Tazrut
Tazrut (en Amazigh: ⵜⴰⵣⵔⵓⵜ)[1] est une cité montagneuse historique située dans la commune d'Aïn Mellouk, Wilaya de Mila, au nord-est de l'Algérie. Elle fut la capitale sacrée des Fatimides et le berceau de leur empire[2].
| Tazrut | ||||
| Noms | ||||
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| Nom arabe | تازروت | |||
| Nom amazigh | ⵜⴰⵣⵔⵓⵜ | |||
| Administration | ||||
| Pays | ||||
| Wilaya | Mila | |||
| Commune | Aïn Mellouk | |||
| Statut | Site de vestiges historiques | |||
| Géographie | ||||
| Coordonnées | 36° 17′ 26″ nord, 6° 06′ 20″ est | |||
| Altitude | 1 002 m |
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| Localisation | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Géolocalisation sur la carte : Algérie (nord)
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En 893, elle devint la capitale de L'Empire fatimide naissant. Les Fatimides érigèrent Dar al-Hijra Tazrut pour en faire le second centre de diffusion de la doctrine ismaélienne parmi les tribus Ketama. Ce tournant majeur survint après que les croyants Ketama (Mu'minin) ralliés à Abu Abd Allah eurent donné leur assentiment, et ce, suite aux multiples refus auxquels la prédication avait fait face à Ikjan durant ses premiers mois[3],[4]. Tazrut conserva ce rôle prééminent jusqu'en , date à laquelle les Fatimides transférèrent leur capitale à Ikjan, qui devint alors le nouveau centre névralgique de l'empire[5].
Toponymie
Les historiens divergent quant à l'orthographe exacte du nom "Tazrut". Ibn al-Athîr l'a mentionnée sous le nom de "Nassiroun", Al-Nowaïri sous celui de "Tazarat", tandis qu'Al-Maqrizi l'a nommée "Nassirout". Cependant, Al-Qadi al-Nu'man l'a orthographiée "Tazrut", ce qui s'avère être la graphie correcte. En effet, ce nom a été retrouvé gravé sur une inscription rupestre locale datant de l'époque Numide. Quant à l'étymologie de "Tazrout", elle est d'origine Berbèr et signifie "le grand rocher"[6].
La dénomination Tazrut est un nom d'origine Berbère signifiant localement « la colline rocheuse ». Elle est également surnommée « La cité », un lieu qui, selon les habitants locaux, est accessible par l'entrée d'une grotte[7].
Géographie
L'archéologue Ammar Nouara confirme qu'à une altitude de 1 002 mètres, le site de Kaf Tazrut se dresse à environ 7 km au nord-ouest du chef-lieu de la commune d’Aïn Mellouk, dans le sud de la Wilaya de Mila. Ce haut lieu historique, inscrit au registre des biens culturels protégés de la région, abrite les vestiges de la citadelle fatimide de Tazrut près de Mechtat Aïn Bezzat[7].
Tazrut située au cœur d’une chaîne montagneuse entre les hauteurs de l’Oued El-Rhumel et de l’Oued Er-Redjas, se trouve à environ dix milles de la ville de Constantine, occupant une position stratégique qui surplombe l’ensemble de ses environs. Au nord, la vue s’étend des monts de Moya et de Zouaoua, au niveau de Ferdjioua, jusqu’aux sommets des Babors; au sud, le regard embrasse les vastes plaines des Ouled Abdennour, de Teleghma et de Zemmour, laissant même entrevoir au loin les montagnes de l’Aurès. Aujourd'hui, le site historique de Tazrut est rattaché administrativement à la commune d’Aïn Mellouk, dans la daïra de Tadjnanet, au sein de la wilaya de Mila[6].
Références
- ↑ Naït-Zerrad Kamal, ⴰⵓⵔⵉⴰⵏ ⵉⵣⴰⵔⵉⵙⵎⵏ ⵉⵎⴰⵣⵉⴻⵏ (Les gloires amazighes antiques), ENAG, (lire en ligne), p. 137
- ↑ (en) Delia Cortese, Les Fatimides : Portrait d'une dynastie, Reaktion Books, (ISBN 978-1-83639-018-3, lire en ligne), p. 55
- ↑ Fierro Maribel, Public Violence in Islamic Societies: Power, Discipline, and the Construction of the Public Sphere, 7th-19th Centuries CE, Edinburgh University Press, (ISBN 978-0-7486-3731-7, lire en ligne)
- ↑ Mohamed Badar et Masaki Nagata, « Modern Extremist Groups and the Division of the World: A Critique from an Islamic Perspective », Arab Law Quarterly, vol. 31, no 4, , p. 305–335 (ISSN 0268-0556, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Heinz Halm, The Empire of the Mahdi: The Rise of the Fatimids, BRILL, (ISBN 978-90-04-49265-3, lire en ligne), p. 107
- (ar) Laâraba Nawel, « Les vestiges de l’État fatimide au Maghreb central à travers les sites archéologiques et les collections des musées de Sétif et de Constantine (280-362 H / 893-973 J.-C.) » [Mémoire de magistère], Institut d'archéologie, Université d'Alger 2, (consulté le )
- (ar) Nouara Ammar, « Vestiges : la « Forteresse de Tazrut » à Mila, un monument historique de grande envergure », Algérie Presse Service, Office National de Gestion et d'Exploitation des Biens Culturels Protégés (OGEBC), (consulté le )
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