes plasticiens venus d’horizons divers se lancent à chaque éditions a l’assaut de ces blocs de pierre et à force d’abnégation et de travail, les ont façonné et ont fini par leur donner une âme.

De nos jours, le site compte plus de deux cent (200) œuvres sculptées par des artistes de diverses nationalités traitant des thèmes tous aussi variés portant sur la femme, l’amour, l’environnement, le pouvoir, les animaux, l’argent.

Quelques sculptures Fare

« Le monument du millénaitre » de Siriki Ki

« Le monument du millénaire » relate le passé, le présent et le futur. On peut voir sur les différents stèles, comment les sociétés étaient organisées, comment elles communiquaient, réglaient leurs différends, se déplaçaient, les danses d’avant, la chefferie traditionnelle, etc. Aussi, peut-on voir les différentes évolutions qu’il y a eu dans le monde. L’ordinateur qui permet d’effectuer certaines tâches, les téléphones qui rapprochent les familles éloignées, les vaisseaux spatiaux, les satellites, qui marquent le futur.

« Le buste » de Tanguy Boisson

Le Français Tanguy Boisson a sculpté lui, le buste d’un homme robuste. Et à travers cette œuvre, il souhaite passer comme message la nécessité pour toute personne, fut-il fort, d’avoir à ses côtés plus petit que lui. Pour lui, il est possible d’être grand, riche, de dominer le monde. Toutefois, l’on ne doit pas oublier que notre force n’a d’effet que quand elle est exercée sur plus petit que nous. Le message ici est qu’on a toujours besoin de plus petit que soi car comme on le dit : « Nul n’est assez fort pour le demeurer éternellement. On a toujours besoin de plus petit que soi ».

« Les fardeaux de la vie » de Vasili Startaqui

La vie de couple est souvent difficile lorsque les conjoints ne partagent pas la même vision. A travers l’œuvre de Vassili Startaqui réalisée en 2003, le sculpteur dessine un visage où la première face est celle d’un homme, et l’autre, celle d’une femme. Sur la tête, ces deux portent une grosse pierre. Pour l’artiste, chacun dans le couple doit compléter l’autre, être une réponse à ce qu’il/elle recherche. Ils doivent avoir la même vision et les mêmes centres d’intérêts, pour supporter ensemble les fardeaux de la vie, symbolisés ici par la grosse pierre.

« La conversation » de Jacques Versari

A travers « La conversation », Jacques Versari présente au recto de sa sculpture, le visage doux et accueillant d’un homme et d’une femme. Cette partie de son œuvre relate la douceur et l’attention que l’homme porte à la femme pour la séduire dès les premiers moments de la relation amoureuse. Au verso, il a sculpté deux visages beaucoup plus en colère. Là, il explique qu’au fil du temps, l’homme devient de plus en plus dur, et la femme de plus en plus exigeante. C’est à ce moment que les difficultés dans le couple naissent. Le message final est que peu importe les disputes qui existent entre conjoints, ils doivent toujours se rappeler les doux moments et se dire que les mauvaises passes sont inhérentes à la vie à deux.

« Le cri » de Bachir Hadji

« Le cri » de l’Algérien Bachir Hadji présente une sculpture où chaque face représente le visage des dirigeants africains. Le premier est beaucoup plus beau, reluisant, et soigné. C’est celui-là qu’ils affichent face aux bailleurs de fonds et aux investisseurs, une fois qu’ils se retrouvent en face des espèces sonnantes et trébuchantes. Le second est celui qu’ils ont face à leurs propres peuples, qu’ils bâillonnent, traumatisent et martyrisent. Cette œuvre conscientise, montre le mépris et souvent la haine que certains peuvent avoir vis-à-vis de leurs frères, tout en offrant une place de choix aux personnes étrangères dans leurs vies, eu égard à leurs poids économiques.

« Le songe d’un vieillard » de Ali Nikièma

L’artiste Ali Nikièma lui, présente « Le songe d’un vieillard ». Sur la sculpture, on peut voir la poitrine d’une femme, et plus bas, le visage d’un vieil homme. L’image ici évoque l’intimité de l’homme et de la femme, précisément au moment où le premier est en quête de solution face à une situation difficile qu’il traverse. En reposant sa tête sur la douce et tendre poitrine de son épouse, l’homme y trouve réconfort, amour et tendresse, tout en bénéficiant de sages conseils de cette dernière. Une illustration du proverbe qui dit : « la barbe exécute le jour, ce que la tresse lui a dicté la nuit »[4].

Notes et références

  1. « Le site de Laongo - symposium international de sculptures de granit », sur Rivages association de solidarité internationale, Rivages association de solidarité internationale – Burkina Faso – boucle du Mouhoun – du Mamou au Sahel de Giou à Tougan Rivages association de solidarité internationale, (consulté le ).
  2. « Burkina Faso : symposium sculpture sur granit de Laongo - Bientôt une nouvelle dimension à l'événement », Sidwaya Quotidien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. « SYMPOSIUM DE SCULPTURE SUR GRANIT DE LAONGO », sur burkinatourism.com (consulté le )
  4. « Burkina/Tourisme : Quelques sculptures sur granite de Laongo et leurs significations - leFaso.net », sur lefaso.net (consulté le )

Liens externes

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