Teresa Alonso Otero

Teresa Alonso Otero
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Biographie
Naissance

Madrid
Décès
(à 79 ans)
Madrid
Nationalité
Espagnole
Activité
Femme politique et infirmière
Autres informations
Parti politique
PCE

Teresa Alonso Otero (Madrid, - ) est une milicienne communiste espagnole qui est victime de représailles après la guerre civile.

Biographie

Fille de Carmen Otero et de Julián Alonso, Teresa est l'aînée d'une famille de quatre enfants. Ses parents gèrent une boucherie dans le quartier Usera de Madrid. Elle quitte l'école à treize ans. En 1935, à 19 ans, elle adhère à l'Union des Jeunesses Communistes (UJC). En , elle est élue déléguée au congrès au cours duquel commence l'unification des jeunesses socialistes et communistes au sein des Jeunesses Socialistes Unifiées (JSU), avec Santiago Carrillo comme secrétaire de l'organisation[1].

Au début de la guerre civile elle s'enrôle dans la colonne de Julio Mangada, avec ses camarades d'Usera. Elle fait partie du bataillon baptisé Aída Lafuente en l'honneur de la militante communiste morte au cours de la Révolution de 1934. Début , la Colonne Mangada, à la chute du front d'Ávila, se replie vers Madrid pour renforcer sa défense. C'est à cette époque qu'est décidé que les femmes devaient abandonner la lutte armée et retourner à l'arrière-garde[2].

À Madrid, Teresa Alonso participe à la création d'ateliers mais comme lors de la bataille de Madrid une des lignes du front est dans le quartier Usera. Ses parents, après le bombardement de leur maison, sont évacués à Valence. Elle veut se former pour devenir pilote dans l'aviation mais n'est pas admise (son frère, lui, est admis et il meurt au cours de la Seconde Guerre mondiale). Teresa rejoint alors ses parents. À Benicàssim elle travaille comme infirmière dans un hôpital de campagne après avoir suivi une formation intensive. Elle poursuit sa formation politique et prend en charge le secrétariat politique militaire du parti à Castellón. C'est à cette période qu'elle rencontre Enriqueta Aroca et Florencio Blanco avec lequel elle se marie le . Ce mariage est considéré nul par le régime franquiste.

Teresa est à Madrid lorsque se produit le Coup d'État de Casado. Elle fuit à Valence et réussit à aller avec sa famille au port d'Alicante. Les républicains qui n'ont pas réussi à embarquer sont déplacés au camp de concentration de Los Almendros. Le couple est séparé et Teresa est enfermée dans un cinéma d'Alicante. Les femmes sont ensuite déplacées à Madrid où elles sont remises en liberté. Cependant, elle est dénoncée par une cousine de sa mère qui l'accusait de protéger les assassins de son mari et de ses deux fils en 1936[1].

Elle est emmenée dans les cachots du ministère de l'Intérieur à la Puerta del Sol où elle se rend compte qu'elle est enceinte. Le elle est transférée à la prison pour femmes de Ventas et ensuite au couvent de Santo Domingo el Real transformé en prison, dans la rue Claudio Coello. À l'approche de l'accouchement elle est déplacée de nouveau à Ventas. Le elle est jugée par un conseil de guerre, en même temps que Libertad Martín Morales, adhérente de l'Union générale des travailleurs (UGT) et Eugenio Arcones. Elle est condamnée à trente ans de prison pour "aide à la rébellion". Quelques jours plus tard elle accouche et reste avec son fils en prison. Son époux est appelé alors pour réaliser trois ans de service militaire. En prison, Teresa retrouve Enriqueta Aroca et sa soeur Josefina[3].

Le elle est déplacée à la Prison centrale de Saturraran. En 1944, cette prison étant démantelée, elle est transférée à la Prison pour femmes d'Amorebieta. Elle bénéficie de la rédemption de peine par le travail qui lui procure une réduction de peine de trois ans quatre mois et sept jours. Elle est libérée le . Lorsqu'elle sort de prison, son mari a été arrêté et est en attente de jugement, accusé d'avoir pris part au maquis de Guadarrama. Son affaire est classée[4],[5].

À la mort de Franco, Teresa recommence à militer au PCE.

Reconnaissance

  • En 2010, Victoria Cuevas Fernández écrit une biographie relatant les années de guerre et de prison de Teresa Alonso Otero, sous le titre El recuerdo me duele (Le souvenir me fait mal)[6].

Références

(es) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en espagnol intitulé « Teresa Alonso Otero » (voir la liste des auteurs).
  1. Victoria Cuevas Fernández, El recuerdo me duele, Madrid, Fundación domingo Malagón, (ISBN 9788493627836)
  2. Mary Nash, Rojas: las mujeres republicanas en la Guerra Civil, Penguin Random House Grupo Editorial, (ISBN 978-84-306-0612-2)
  3. (es) « Buscador de represaliados de la Guerra Civil española », buscar.combatientes.es (consulté le )
  4. Tomasa Cuevas Gutiérrez et Jorge J. Montes Salguero, Testimonios de mujeres en las cárceles franquistas, Instituto de estudios altoaragoneses, (ISBN 978-84-8127-150-8)
  5. « Cárceles y prisiones de mujeres en la Guerra Civil. Los casos de Amorebieta y Durango », sur Juan de los Toyos Fundazioa (juandelostoyos.com) (consulté le )
  6. (es) admin, « «El recuerdo me duele» de Victoria Cuevas. Edita Fundación Domingo Malagón | La fiesta del PCE », (consulté le )
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