Temps législatif programmé
En France, le temps législatif programmé est une procédure parlementaire qui permet de limiter les débats à l'Assemblée nationale à un maximum de 50 heures, elle empêche donc toute obstruction parlementaire. Elle a été utilisée plusieurs dizaines de fois depuis son instauration en 2009 et s'inspire de dispositions passées.
Historique
Cette procédure s'inspire de dispositions supprimées en 1969, appelées « crédit-temps ». En effet, la révision constitutionnelle de 2008 qui a restreint les modalités d'utilisation de l'article 49 alinéa 3 plaidait pour une réorganisation des débats afin d'éviter l'obstruction des parlementaires : le temps législatif programmé est donc introduit dans le règlement de l'Assemblée nationale (article 49) à la suite de la loi du (article 17)[1].
Utilisations
Cette procédure est décidée en Conférence des présidents de groupe parlementaire. Les groupes d'opposition disposent d'un temps supérieur à celui de la majorité. Alors que l'opposition socialiste s'y était opposée en 2009 et avait assuré de ne pas y avoir recours, et même de la supprimer, ils utilisent abondamment le dispositif de retour au pouvoir (4 fois entre mars et )[1].
Cette procédure ne peut être appliquée lors de la discussion de lois constitutionnelles, de lois de finances et de lois de financement de la Sécurité sociale.
Notes et références
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Julie Benetti, « Le retour de la procédure du temps législatif programmé », Constitutions : Revue de droit constitutionnel appliqué, Dalloz, no 3, , p. 374.

- Landry Simo, « Le temps législatif programmé à l’Assemblée nationale », Revue du droit public, no 4, , p. 889–910 (lire en ligne
). - Vincent Mazeau, Le temps législatif programmé (mémoire de master de l’université Panthéon-Sorbonne, dirigé par Georges Bergougnous), , 61 p.
- Georges Bergougnous, « La discussion de la « loi Macron » en première lecture à l'Assemblée nationale : les limites du temps législatif programmé », Constitutions, no 2, , p. 204-205.
- Vincent Mazeau, « Le temps législatif programmé à l'Assemblée nationale : organisation ou désorganisation des débats ? », Constitutions, no 3, , p. 345-349.
- Vincent Mazeau, « La défaveur apparente du temps législatif programmé : simple éclipse, ou désuétude achevée ? », Constitutions, no 2, , p. 222-226.
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