Technologie de la Rome antique

Le pont-aqueduc du Gard a probablement été construit au Ier siècle de notre ère.

La technologie romaine est un des aspects les plus importants de la civilisation romaine. Cette technologie a été certainement la plus avancée de l'Antiquité. Elle a permis la croissance démographique de Rome, mais lui a aussi donné sa puissance économique et militaire. De très nombreuses techniques ont été oubliées après la chute de l'Empire romain à la suite des grandes migrations.

La technologie romaine est issue de redécouverte ou d'importation de nouvelles techniques dans des domaines aussi divers que l'ingénierie civile, la construction navale ou l'élaboration de matériaux. Certaines de ces techniques n'ont pu être redécouvertes et reproduites qu'à partir du XIXe siècle, grâce à la science et à la puissance mécanique.

Acquisition de nouvelles technologies

Influences étrangères

Innovations techniques

La scie de Hiérapolis, la plus ancienne machine connue utilisant un système de bielles et manivelles[1],[2],[3]

La transmission du savoir

Les réalisations romaines sont pour la plupart des réalisations d'artisans et pour les plus imposantes de savants architectes, formés par un système d'apprentissage qui eut pour héritier le compagnonnage du Moyen Âge. Tous les maîtres artisans ne donnaient leurs secrets qu'à leurs apprentis de façon à éviter la concurrence d'autres artisans et à assurer par leur réputation le recrutement des meilleurs apprentis. Vitruve fut une rare exception à cette règle. Un de ces savants les plus célèbres était Apollodore de Damas.

Nous ne connaissons la plupart de leurs réalisations qu'à travers les textes latins traduits de l'arabe eux-mêmes traduits de textes grecs, par exemple Héron d'Alexandrie , ou de voyageurs décrivant les réalisations romaines comme Pline le Jeune ou Strabon.

Les techniciens romains, pour faire leurs calculs, devaient utiliser le système de numération romain pour les Unités de mesure romaines en utilisant l'abaque romain.

Moyens techniques

Technologie hydraulique

Les ingénieurs romains (en) construisent de nombreux aqueducs (notamment onze aqueducs principaux dans la métropole) qui permettent l’approvisionnement en eau d’installations publiques (fontaines qui coulent sans cesse, moulins qui tournent jour et nuit, thermes géants et collectifs, naumachies), l'adduction d'eau dans les habitations privées, et l’assainissement des villes. L'historien Pierre Grimal appelle Rome « la ville de l'eau » car sous Trajan, ces aqueducs représentent, selon une estimation haute, une consommation quotidienne d'eau par habitant qui s'élève environ à 1 000 litres[4], contre environ 137 litres en France au début du XXIe siècle[5].

Outils

Partie métallique d'une dolabre
  • La dolabre (dolabra) est l'outil universel du légionnaire pour la réalisation des murailles de protection des camps ; elle a 2 faces : hache ou cognée d'un côté, et pioche ou pic de l'autre. Elle sert accessoirement d'arme.

Appareils de mesure

Le rôle de l'esclavage

Savoir-faire

De nombreuses innovations furent apportées au savoir-faire. Les techniques de la métallurgie, de l'agriculture, de la marine de guerre, et bien sûr de l'architecture (y compris la charpente et la construction d'engins de siège) formaient un savoir spécifique donnant un avantage technologique au Romains. L'art romain et les techniques comme l'orfèvrerie ou la sculpture sont directement hérités des techniques grecques. La médecine et la pharmacopée constituaient un savoir important, hérité des grecs, mais que les romains ont su développer. Les techniques de conservation des aliments et les techniques agricoles sont décrits par de nombreux auteurs dans des traités géoponiques. Le savoir-faire dans la réalisation des vêtements est également important.

Les réalisations

La Via Appia, dans le sud de l'Italie, est toujours praticable.
Barrage romain d'Almonacid de la Cuba, province de Saragosse, (Espagne).

La maîtrise de l'espace fut un enjeu majeur pour les romains, et leurs plus brillantes réalisations sont essentiellement des réalisations architecturales : routes, Aqueducs, thermes, ponts, amphithéâtres.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ (de) Klaus Grewe, « Die Reliefdarstellung einer antiken Steinsägemaschine aus Hierapolis in Phrygien und ihre Bedeutung für die Technikgeschichte. Internationale Konferenz 13.−16. Juni 2007 in Istanbul », dans Martin Bachmann (dir.), Bautechnik im antiken und vorantiken Kleinasien, vol. 9, Istanbul, Ege Yayınları/Zero Prod. Ltd., , 429–454 (429) (ISBN 978-975-807-223-1, lire en ligne)
  2. ↑ (en) Tullia Ritti, Klaus Grewe et Paul Kessener, « A Relief of a Water-powered Stone Saw Mill on a Sarcophagus at Hierapolis and its Implications », Journal of Roman Archaeology, vol. 20,‎ , p. 138–163 (161)
  3. ↑ (es) Klaus Grewe (trad. Miguel Ordóñez), « La máquina romana de serrar piedras. La representación en bajorrelieve de una sierra de piedras de la antigüedad, en Hierápolis de Frigia y su relevancia para la historia técnica (traducteur Miguel Ordóñez) », Las técnicas y las construcciones de la Ingeniería Romana, v Congreso de las Obras,‎ , p. 381–401 (lire en ligne)
  4. ↑ (en) Filippo Coarelli, Rome and environs : an archaeological guide, University of California Press, , p. 449
  5. ↑ Luc Duret et Jean-Paul Néraudau, Urbanisme et métamorphose de la Rome antique, Les Belles Lettres, , p. 267
  6. ↑ Victor Labate, « Moulins Romains », World History Encyclopedia,‎ (lire en ligne, consulté le )
  7. ↑ (en) université Stanford
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