Thèse d'exercice

Soutenance d'une thèse de médecine, Paris, 2008.

La thèse d'exercice est une thèse du système universitaire français, qui conclut les études de certaines professions de santé après validation du troisième cycle de formation aboutissant au diplôme d'État de docteur.

Organisation et spécificités

La thèse d'exercice est une thèse propre aux études de médecine[1], de chirurgie dentaire[2], de pharmacie[3], de médecine vétérinaire[4] et de maïeutique[5], indispensable à la délivrance des diplômes d'État de docteur en médecine, chirurgie-dentaire, pharmacie, médecine vétérinaire ou maïeutique qui donnent droit à l'usage du titre universitaire de docteur[6].

La thèse d'exercice est différente de la thèse soutenue pour l'obtention du diplôme national de doctorat (équivalent au PhD du système universitaire anglo-saxon)[7]. En particulier :

  • son niveau d'exigence est moins élevé et elle n'implique pas nécessairement de recherches expérimentales, théoriques ou méthodologiques ; sa durée de préparation et de rédaction est généralement plus courte, s'articulant avec les stages de formation clinique et professionnelle du troisième cycle, et sa soutenance doit intervenir dans des délais réglementaires[8],[9],[10],[11],[12],[13] ;
  • son archivage, son signalement dans les outils bibliographiques, ainsi que sa diffusion en ligne ne sont pas légalement requis[14] ;
  • elle ne donne pas accès au grade universitaire de docteur[6] et aux carrières académiques ou dans les établissements publics de recherche[7].
Organisation des thèses d'exercice des professions de santé en France
Discipline Sujet Jury Soutenance
Médecine[8] Travail de recherche ou ensemble de travaux approfondis qui relèvent de la pratique de la spécialité préparée.

Peut porter sur un thème spécifique de recherche clinique ou fondamentale.

Préalablement approuvé par le coordonnateur local de la spécialité dont relève l'étudiant.

Composé d'au moins trois membres dont le président du jury, professeur des universités titulaire des disciplines médicales désigné par le président de l'université sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche médicale concernée.

Un médecin des armées peut faire partie d'un jury de thèse. Lorsque ce praticien est professeur agrégé du Val-de-Grâce, il peut présider le jury.

Pour la médecine générale, le jury peut être composé en tant que de besoin d'enseignants associés de médecine générale, à l'exception de son président.

Pour les spécialités dont la durée de formation est supérieure à trois ans, la thèse est soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement.

Pour les spécialités dont la durée de formation est de trois ans, la thèse est soutenue au plus tard trois ans après la validation de la dernière phase dans le délai défini à l'article R. 632-20 du code de l'éducation.

Chirurgie dentaire[11] Le sujet de la thèse doit être approuvé par le directeur de l'unité de formation et de recherche d'odontologie.

La thèse peut porter sur :

1° L'analyse d'une thématique selon les principes de la médecine ou de l'odontologie fondée sur la preuve ;

2° La rédaction d'un protocole de recherche clinique ou d'une action de santé publique et/ou d'une présentation de résultats ;

3° Les activités réalisées au cours d'un stage dans une structure de recherche ;

4° Sur l'analyse d'un ou de plusieurs cas cliniques « originaux » ou de données extraites de dossiers médicaux ;

5° Sur une recherche expérimentale et/ou clinique ;

6° Sur l'évaluation des pratiques professionnelles.

Désigné par le président de l'université sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche d'odontologie dans laquelle les étudiants sont inscrits,

le jury comprend quatre membres dont :

1° Un professeur des universités, praticien hospitalier des centres de soins, d'enseignement et de recherche dentaires, président ;

2° Trois autres membres dont au moins deux personnels enseignants et hospitaliers titulaires des centres de soins d'enseignement et de recherche dentaires. L'un de ces trois membres peut être un assistant hospitalier universitaire, un praticien hospitalier, un enseignant d'une autre discipline universitaire ou un directeur de recherche.

Une personnalité extérieure invitée sans voix délibérative peut être adjointe à ce jury.

À compter du deuxième semestre du troisième cycle court et au plus tard à la fin de l'année civile qui suit la validation du troisième cycle court.
Pharmacie[15],[12] Le sujet de thèse peut porter sur des thèmes en rapport avec :

― la pratique d'une activité spécifique de l'orientation professionnelle ;

― le développement d'un acte pharmaceutique (santé publique, campagnes de dépistage, conseil, suivi pharmaceutique, accompagnement du patient, éducation thérapeutique du patient, etc.) ;

― l'évolution des pratiques professionnelles ;

― l'activité de l'étudiant au cours du stage hospitalier ;

― l'activité de l'étudiant pendant son stage professionnel ;

― une recherche expérimentale et/ou clinique.

Le sujet est approuvé par un enseignant-chercheur exerçant dans l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques dans laquelle est inscrit l'étudiant.

Désigné par le président de l'université sur proposition du directeur de l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, comprend au moins trois membres, dont le directeur de thèse :

― un enseignant-chercheur habilité à diriger des recherches exerçant dans l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques, président ;

― deux autres membres, dont une personnalité qualifiée extérieure à l'unité de formation et de recherche dispensant des formations pharmaceutiques. La participation d'un responsable d'une structure accueillant des étudiants en stage est souhaitée.

Deux membres du jury sont titulaires du diplôme d'Etat de pharmacien ou de docteur en pharmacie.

Un praticien des armées peut faire partie d'un jury de thèse.

La thèse est soutenue avant la fin de la phase d'approfondissement.
Vétérinaire[13] Choisi par le candidat et approuvé par le directeur de l'unité de formation et de recherche de médecine, sur la proposition du directeur de l'école nationale vétérinaire. Composé de trois membres : un professeur de l'unité de formation et de recherche de médecine, président, et de deux assesseurs désignés par le directeur de l'unité de formation et de recherche de médecine, sur la proposition du directeur de l'école concernée, parmi les professeurs ou professeurs émérites et maîtres de conférence des écoles nationales vétérinaires. Huit jours au moins après le dépôt des exemplaires de la thèse au secrétariat de l'unité de formation et de recherche de médecine.

Peut intervenir pendant toute la durée de l'année scolaire.

Maïeutique[16] Projet de thèse approuvé par le directeur de la structure de formation en maïeutique. Nommé par le président de l'université sur proposition du directeur de la structure de formation, dans les conditions prévues à l'article L. 613-1 du code de l'éducation.

Histoire

Page de titre de la thèse de doctorat en médecine de Claude Bernard (1843)

La réglementation du XIXe siècle évoque sous le nom de « thèse » les travaux demandés pour le doctorat en médecine[17] ou les diplômes de pharmacie[18],[19],[20],[22]. La dénomination « thèse d'exercice » apparaît dans la documentation universitaire relative aux études de santé à partir de la fin du XXe siècle, puis se stabilise dans les textes du Code de l’éducation et les arrêtés du XXIe siècle[24].

Cette distinction n’est pas née d’une réforme unique mais d’une divergence de fonctions du doctorat au XIXe siècle :

  • formation à la recherche dans certaines facultés,
  • habilitation professionnelle dans les facultés de santé.

Ainsi, le terme « thèse d’exercice » est en grande partie une construction administrative récente, introduite lorsque le doctorat de recherche (« PhD ») a été normalisé dans les années 1980-2000.

On peut en retracer l’émergence en plusieurs étapes :

Avant le XIXe siècle : une seule thèse pour le doctorat

Dans les universités médiévales et modernes, la thèse est essentiellement un exercice académique public, initialement oral (disputatio), servant à accéder au grade de docteur[25]. Il n’y a pas de distinction entre thèse professionnelle et thèse de recherche.

Dans les facultés de médecine, on soutient déjà des thèses très tôt : la plus ancienne thèse médicale, en tant que document écrit, conservée en France date de 1539[26]. Mais ces thèses sont généralement :

  • courtes,
  • parfois rédigées sous la direction d’un maître,
  • davantage un rituel d’accès au grade qu’un travail original de recherche[25],[27].

XIXe siècle : apparition de la thèse de recherche

Au XIXe siècle, les universités européennes (notamment allemandes) redéfinissent le doctorat comme grade sanctionnant une contribution scientifique originale[28].

En France, dans les facultés des lettres et des sciences, cette évolution se produit progressivement :

  • dans les années 1830-1840, les thèses deviennent des travaux longs et savants ;
  • les règlements de 1840 (lettres) et 1848 (sciences) entérinent cette transformation[29] ;
  • la IIIᵉ République consolide l’idée que la thèse doit produire un savoir nouveau[30].

C’est la naissance du doctorat de recherche moderne.

Maintien d’un doctorat professionnel dans les facultés de santé

Dans le même temps, les facultés de médecine, pharmacie ou chirurgie conservent une logique différente : le doctorat est surtout un titre professionnel nécessaire pour exercer.

Après la Révolution française :

  • 1794 : création des écoles de santé (Paris, Montpellier, Strasbourg)[31] ;
  • 1798 : reprise des soutenances de thèses médicales dans un format proche de la thèse d’exercice actuelle[32],[33] ;
  • 1803 : rétablissement du doctorat en médecine[34].

La thèse devient progressivement un travail final des études médicales, sans exigence systématique de recherche originale[35], bien que, par exception, certaines thèses atteignent ce niveau[36].

L'arrêté du ministre de l’Instruction publique (1884) relatif à la thèse de doctorat en médecine précise que la thèse consiste en « une dissertation imprimée sur un sujet de médecine ou de chirurgie » soutenue devant un jury[17].

Dès 1874 cependant, fut envisagée la création « d’un nouveau diplôme de docteur ès sciences médicales », distinct du diplôme professionnel de docteur en médecine et constituant « un grade scientifique plus élevé qui seul ouvrirait la porte de l’enseignement », suscitant la crainte que ce nouveau diplôme « deviendrait seul l’équivalent du doctorat ès lettres, ès sciences ou en droit, l’ancien serait assimilé dans l’esprit du public au simple officiât de santé », ou qu'il fasse double emploi avec l'agrégation de médecine alors en vigueur pour le recrutement des professeurs[37],[38].

Formalisation institutionnelle de la dualité (XXe siècle)

La distinction devient claire au XXe siècle avec la structuration des cycles universitaires. Deux types de doctorat coexistent alors :

  1. Doctorat d’État / doctorat de recherche
    • destiné à la carrière universitaire ;
    • exigeant une contribution scientifique importante.
  2. Doctorats professionnels des facultés de santé

La réforme universitaire des années 1980-2000 (création du doctorat unique et du système LMD) clarifie encore la situation :

Thèses remarquables

Si les thèses d'exercice des professions de santé sont majoritairement un travail de fin d'études sans ambition scientifique majeure, certaines thèses ont pu, par la matière traitée ou la notoriété de leurs auteurs, connaître une diffusion plus importante.

La bibliothèque de l'université de Paris conserve ainsi les thèses d'Alibert, Claude Bernard, Bourneville, Charcot, Déjerine, Dupuytren, Esquirol, Laënnec, Larrey, Magendie, Ménière, Péan, Rayer, Richet, Tarnier, Testut, Widal, mais aussi celles de Paul Bert, Breschet, Broca, Clémenceau, Cruveilhier, Daremberg, A. Donné, Falret, A. Fournier, Gintrac, Guyon, Landouzy, Lasègue, Lugol, Marey, Nélaton, Poirier, Récamier, Ricord, Villermé et bien d'autres qui « ont marqué de leur empreinte la médecine, grâce à une découverte, une invention, au nom donné à un syndrome ou à une technique spécifique de leur discipline [ou] se sont illustrés dans d'autres voies professionnelles »[39].

Parmi les thèses de médecine remarquables, on peut citer par exemple :

Articles connexes

Bibliographie

Ouvrages et articles

  • Christophe Charle, La République des universitaires (1870-1940), Seuil, 1994[46].
  • Jean-Yves Mollier & Christophe Charle (dir.), Le doctorat en France, XIXe-XXe siècles.
  • Emmanuelle Picard, « La fabrique du doctorat », travaux sur l’histoire de l’université française.
  • Françoise Waquet, Les enfants de Socrate. Histoire de l’enseignement de la philosophie en France[47].

Sur la thèse médicale

  • Anna Delage, Histoire de la thèse de doctorat en médecine d'après les thèses soutenues devant la Faculté de médecine de Paris[48].
  • Danielle Gourevitch (dir.), Histoire de la médecine[49].
  • Bibliothèque interuniversitaire de santé : chronologie des thèses médicales[50].

Socio-histoire du doctorat

  • Colloque « La thèse et le doctorat : socio-histoire d’un grade universitaire (XIXe-XXIe siècle) »[51].
  • Julien Calmand, Thierry Chevaillier, Jean-François Giret. Between Change and Continuity: The Transformation of Doctoral Education in France, SAGE Studies in Higher Education, pp.53-78, 2020[52].

Notes et références

  1. « Article L632-4 du Code de l'éducation », sur Légifrance.
  2. « Article L634-1 du Code de l'éducation », sur Légifrance.
  3. « Article L633-2 du Code de l'éducation », sur Légifrance.
  4. « Article R812-54 du Code rural et de la pêche maritime », sur Légifrance.
  5. « article L635-2 du Code de l'éducation » Accès libre, sur Légifrance, (consulté le )
  6. Jean-Louis Romanens, « Vous avez dit : « Docteur » ? », Revue droit & santé,‎ , p. 760 (lire en ligne Accès payant) :

    « La législation française réserve ainsi le titre de docteur, placé avant ou après le nom, à tous les titulaires d’un doctorat :

    • qu’il s’agisse d’un doctorat de troisième cycle universitaire – anciens doctorats soit « d’État », soit « de 3e cycle » – qui est l’actuel « doctorat des universités » ;

    • ou d’un « diplôme d’État » de docteur en médecine, médecine vétérinaire, pharmacie, odontologie, ces derniers donnant droit à l’usage du titre mais ne conférant pas le grade universitaire de docteur. »

  7. « Arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  8. Arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine – Article 60
  9. « Dans quelle délai faut-il soutenir sa thèse de médecine après avoir obtenu un DES ? », sur Le Quotidien du Médecin (consulté le )
  10. « "Il me manque 40 minutes" : ce futur médecin ne peut pas exercer faute de soutenance de thèse », sur France 3 Grand Est, (consulté le )
  11. Arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études en vue du diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire - Article 22.
  12. Arrêté du 4 octobre 2019 portant organisation du troisième cycle long des études pharmaceutiques - Article 44
  13. « Article R812-55 du Code rural et de la pêche maritime », sur Légifrance, (consulté le )
  14. « Thèses d'exercice- Réseau Thèses », sur abes.fr (consulté le ).
  15. « Article 23 de l'Arrêté du 8 avril 2013 relatif au régime des études en vue du diplôme d'Etat de docteur en pharmacie », sur Légifrance, (consulté le ).
  16. Arrêté du 3 juillet 2024 relatif au régime des études en vue du diplôme d'Etat de docteur en maïeutique lire en ligne
  17. Armand Fallières, « Arrêté relatif à la thèse de doctorat en médecine », Bulletin administratif de l'instruction publique, vol. 35, no 610,‎ , p. 203–203 (lire en ligne, consulté le )
  18. Georges Dillemann, « Le doctorat d'Université et les thèses d'Histoire de la Pharmacie en France », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 79, no 291,‎ , p. 442–443 (DOI 10.3406/pharm.1991.3225, lire en ligne, consulté le )
  19. « Mise en ligne des thèses et synthèses de pharmacie (XVIIIe-XIXe siècle) – Le blog actualités de la BIU Santé », (consulté le )
  20. Maurice Mordagne, « Les origines historiques du doctorat en pharmacie », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 27, no 108,‎ , p. 189–194 (DOI 10.3406/pharm.1939.10312, lire en ligne, consulté le )
  21. Georges Dillemann, « Des thèses pharmaceutiques sans doctorat à la multiplication des doctorats en pharmacie. : Essai d'histoire de la thèse dans les écoles et facultés de pharmacie. », Bull. Ordre Pharm., no 241,‎ , p. 250-261 (lire en ligne)
  22. Il est remarquable que, dans le cas de la pharmacie, la thèse – instituée en 1803 pour les diplômes de pharmacien de 1re et 2e classes et en 1878 pour le diplôme de « pharmacien supérieur » – a précédé la création du diplôme de doctorat qui n'interviendra qu'en 1897[21].
  23. « Arrêté du 21 avril 2017 relatif aux connaissances, aux compétences et aux maquettes de formation des diplômes d'études spécialisées et fixant la liste de ces diplômes et des options et formations spécialisées transversales du troisième cycle des études de médecine » [archive du ], sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le )
  24. La première mention explicite de l'expression « thèse d'exercice » dans un texte réglementaire figure dans l'arrêté du 21 avril 2017 (modifié par arrêté du 27 novembre 2017) relatif aux connaissances, aux compétences et aux maquettes de formation des diplômes d'études spécialisées et fixant la liste de ces diplômes et des options et formations spécialisées transversales du troisième cycle des études de médecine[23].
  25. Christophe Charle et Jacques Verger, Histoire des universités : XIIe-XXIe siècle, Paris, PUF, , 334 p. (ISBN 978-2-13-058813-9, présentation en ligne), p. 38 :

    « En fait, il ne s'agissait plus d'un examen mais des actes inauguraux (leçon d'apparat, présidence d'une dispute) par lesquels le nouveau promu, ayant reçu les insignes de sa fonction, était admis au sein du collège des maîtres et habilité, s'il le voulait à enseigner à son tour. »

  26. « Les thèses d’Ancien Régime sortent des combles – Le blog actualités de la BIU Santé », (consulté le )
  27. Delage 1913, p. 93.
  28. « La thèse et le doctorat : Socio-histoire d’un grade universitaire (XIXe-XXIe siècle) », sur univ-droit.fr : Portail Universitaire du droit (consulté le )
  29. « Thèses de doctorat 1808-2017, 1808-2017 » [archive du ], sur ccfr.bnf.fr (consulté le )
  30. « À quoi sert le doctorat ? Ce que nous apprend l’histoire du diplôme le plus élevé de l’université - Innovation Pédagogique et transition », sur www.innovation-pedagogique.fr (consulté le )
  31. Centre historique des Archives nationales, « ÉCOLES DE SANTÉ (1794-1802) », sur France Archives,
  32. Anne-Gaelle Simon, « Dates clés thèses d'exercice », sur Service commun de documentation (consulté le )
  33. Delage 1913, p. 134-135.
  34. « La Loi du 19 Ventôse an XI, texte fondateur et expédient provisoire – Académie nationale de médecine | Une institution dans son temps » (consulté le )
  35. Jacques Friedel, Histoire du doctorat : Comparaison internationale sur les thèses, Paris, Centre Alexandre KOYRÉ, , 160 p. (lire en ligne), p. 103-104 :

    « Mais la différence essentielle portait- et porte encore - sur le rôle de la thèse, sa durée et donc l'âge du jeune docteur. De ce point de vue, et dans tous les pays, les deux extrêmes étaient en médecine et en lettres. Doctorat technique nécessaire pour exercer ce métier - sauf en Grande-Bretagne où les docteurs avaient perdu leur privilège en faveur des apothicaires et des barbiers en fuyant Londres lors de la peste noire -, la thèse de médecine est traditionnellement, et dans tous les pays, un exercice de style et d'érudition sans recherche nécessaire, héritière de la thèse médiévale. »

  36. Voir par exemple la thèse du Dr Edouard lmbeaux soutenue à Nancy en 1897, « inhabituelle par le thème et par l'abondance du sujet » et qui « pourrait tout à fait être une thèse de doctorat ès sciences » :
    cf. Maurice Claisse, « Sujets inhabituels et accès non conventionnels au doctorat, hasard ou nécessité : Exemple de la vie et de l'œuvre du Dr Edouard lmbeaux », Histoire du doctorat Sciences ° Médecine ° Pharmacie – ANDÈS – Centre Alexandre Koyré, Paris,‎ , p. 111-119 (lire en ligne [PDF])
  37. Léon Le Fort, Étude sur l'organisation de la médecine en France et à l'étranger, Paris, Librairie Germer Baillière, , 112 p. (lire en ligne), p. 110-112
  38. Hippolyte Bernheim, « Sur le projet de création d’un nouveau diplôme de docteur ès sciences médicales », Revue internationale de l'enseignement, vol. 5, no 1,‎ , p. 19–29 (lire en ligne, consulté le )
  39. « Les thèses de Paris du XIXe siècle — Medica — BIU Santé, Paris », sur numerabilis.u-paris.fr (consulté le )
  40. Baptiste Baker, « En quoi l’apport de René Laennec a-t-il contribué à faire évoluer la pratique médicale au XIXe siècle vers une forme plus proche de la médecine moderne ? », dumas.ccsd.cnrs.fr,‎ , p. 25 (lire en ligne, consulté le )
  41. Jackie Pigeaud, « L'Hippocratisme de Laënnec », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, vol. 1, no 3,‎ , p. 357–363 (DOI 10.3406/bude.1975.3329, lire en ligne, consulté le )
  42. M. -L. Bourgeois et T. Haustgen, « Des passions (à propos du deuxième centenaire de la thèse d'Esquirol, 1805). En hommage à Georges Lantéri-Laura », Annales Médico-psychologiques, revue psychiatrique, vol. 164, no 5,‎ , p. 419–428 (ISSN 0003-4487, DOI 10.1016/j.amp.2006.04.006, lire en ligne, consulté le )
  43. « Charles Victor Daremberg (1817-1872) et une histoire positiviste de la médecine — Medica — BIU Santé, Paris », sur numerabilis.u-paris.fr (consulté le )
  44. Jean-Louis Fischer, « Claude Bernard soutient sa thèse : Recherche sur une nouvelle fonction du foie », sur France Archives (portail national des Archives), (consulté le )
  45. Jean-Gaël Barbara, Jean-Martin Charcot, (lire en ligne), p. 5
  46. Christophe Charle, La République des universitaires (1870-1940), Le Seuil, (ISBN 978-2-02-014602-9, lire en ligne)
  47. Michaël Bloche, « Françoise Waquet. Les enfants de Socrate. Filiation intellectuelle et transmission du savoir, XVIIe-XXIe siècles, 2008 », Bibliothèque de l'École des chartes, vol. 168, no 2,‎ , p. 567–569 (lire en ligne, consulté le )
  48. Anna Delage, Histoire de la thèse de doctorat en médecine d'après les thèses soutenues devant la Faculté de médecine de Paris, Paris, Librairie de la Faculté de Médecine Ollier-Henry, , 155 p. (lire en ligne)
  49. Danielle Gourevitch et Martino Menghi, « Histoire de la médecine », Annuaires de l'École pratique des hautes études, vol. 130, no 13,‎ , p. 195–199 (lire en ligne, consulté le )
  50. Anne-Gaelle Simon, « Dates clés thèses d'exercice », sur Service commun de documentation (consulté le )
  51. « La thèse et le doctorat : Socio-histoire d’un grade universitaire (XIXe-XXIe siècle) », sur univ-droit.fr : Portail Universitaire du droit (consulté le )
  52. (en) Julien Calmand, Thierry Chevaillier et Jean-François Giret, « Between Change and Continuity: The Transformation of Doctoral Education in France », SAGE Studies in Higher Education,‎ , p. 53-78 (lire en ligne [PDF])
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