Théo Cazenave

Théo Cazenave
Description de l'image Théo_Cazenave.jpg.
Fiche d'identité
Nom complet Théophile Jean Marie Cazenave
Naissance
Nay (France)
Décès
Nay (France)
Poste Demi de mêlée
Carrière en junior
PériodeÉquipe 
1935 Stade nayais
Carrière en senior
PériodeÉquipeM (Pts)a
1935-1939
1939-1941
1941-1945
1945-1958
Stade nayais
FC Lyon
Stade toulousain
Section paloise
Carrière d'entraîneur
PériodeÉquipe 
1956-1967 Section paloise

a Compétitions nationales et continentales officielles uniquement.
Dernière mise à jour le 7 janvier 2026.

Théo Cazenave, né le à Nay (Basses-Pyrénées) et mort le dans la même ville, est un joueur et entraîneur français de rugby à XV. Demi de mêlée, il est l'une des figures marquantes de l'histoire de la Section paloise, avec laquelle il remporte le Championnat de France en 1946 comme joueur, puis en 1964 comme entraîneur.

Théo Cazenave évolue tout au long de sa carrière dans l'ombre de son frère aîné Albert Cazenave, successivement joueur, entraîneur puis président emblématique du club palois, tout en jouant un rôle central sur le terrain puis sur le banc.

Biographie

Jeunesse et formation

Théo Cazenave naît le à Nay, ville où il grandit[1]. Il commence la pratique du rugby à XV avec le club de sa ville natale, le Stade nayais[1]. Cadet de la famille, il est le frère d’Albert Cazenave, dont il a dix-huit ans de moins[2].

Carrière de joueur

Après ses débuts dans son Béarn natal, Théo Cazenave poursuit sa carrière dans plusieurs clubs majeurs du rugby français. Il évolue successivement au FC Lyon, où il évolue au poste de centre, puis au Stade toulousain[3].

Son frère Albert le rappelle ensuite à la Section paloise afin de participer pleinement au développement sportif du club béarnais. À son retour, Théo Cazenave endosse le role de capitaine de l’équipe première[1]. À une période où le club ne dispose pas toujours d’un entraîneur attitré, il dirige lui-même les entraînements et agit comme le relais direct de son frère, alors président de la commission rugby du club[4].

Il est l’un des artisans du titre de champion de France remporté par la Section paloise en 1946 face au FC Lourdes sur le score de 11 à 0[5],[6]. Cette saison-là, il forme avec Auguste Lassalle une charnière considérée comme l’une des meilleures du championnat[7]. La ligne de trois-quarts paloise, composée notamment de Jean Estrade, Pierre Lauga, René Desclaux, Robert Duthen et du vétéran Robert Labarthette est alors régulièrement citée parmi les meilleures de France[7]. Cette même année, le club atteint la finale de la Coupe de France, face à Toulouse emmené par Yves Bergougnan[8]. La Section s’incline 6-3[9].

Quatre ans plus tard, Théo Cazenave, devenu un vétéran expérimenté, contribue à guider une jeune génération de la Section paloise, comprenant des joueurs tels qu’André Carrère et Fernand Bourdeu, jusqu’aux demi-finales du Championnat de France lors de la saison 1949-1950, perdues 12-11 face à Castres[10].

En 1953, Théo Cazenave est finaliste du Challenge Yves du Manoir avec la Section paloise, battue 8‑0 par le FC Lourdes en finale[11]

Malgré ses performances et sa longévité au plus haut niveau[12],[13], Théo Cazenave ne connaît jamais de sélection en équipe de France[14],[15], restant perçu comme un joueur de club par la presse[16]. Il prend sa retraite de joueur en 1954[17].

Entraîneur de la Section paloise

Après sa carrière de joueur, Théo Cazenave devient entraîneur de la Section paloise. Il impose une préparation physique rigoureuse, fondée sur l’endurance, la répétition des efforts et une discipline stricte. Ses méthodes, parfois jugées sévères par les joueurs, sont néanmoins copiées par François Moncla lorsqu’il devient entraîneur[1].

Lors de la saison 1963-1964, après un début de championnat difficile, la Section paloise redresse sa situation à partir de l’hiver[18], grâce à une préparation physique intensive mise en place par Théo Cazenave, avec le soutien de son frère Albert, alors président du club, et du préparateur physique Joseph Camborde[19].

Le , la Section paloise s’impose en finale du championnat de France face à l’AS Béziers sur le score de 14 à 0 et remporte le troisième titre national de son histoire[20],[21]. Théo Cazenave devient ainsi champion de France comme joueur puis comme entraîneur, toujours avec le même club[1]. Une semaine plus tard, les deux équipes s’affrontent de nouveau en finale du Challenge Yves du Manoir, disputée au Parc des Princes, remportée par l’AS Béziers sur le score de 6 à 3[22].

Fin de carrière et vie ultérieure

À la fin des années 1960, Théo Cazenave se retire progressivement de la Section paloise et est remplacé par Gérard Lom[23]. Il meurt à Nay le , à l’âge de 94 ans[24].

Palmarès

Joueur

Entraîneur

Notes et références

  1. « Section Paloise : Albert et Théo Cazenave, les deux frères des trois titres », Sud Ouest,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. Renaud de Laborderie, Le rugby dans le sang, (Calmann-Lévy) réédition numérique FeniXX, (ISBN 978-2-7062-0248-3, lire en ligne)
  3. René Barnoud, Quel drôle de ballon !: Mêlées... et démêlés, FeniXX, (ISBN 978-2-307-26590-0, lire en ligne)
  4. Louis Ferdinand, « Lourdes et Perpignan espèrent par leurs seuls avants », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  5. Louis Ferdinand, « Les palois champions de France de rugby », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  6. Georges Lannessans, « Rugby : 24 mars 1946, la double libération de la Section Paloise », Sud Ouest,‎ (lire en ligne)
  7. Henri Garcia, Fabuleuse histoire du rugby, Éditions De La Martinière, (ISBN 978-2-7324-5794-9, lire en ligne)
  8. Louis Ferdinand, « Pleine d’intérêt la finale de Coupe de rugby 15! », sur Gallica, L'Équipe , (consulté le )
  9. Louis Ferdinand, « 20 minutes de grand rugby! », sur Gallica, L'Équipe , (consulté le )
  10. « Castres remonte en treize minutes un handicap de huit points », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  11. Marcel de Laborderie, « Lourdes l’emporte en 2e mi-temps », sur Gallica, La France libre, (consulté le )
  12. G. de Ferrier, « La Section paloise, équipe complète est champion de France », sur Gallica, La France libre, (consulté le )
  13. Georges Duthen, « Cinq candidats à la cape », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  14. J. Fages, « Théo Cazenave contre Lasaosa », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  15. Louis Sallenave, Un siècle à Pau et en Béarn, Presse et éditions de l'Adour, (ISBN 978-2-84394-328-7, lire en ligne)
  16. Louis Ferdinand, « Les deux meilleurs demi de mêlées français », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  17. Fernand Albaret, « La Section paloise cherche un successeur à Théo Cazenave », sur Gallica, L'Équipe, (consulté le )
  18. Richard Escot, « Un jour - une finale : 1964, Pau en champion de la dernière heure », sur L'Équipe, (consulté le ).
  19. Kévin Estrade, « « En janvier, on jouait le maintien ». 60 ans après leur titre de champion de France de rugby, les anciens de la Section Paloise remontent le temps (1/2) », La République des Pyrénées,‎ (lire en ligne)
  20. Robert Duthen, « La puissance organisée de la Section paloise a dérouté le quinze de Béziers (14-0) », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  21. Gérard de Ferrier, « Les trois anciens : Moncla, Saux et Abadie ont construit la victoire de Pau », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Éric Bély, « Il y a 50 ans, la Section Paloise devenait championne de France de rugby », La République des Pyrénées,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. Géo Perley, « Il est plus important de perdre en faisant du beau jeu, que de gagner par tous les moyens », La République des Pyrénées,‎ (lire en ligne)
  24. État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970

Liens externes

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