Tétraogalle de Perse

Tetraogallus caspius

Tetraogallus caspius
Description de cette image, également commentée ci-après
Trois Tétraogalles de Perse en Turquie.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Tetraogallus

Espèce

Tetraogallus caspius
(Gmelin, SG, 1784)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Statut CITES

Sur l'annexe I de la CITES Annexe I , Rév. du 01/07/1975

Le Tétraogalle de Perse (Tetraogallus caspius) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Répartition et sous-espèces

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[1], le Tétraogalle de Perse est représenté par 3 sous-espèces (ordre phylogénique) :

  • Tetraogallus caspius tauricus Dresser, 1876 — sud, est de la Turquie (dont les Monts Taurus qui donnent son nom à la sous-espèce) et ouest de l'Arménie ;
  • Tetraogallus caspius caspius (Gmelin, SG, 1784) — du centre de l'Arménie au Kopet-Dag ;
  • Tetraogallus caspius semenowtianschanskii Zarudny, 1908monts Zagros.

T. c. semenowtianschanskii est une forme plus claire, à teinte générale plus fauve-chamois.[réf. nécessaire]

Habitat

Le tétraogalle de Perse est un résident de la montagne, au-dessus de 1 800 m. On le trouve sur les versants escarpés entrecoupés de ravins ou dans les prairies alpines, normalement au-dessus de la limite des arbres et des buissons d'astragales, souvent parmi des plaques de neige, mais il peut redescendre dans la ceinture forestière en été. Il monte moins haut (3 000 m) que le tétraogalle du Caucase et son habitat est plus sec que celui fréquenté par ce dernier[2].

Mœurs

Les mœurs de ce tétraogalle sont semblables à celles des autres espèces du groupe. Il vit en couples ou en groupes de quelques oiseaux qui se dispersent dans les zones de nourrissage, en marchant lentement à la recherche de baies, graines, tubercules, bourgeons et feuilles. Les pics d’activité se situent en début et en fin de journée, ces perdrix préférant demeurer parmi les rochers en milieu de journée. Le soir venu, elles volent rapidement vers les zones de nourrissage, par couples ou par groupes, après avoir poussé quelques cris de contact et de ralliement. Le vol est plutôt plané, par longues glissades à ras des rochers, et juste entrecoupé de bruyants battements d’ailes.

Voix

Le répertoire vocal est similaire à celui des tétraogalles du Caucase et de l’Himalaya. Les mâles chantent du haut d’un rocher ou d’un surplomb, tête et cou dressés. Le chant consiste en une série de plusieurs notes sifflées chacune montant d’une octave et demi, la note terminale étant très haut perchée[3].

Nidification

Cette perdrix est monogame. Les parades commencent en avril ; les mâles semblent alors beaucoup plus nombreux que les femelles . Le nid est une simple dépression creusée par la femelle, en terrain découvert ou à demi cachée par un rocher. Les œufs sont pondus de fin avril à mai. La femelle élève seule ses jeunes[3].

Statut, conservation

Cette espèce n’est pas considérée comme menacée bien que la chasse et la dégradation de son habitat par surpâturage soient des menaces ponctuelles et localisées. Elle n’est nulle part commune sauf en Iran, où se situe la population la plus importante (7000 à 8000 individus). La population est estimée à quelques centaines d’oiseaux en Turquie, où elle est protégée et où des aires de protection ont été établies dans le Kayseri-Yahyali et le Tunceli-Cemiskezek. Elle est rare en Arménie et en Azerbaïdjan . Elle est peu abondante au Turkménistan où elle est considérée comme menacée en raison du braconnage et de la destruction de l’habitat, bien qu’elle soit protégée et placée sur la liste rouge (BirdLife International 2011).

Références

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Emil K. Urban, C. Hilary Fry et Stuart Keith, The birds of Africa, vol. 2, Londres, Academic Press Limited, , 552 p. (ISBN 978-0-1213-7302-3).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).

Liens externes


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