Taxo d'Avall
| Taxo d'Avall | |||||
Taxo d'Avall. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Occitanie | ||||
| Département | Pyrénées-Orientales | ||||
| Arrondissement | Céret | ||||
| Commune | Argelès-sur-Mer | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 42° 34′ 06″ nord, 3° 00′ 16″ est | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | La Côte Vermeille | ||||
| Historique | |||||
| Intégrée à | Argelès | ||||
| Dissolution | 1790 | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales
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Taxo d'Avall ou Tatzo d'Avall est un hameau et une ancienne paroisse aujourd'hui rattachée à la commune d'Argelès-sur-Mer, dans les Pyrénées-Orientales.
Géographie
Le hameau de Taxo d'Avall est situé dans la partie nord-ouest du territoire d'Argelès-sur-Mer, à la limite du territoire de Saint-André, où se situe Taxo-d'Amont, un peu plus à l'ouest.
Toponymie
- Formes du nom
Le nom apparaît au IXe siècle sous la forme Villa Tacione et dans le nom de la rivière située à proximité, Fluvium Tacidum, en 823[1]. Au Xe siècle, on retrouve Tacione, mais aussi la distinction entre Villa Tacidone subteriore (Tatzó d'Avall) et Villa Tacidone superiore (Tatzó d'Amunt)[2].
Au XIe siècle, le lieu est désigné sous le nom de Tatzone, la rivière sous les noms de Rivo Tacito et Rivum Tationensem. Le château est désigné sous le nom Castrum de Tacidone[2].
Aux XIIe et XIIIe siècles, les formes du nom sont Tacidone, Tacione, Tazo, Tazzo, Tatzo et Totzon. Au XIVe siècle, on trouve Tazzo, Totzo d'avall puis au XVIIe siècle Tatso de Vall et Tatzo[2].
C'est seulement à la fin du XVIIIe siècle que le nom est francisé sous la forme de Taxo, avec notamment la mention de Taxo de Vall en 1789[3]. Cette forme incorrecte est couramment utilisée au cours du XIXe siècle et finit par s'imposer[2].
En catalan moderne, le nom du village est Tatzó d'Avall[4]. Cette forme est reprise au XXIe siècle, conjointement avec Taxo d'Avall, sur les cartes de l'IGN.
- Étymologie
L'hypothèse la plus probable pour l'origine du nom est un nom de personne de l'époque tardo-romaine, Tattius ou Tascius, suivi du suffixe -onem. La forme primitive Tattiu-onem a évolué rapidement vers Tacione puis plus tard vers la forme Tatzó que l'on connaît aujourd'hui. De manière similaire dans la région, on trouve l'évolution de Lauritius-onem vers Llauró ou Ascarius-onem vers Escaró[2].
Histoire
Taxo d'Avall est documenté depuis le IXe siècle. Le château, dont subsistent encore quelques vestiges et une chapelle romane, était la résidence des vicomtes de Tatzo[5]. Guillem Adalbert I devient le premier vicomte de Tatzo en 1013. En 1121, Bernat Berenguer de Llupia épouse Jordana, la fille et héritière de Hug, vicomte de Tatzo[6].
L'ensemble du comté de Roussillon passant vers 1172 dans le domaine du roi d'Aragon, la vicomté redevient une simple seigneurie, laquelle passe par mariage en 1344 aux Despuig[7], puis de la même façon aux Oms (seigneurs de Calmella) au début du XIVe siècle.
La seigneurie de Taxo d'Avall est concédée en 1668 au baron de Montclar, Joseph de Pons.
À la création des communes en 1790, Taxo d'Avall est intégrée au territoire d'Argelès, tandis que Taxo-d'Amont est rattachée au territoire de Saint-André[3].
Vicomtes et seigneurs de Tatzo
La liste connue des vicomtes et seigneurs de Tatzo est la suivante[8] :
- 1013-1052 : Guillem Adalbert I ;
- 1052-1087 : Udalgar I, sans doute le fils du précédent ;
- 1087-1102 : Ramon-Udalgar I, fils du précédent ;
- 1102-1106 : Hug I, frère du précédent ;
- 1106-1145 : Jordana, fille de Hug I, héritière du titre ;
- 1145-1156 : Hug II, fils de Jordana et de Bernat de Llupia ;
- 1156-1176 : Ramon II (dernier vicomte) ;
- 1176-1251 : Ramon III (premier seigneur).
Population et société
Démographie ancienne
La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).
Note : en 1774 la population de Taxo d'Avall est déjà recensée avec celle d'Argelès.
Culture locale et patrimoine
Monuments et lieux touristiques
Le château est composé de l'église Saint-Martin-et-Sainte-Croix, du donjon (au sud de l'église) et de la tour de guet, constituant un ensemble faisant corps. Les murs de la partie castrale ont conservé leurs courtines avec archères[1].
Concernant l'enceinte extérieure, trois des cinq tours primitives ont été détruites et seul un élément de la partie sud de l'enceinte subsiste[1].
L'église, les vestiges du château et de l'enceinte fortifiée, incluant la partie subsistante de l'enceinte extérieure située au sud, sont inscrits au titre des monuments historiques arrêté du [1].
-
Saint-Martin-et-Sainte-Croix. -
L'intérieur de l'église.
-
La façade de l'église.
-
La tour.
Voir aussi
Bibliographie
- Carole Puig, Sylvain Durand, Rachel Castella et Jean-Paul Cazes, « A l'origine du village roussillonnais : Taxo-d'Avall, premiers éléments d'enquête », Archéologie du Midi Médiéval « Supplément n°9. L’habitat rural du haut Moyen Âge en France (Ve – XIe siècles) : Dynamiques du peuplement, formes, fonctions et statuts des établissements », , p. 313–331 (DOI 10.3406/amime.2020.2225, lire en ligne).
Articles connexes
Lien externe
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale : Taxo d'Avall », sur ehess.fr, École des hautes études en sciences sociales.
- « Hameau du Taxo d'Avall », notice no PA00103959, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Références
- « Hameau du Taxo d'Avall », notice no PA00103959, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
- Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
- ↑ (ca + fr) Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
- ↑ Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
- ↑ Collectif, Historia dels Llupia (1088-1771), Canet-en-Roussillon, Trabucaire, , 349 p. (ISBN 978-2-849-74-045-3), Page 32
- ↑ Bernard Lloansi, « Des vicomtes de Tatzo aux Despuig, seigneurs de Tatzo et mercaders de Collioure et Perpignan », Nissaga. Bulletin de l'Association catalane de généalogie N°58, , p. 8-15
- ↑ Vicomtes de Tatzo sur le site bislyjp.com
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