Temple d'Apollon (Autun)
| Destination initiale | |
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| Construction |
attestaté au IIIe siècle |
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Disparu |
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boulevard Latouche |
| Région historique |
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Coordonnées : format invalide |
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Le temple d'Apollon est un temple romain de la cité éduenne d'Augustodunum, actuelle Autun (Saône-et-Loire, France) et aujourd'hui disparu. Une cella 6 place de Charmasse inscrite aux monuments historiques — aujourd'hui connue sous l'appelation pseudo-temple d'Apollon — a été confondue au XIXe siècle comme un vestige de ce temple.
Unique attestation
La documentation sur les temples et les cultes des Éduens est très lacunaire. Deux textes mentionnent le culte d'Apollon, dieu romain des arts. L'un peut être rattaché à Bourbon-Lancy (Aquæ Nisinei), l'autre à Augustodunum. Ce texte a pour auteur Eumène, un rhéteur né à Autun vers 260 et mort vers 311, directeur des Écoles méniennes attenantes[1]. À Augustodunum, c'est trois temples qui sont attestés.
La découverte d'une inscription dédiée à Apollon dans les vestiges d'une cella place de Charmasse au XIXe siècle amène les historiens à faussement la considérer comme une ruine du temple. Aucune autre preuve archéologique n'a pu confirmer le lien[1].
Description
Le véritable temple se situe probablement sur la voie la plus importante de la cité, appelée en latin Cardo maximus (à l'emplacement actuel du centre hospitalier, boulevard Latouche). Il fait face aux Écoles méniennes et est peut-être attenant au forum, sans que les fouilles ne fournissent davantage de détails[2].
Les Journées d'actualité de la recherche archéologique en Autunois et en Bourgogne, tenues à Autun en 2012, établissent selon les données archéologiques à disposition un plan du centre monumental de la cité, coupé par le cardo. Le sanctuaire dédié à Apollon est situé sur le long ouest de la voie, à proximité d'un édifice imposant sur le côté est de la voie, des thermes directement au nord et peut-être du forum au nord-est (sous le quartier médiéval de Marchaux) et au sud de un édifice dont subsiste un pan de mur, un temps confondu avec le temple d'Apollon, qui pourrait être un important nymphée[3]. L'îlot d'en face pourrait avoir accuilli les Écoles méniennes décrites par Eumène[4],[2], qui les positionne entre le temple d'Apollon et le forum, sur le long du cardo maximus[3].
Recherches
Il ne reste aucun vestige extérieur du temple. Il est situé sous l'hopital moderne d'Autun, un emplacement attesté par une fouille du pavillon Saint-Louis en 1986 et par un plan de la Société éduenne datant de la fin du XIXe siècle[2].
Ruine place de Charmasse

| Destination initiale | |
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| Patrimonialité | |
| État de conservation |
Vestiges |
| Adresse | |
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| Région historique |
La ruine est située dans une propriété privée[5] au numéro 6 place de Charmasse (parcelle cadastrale AI 230)[5]. Elle présente le pan d'un mur d'une cella hémisphérique[1] avec des niches[6]. Il y est inscrit, en grec, un texte dédié aux divinités Apollon et Diane[1].
Sa fonction est mal identifiée[5]. Deux canalisations maçonnées se dirigeant vers l'édifice sont mises au jour en 2005. L'une d'entre elle est tapissée à l'intérieur d'une couche de béton de tuileau, caractéristique des conduits d'eau potable[5]. Elles laissent penser qu'il pourrait s'agir d'une fontaine — monumentale —, comme une nymphée au plan semi-circulaire[6]. Une autre hypothèse émet qu'il pourrait s'agit d'un exèdre destiné à accueillir des statues à l'intérieur des niches[5].
Les vestiges visibles en élévation bénéficient le d'un classement au titre des monuments historiques, sous le nom « pseudo-temple d'Apollon »[5].
Au XVIIIe siècle, la légende du puits Saint-Symphorien raconte qu'il s'agirait d'un reste de la maison du martyr chrétien Symphorien d'Autun[7],[8].
- Représentations scientifiques du pseudo-temple d'Apollon
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![Illustration du XVIe siècle, copie du XVIIe siècle, légendée « Restant de la maison de Monsieur sainct Symphorien[9]. » BNF. Département des manuscrits. Dupuy 667[a].](./_assets_/0c70a452f799bfe840676ee341124611/Manuscrit_Dupuy_667_-_fol_143%252C_d%C3%A9tail_pseudo-temple_d'Apollon.png)
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Confusion entre le temple d'Apollon et le vestige dans la carte publiée par Harold de Fontenay dans Autun et ses monuments en 1889 (détail). L'emplacement des Écoles méniennes et du Capitole sont aussi erronés[10].
- Représentations fantaisistes du pseudo-temple d'Apollon
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Représentation des vestiges publiée en 1846 par la Société éduenne pour la réédition de l'Histoire de l'antique cité d'Autun d'Edmé Thomas[11]. -
Gravure de Jean-Baptiste Lallemand, XVIIIe siècle.
Notes et références
Notes
- ↑ Recueil de dissertations et de notes relatives à la numismatique, à la glyptique et à l'épigraphie antiques. — Nombreux dessins, provenant du cabinet de Peiresc., xviie siècle, 224 p. (lire en ligne). Notice sur archivesetmanuscrits.bnf.fr.
Références
- Pascale Chardron-Picault, « Augustodunum, capitale des Éduens », Dossiers d'archéologie, no 316, , p. 3-11.
- Labaune 2014.
- Yannick Labaune et Antoine Louis, « Nouvelles données sur le centre monumental d'Augustodunum », dans Alexandre Burgevin, Emilie Dubreucq, Corinne Goy, Vincent Guichard, Luc Jaccottey, Yannick Labaune, Hervé Laganier, Stéphane Lenda, Antoine Louis, Stéphane Martin, et al., Journée d'actualité archéologique en Autunois et en Bourgogne, , Autun, , 61 p. (lire en ligne), p. 24-30.
- ↑ https://www.autun.com/uploads/documents/decouvrir-autun/journee-actualite-arch%C3%A9ologique/JAAAB-2019.pdf
- « Pseudo-temple d'Apollon », notice no PA71000066, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- Félicien Carli, Autun, petite histoire de l'architecture, Paris, Éditions du cardo, , 104 p. (ISBN 978-2-37786-000-5), p. 12.
- ↑ Harold de Fontenay (préf. Anatole de Charmasse), Autun et ses monuments, Autun, Dejussieu père et fils, , 541 p. (lire en ligne), p. 362.
- ↑ « Procès-verbaux des séances : Séance du », Mémoires de la Société éduenne, t. XI, , p. 531-540 (lire en ligne). Note d'Harold de Fontenay sur les traditions relatives à la maison de Saint-Symphorien, p. 533-537.
- ↑ Frédérique Lemerle (dir.), « Autun (Saône-et-Loire, 71), Temple d’Apollon, Élévation perspective Dessin (plume et encre), Anonyme français (15..?-16..?), XVIIe siècle (début) », sur Architectura - Gallia Romana, Centre d'études supérieures de la Renaissance, Université François-Rabelais, Tours (consulté le ).
- ↑ de Fontenay 1889.
- ↑ Vivien Barrière, Les portes de l'enceinte antique d'Autun et leurs modèles (Gaule, Italie, provinces occidentales de l'Empire romain), Université de Bourgogne, , 649 p. (lire en ligne [PDF]), p. 254.
Annexes
Articles connexes
- Rue de l'Arbalète, à proximité
- Liste des monuments historiques d'Autun
- Liste des monuments historiques protégés en 2014
Bibliographie
- Harold de Fontenay (préf. Anatole de Charmasse), Autun et ses monuments, Dejussieu père et fils, , 541 p. (BNF 30447950, lire en ligne)
- Alain Rebourg, Autun, 71/1, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 238 p. (ISBN 2-87754-025-1, BNF 35679614), p. 81-83.
- Yannick Labaune (dir.), Autun antique, Paris, Éditions du patrimoine - Centre des monuments nationaux, coll. « Guides archéologiques de la France », , 144 p. (ISBN 978-2-7577-0331-1)
Liens externes
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