Système de santé du Rwanda
les soins de santé au Rwanda ont connu une nette amélioration au cours des dernières décennies. Le pays dispose aujourd’hui d’un système de santé universel, considéré comme l’un des plus performants du continent africain
[1].

Histoire
Système d'assurance maladie
L’assurance maladie est devenue obligatoire pour tous les individus en 2008[1]. En 2010, plus de 90 % de la population était déjà couverte[1], et en 2012, seulement environ 4 % des personnes n’étaient pas assurées[1].
Le président Kagame a fait des soins de santé l’une des priorités du programme de développement Vision 2020, augmentant les dépenses de santé à 6,5 % du produit intérieur brut en 2013, contre 1,9 % en 1996. Le gouvernement a délégué le financement et la gestion des soins de santé aux communautés locales par le biais d’un système de mutuelles de santé. Celles-ci ont été testées en 1999, puis étendues à l’échelle nationale au milieu des années 2000, avec le soutien de partenaires internationaux au développement. Les mutuelles sont détenues et gérées au niveau des trente districts du Rwanda. Des régimes d’assurance maladie distincts existent pour les fonctionnaires et les militaires[3].
En 2012, environ 45 % du financement du système provenait du paiement des primes, le reste étant assuré par des fonds publics et des donateurs internationaux[1].
Qualité
Dotation en personnel
Un réseau de 58 286 agents de santé communautaires assure la prestation de soins de santé primaires et l’orientation des patients dans 14 837 villages.[réf. nécessaire]
Le Rwanda fait face à une pénurie de professionnels de la santé, avec seulement 0,84 médecin, infirmier ou sage-femme pour 1 000 habitants en 2013. Programme des Nations Unies pour le développement(PNUD) suit les progrès du pays en matière de santé dans le cadre les Objectifs du millénaire pour le développement(OMD), notamment les objectifs 4 à 6, qui portent sur les soins de santé.[réf. nécessaire]
Selon un rapport intermédiaire du PNUD publié en 2015, le Rwanda n'était pas en bonne voie pour atteindre l’objectif 4, relatif à la réduction de la mortalité infantile, bien que celle-ci ait « chuté de façon spectaculaire ». En revanche, le pays réalisait « de bons progrès » vers l’objectif 5, qui vise à réduire de trois quarts le taux de mortalité maternelle. Quant à l’objectif 6, concernant la lutte contre le VIH/sida, il n’était pas encore atteint, la prévalence du VIH n’ayant pas commencé à diminuer[4].
Le Rwanda participe à un programme de sept ans, lancé en 2013, qui implique des centaines d’enseignants médicaux et de cliniciens issus de 25 institutions médicales américaines, parmi lesquelles la Harvard Medical School, la Yale Medical School et la Duke Medical Schoo. Ces experts forment le personnel médical rwandais et mettent en place des programmes de formation et de résidence. Au terme de ces sept années, ces programmes seront entièrement gérés par le gouvernement rwandais, avec ses propres enseignants, cliniciens et budget. Cette initiative vise également à améliorer la qualité des soins grâce à une formation renforcée[4].
Voir aussi
Articles connexes
Références
- Rosenberg, « In Rwanda, Health Care Coverage That Eludes the U.S. »
- ↑ WHO 2009, p. 10.
- ↑ « Rwanda prescribes compulsory healthcare », Financial Times, (lire en ligne, consulté le )
- Tuyisenge, « Quality improvement strategies to improve inpatient management of small and sick newborns across All Babies Count supported hospitals in rural Rwanda. », BMC Pediatr, (lire en ligne)
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