Théo Mayan

Théophile Henri Mayan
Biographie
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Avignon
Sépulture
Orgon
Nationalité
Formation

Beaux-Arts de Marseille, cours de figure, 1875-1878 Beaux-Arts de Paris, atelier de Lehmann en 1880, seconde médaille en 1881

Académie Julian 1886
Activité
Père
François Eugène Mayan, artiste peintre, Salon des Artistes Français de 1869,1870, 1872, 1877, 1879 et 1886. Musée des arts de Toulon.
Autres informations
Mécène
A bénéficié des achats du baron Alfonse de Rothschild pour les legs aux musées de Draguignan, Abbeville, Montpellier et Cherbourg.
Élève
Elève d'Antoine Vollon, Laugier, Saint-Pierre
Distinction

Palmes Académiques en 1901. Officier de l’Instruction publique en 1907.

Seconde médaille au Salon des Beaux-Arts de Marseille de 1886. Médaille de bronze à l'exposition de la Société Artistique de l’Hérault de 1887. Mention honorable au Salon des Artistes Français de 1894. Médaille de troisième classe au Salon des Artistes Français de1899. Première médaille obtenue au Salon de Dijon de 1900. Rappel de première médaille de la Société des Amis des Arts de Dijon en 1902. Prime d’encouragement décernée par la Ville de Paris en 1912.

Prix Raigecourt-Goyon en 1912.

Théophile Henri Mayan, dit Théo Mayan, né le à Marseille et mort le à Avignon[1], est un peintre français.

Biographie

Il nait dans une famille d'artiste à Marseille, son père François Eugène Mayan (1838-1906) est l'ami de Paul Guigou. Le père expose aux Salons des Artistes Français à six reprises, l'une de ses toiles, Paysage de la Nerthe près de Marseille (1895) est exposée au Musée d'Art de Toulon (INV. 985.8.99).

Son parcours est académique son père l'inscrit à l'Ecole des Beaux Arts de Marseille de 1875 à 1878[2], école fréquentée également par le peintre Joseph Garibaldi. Il se lie d'amitié avec le peintre Antoine Vollon, dont il se dira l'élève, lors de ses séjours à Marseille en 1879 et 1880, ce dernier l'incite à s'inscrire à l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris. Il y entre en 1880 dans l'atelier de Henri Lehmann (N°2294)[3] et obtient une seconde médaille à sa sortie[4]. Il sera élève à l'Académie Julian en 1881.

Il est également l'élève de Gaston Saint-Pierre et de Georges Laugée. Il expose au Salon des Artistes Français à 49 reprises de 1883 à 1930. Il y obtient une mention honorable en 1894 pour Pendant la moisson, Provence[5] et en 1899 une médaille de 3e classe pour Rencontre matinale, Provence[6]. Très actif, il participe à plus de soixante-dix expositions régionales, deux expositions internationales (Barcelone 1891, Liverpool 1904). Il est chargé de faire le décor du pavillon de la Provence à l'Exposition universelle de Paris de 1900 pour lequel il recevra les Palmes Académiques en 1901[7]. Il expose aux deux expositions coloniales de Marseille en 1906 et 1922[8] ainsi qu'à cinq Salons d'Hiver à Paris. Il rejoint la Société des artistes français en 1890 (n°2579).

Il réalise essentiellement des portraits puis des scènes représentant des paysannes (faneuses, bergères) ainsi que des paysages ruraux. Il peint des scènes rustiques imprégnées d'un souci d'idéalisation, observées aux environs de Marseille dans les collines du Rove, d'Arles, d'Orgon et en Camargue. Elzéard Rougier, critique et défenseur de la culture provençale, dit de lui : « La beauté champêtre le passionne, il l'étudie d'amour, il la suit, enthousiaste, à travers les genêts d'or et le long des étangs de porcelaine azurée, dans les petits bois de pins où les cigales chantent leur cantique d'ardente obsession. Les Arlésiennes surtout le tentent et le préoccupent »[9].

Les critiques de l'époque comme Ferdinand Servian[10] le compare aux peintres naturalistes Jules Breton et Jules Dupré[11]. Il intéresse le baron Alphonse de Rothschild qui confia à son marchand Paul Leroi la mission d'acheter quatre de ses toiles afin de les léguer à des musées en région dans le cadre de sa grande campagne de dotation des musées régionaux[12].

Théo Mayan est très proche du félibrige et de Frédéric Mistral avec qui il a entretenu une correspondance conservée au Musée Mistral de Maillane. Il illustre par un portrait le recueil de poèmes en provençal de Louis Astruc[13] Li cacio en 1884[14]. Le Museon Arlaten conserve deux toiles et deux photographies de ses oeuvres dont il fit don au musée. En avance sur son temps, il utilise tôt les moyens modernes de diffusion de son oeuvre que l'on retrouve sous forme de photographies et de cartes postales avec des illustrations de tableaux exposés au Salon des Artistes Français : Allant au marché, (Environs de St Rémy-de -Provence), Rencontre d’après le tableau Rencontre matinale, Provence N°1369, présenté au Salon des Artistes Français de 1899, Sous les amandiers en fleurs, d’après le tableau présenté au Salon de 1908. Son oeuvre est également présente sous la forme de gravures dans les revues illustrées de l'époque. Théo Mayan collabora avec plusieurs titres majeurs de la presse illustrée : Le Monde Illustré : Jeune chevrière 1897, Matinée de printemps en Provence (retour du marché) 1897, Camaraderie dans les collines du Rove 1898), La Famille, Le Noël, La France iIlustrée[15].

Il décède en Avignon sans descendance le [16], il est inhumé dans le petit cimetière d'Orgon d'où était originaire son épouse Augustine Bezet. Sa tombe porte l'épitaphe «Sur ceux qui habitent le pays de l’ombre de la mort, une lumière resplendit[17]» .

L'œuvre de Théo Mayan est empreinte d'un naturalisme hérité du XIXe siècle et par un ancrage régional affirmé, il illustre la production artistique en Provence à la Belle Époque. Longtemps resté en marge des grandes institutions parisiennes, il a bénéficié d’une reconnaissance régionale, notamment à travers ses participations régulières au Salon des Artistes Français et aux Salons de province.

Ses œuvres, conservées dans plusieurs musées de France (Draguignan, Arles, Avignon, Montpellier, Cherbourg, Abbeville, etc.), font aujourd’hui l’objet d’un intérêt renouvelé dans le cadre des recherches sur l’art régional et la diffusion des images en Provence au tournant du XXe siècle.

Il a fait l’objet d’un mémoire de Master en Histoire de l’Art (Université d’Aix-Marseille, 2025) consacré à son parcours et à la réception de son œuvre[18].

Œuvres

Peintures

Oeuvres se trouvant dans des musées :

  • Musée Thomas-Henry (Cherbourg-en-Cotentin) : Dans les collines du Château-neuf-les-Martigues, vers 1903, pastel sur papier, 50,5 × 90,2 cm[19]. Présenté au Salon des Artistes Français de 1903 sous le N°2239. Don Alphonse de Rothschild 1903. Inv. MTH 2007.0. 489
  • Musée Boucher-de-Perthes (Abbeville) : Paysage au troupeau de moutons, huile sur toile, 52,9 × 67,8 cm , INV 1903.14.1. Don Alphonse de Rothschild 1903. Présenté au Salon des Artistes Français de 1903 N°1241[20]
  • Musée Gassendi (Digne) : Les Alpilles et la plaine d'Eygalières au printemps, vers 1907, huile sur toile, 96 x 143 cm , Salon des Artistes Français 1907, N°INV. 173; Dans les sables de la Durance, vers 1891, huile sur toile 192 x 117 cm. Présenté au Salon des Artistes Français de 1891 n°1149. INV N°172. Don de l’auteur
  • Musée Calvet (Avignon) : Les deux bergères, retour des champs, L'Étang de Salse avec le Canigou, Mme Léotard
  • Musée des Beaux-Arts de Draguignan : Fleurs de Provence, vers 1902, Huile sur toile, 123 × 88 cm, inv. 240, Don Alphonse de Rothschild, 1902. Exposée au Salon des Artistes Français 1902 n°1155
  • Museon Arlaten d’Arles : Arlésienne en toilette de ville, vers 1905, Huile sur toile, 207 x 130 cm INV 2020.0.1520. Don manuel de l’artiste; Soir d’octobre (Provence), 1895, Huile sur toile, 103 x 147 cm , INV 2003.0.3452, Salon des Artistes Français1895, n°1325
  • Musée Regards de Provence - Marseille : La paysanne et le puits, sans date. Huile sur toile. 38 x 55 cm . INV : 1452645
  • Musée Fabre de Montpellier : Matinée d’automne, Provence , vers 1897. Huile sur toile, 195 x 145 cm. Don du baron de Rothschild de 1897. INV 897.3.1. Présentée au Salon des Artistes Français 1897, n°1156
  • Musée de Salon-de-Provence et de la Crau : Bord de l’Étang de Berre, sans date. Huile sur toile , 32 x 45 cm . INV 32
  • Walker Art Gallery Museum – Liverpool UK : Ajoncs en fleur, 1904. Huile sur toile, 66,6 x 101 cm. Inventaire WAG 1532. Acheté en 1904. Présenté au Salon des Artistes Français 1904 (n°1250) puis à la Liverpool Automn Exhibition (n°350) organisé par la Walker Art Gallery qui en fit l’acquisition auprès de l’artiste au prix de £50.
  • Musée Ziem de Martigues : Pêcheur faisant sécher ses filets, 1886. Huile sur toile, 45 x 30 cm. INV ZEP 184. Entré au musée en 1949; Paysage sans date.Huile sur bois, 27 x 20 cm, Signature et dédicacé en bas à droite avec la mention : A mon ami Mille B.[1] Théo Mayan. Entré au musée Ziem le sous le N° 101 par donation de Madame veuve Baptistin Mille, INV ZP 19, catalogue du musée 1910 N°102
  • Musée Granet Aix-en-Provence : Bergère et son troupeau, 1896. Huile sur toile, 45, 8 x 32,5 cm. Signature en bas à droite. Don de Mme de Savignac de 1977. Inventaire : 977.4.25. Salon de Bordeaux de 1896 N°401 ; Le repas champêtre ou Repos pendant la fenaison (environs d'Arles), 1896. Huile sur toile. 49,3 x 65,2 cm. Signé et daté en bas à droite « Théo Mayan 96 ». Don de Mme de Savignac de 1977. Inventaire : 977.4.12. Salon de Bordeaux de 1896 n°402.
  • Musée d'histoire de Marseille : Pêcheur remaillant ses filets, sans date . Huile sur toile. 64,5 x 50,4 cm (avec cadre). Signature en bas à droite. Inventaire : A/98/743 , emplacement actuel dans les réserves CPM Belle de Mai E44GR297. Sortie de messe à Saint-Laurent, sans date. Huile sur bois. 45 x 31 cm . Signature en bas à droite. Inventaire : A/98/744 , emplacement actuel dans les réserves CPM Belle de Mai E44GR297. Portrait d’homme coiffé à l’orientale, 1899. Dessin au crayon et à l’encre noire. 39,8 x 34 cm. Daté et Signature à la main en bas à droite en style oriental: « Souvenir affectueux de l’auteur à M. Boudouresque , 1899 ». Inventaire : F99.S6.1232 , emplacement actuel dans les réserves CPM Belle de Mai E73ET20NVNV3
  • Bibliothèque-Musée Inguimbertine de Carpentras : Couple de pêcheurs ou Scène de pêche, sans date . Huile sur toile, 46,5 x 66,5 cm. Signature en bas à droite. Inventaire : 723
  • Salle d’honneur de la mairie de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône) ; Troupeau à l’abreuvoir dans les plaines de la Crau, (Provence), vers 1904. Huile sur toile, 190 x 280 cm. Signature en bas à gauche. Présentée au Salon des Artistes Français 1904 sous le numéro 1249. Achat par l’État à l’artiste en 1909[21], Inv. FNAC3118. En dépôt depuis le à la Mairie de Châteaurenard (Bouches-du-Rhône). Réf. Prêt dépôt : 61192[22]
  • Il réalise également des scènes religieuses pour des églises comme celle de la Trinité-La-Palud à Marseille où il peint d'une part un tableau représentant Saint Jean de Matha et saint Félix de Valois, fondateurs de l'ordre des Trinitaires et portant sur la poitrine la croix rouge et bleue, implorant à genoux une Vierge à l'Enfant figurée en haut du tableau[23] et d'autre part, pour la chapelle des âmes du purgatoire, deux toiles marouflées représentant l'une l'ange Gabriel tenant un calice et l'autre un ange emportant une âme[24]. Selon Jean-Robert Cain et Emmanuel Laugier, auteurs d’un Guide des trésors des églises de Marseille[25], l’artiste aurait représenté les deux saints sous ses propres traits et ceux de M. Collet fabricien des Carmes.

Notes et références

  1. Table des successions et absences à Avignon, n° 254, vue 127/189.
  2. Registre d’inscription aux Beaux-Arts de Marseille, cote 31 R 125, Archives municipales de Marseille
  3. Registre d’inscription de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris , année scolaire 1880, Archives Nationales, cote AJ 52-236
  4. « RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF », sur www.retronews.fr (consulté le )
  5. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t543020694/f24.image.r=mayan.
  6. Henry (1848-1911) Auteur du texte Houssaye et Georges (1837-1919) Auteur du texte Lafenestre, « Le Salon de ... : cent planches en photogravure par Goupil et Cie », sur Gallica, (consulté le )
  7. « Journal officiel de la République française. Lois et décrets », sur Gallica, (consulté le )
  8. Exposition coloniale (1922 ; Marseille) Auteur du texte, L'Exposition nationale coloniale de Marseille : décrite par ses auteurs..., (lire en ligne)
  9. Revue de Provence, N°1 - Janvier 1899, p. 5
  10. Le Sémaphore de Marseille du 22 avril 1905
  11. « Henri-Théo-Mayan (1860), le Jules Dupré provençal, s'est complu aux scènes rustiques : Effets du soir dans la campagne d'Arles (1896) Chèvres provençales dans les collines du Rove (1898) in Bouches-du- Rhône. Dictionnaire, annuaire et album. A-G. Les dictionnaires départementaux 2. Ernest Flammarion, 1902. Bibliothèque de l’Alcazar, Marseille, p.479.
  12. Voir : PREVOST-MARCILHACY Pauline, Les Rothschild: une dynastie de mécènes en France (Paris Louvre éditions: BnF éditions Somogy éditions d’art, 2016). Vol.2, p.135.
  13. Louis Astruc (1857- 1904), poète en langue provençale, membre-fondateur de l'Escolo dei Felibre de la Mar, Majoral du Félibrige, coopté en 1887, considéré comme "l'âme de la renaissance littéraire marseillaise".
  14. Illustration pour Li Cacio ; in ; Université de Toulouse Cote : LI 04-A21 et Université de Provence cote CESM 114 / PE.
  15. « LA FRANCE ILLUSTREE N° 1181 - En provence, d après Théophile Mayan. de COLLECTIF | Achat journaux, revues - Ref RO10065720 - le-livre.fr », sur www.le-livre.fr (consulté le )
  16. « RetroNews.fr - Le site de presse de la BnF », sur www.retronews.fr (consulté le )
  17. Verset de la bible Ésaïe 9:2 :  « Le peuple qui marchait dans les ténèbres Voit une grande lumière; Sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort Une lumière resplendit ». Source : Louis Segond, La Bible (Grézieu-la-Varenne: Association « Viens et vois », 1995).
  18. Mémoire de Master I de Recherche en Histoire de l’Art moderne et Contemporain. Présenté en juin 2025 par Olivier Barriol Sous la direction de M. Pierre Pinchon, Maître de conférences en Histoire de l’Art Contemporain. Titre : Théophile-Henri Mayan, dit Théo Mayan (1860-1936). Peintre paysagiste-animalier Provençal 1880-1930. Une esthétique naturaliste devenue affirmation régionale
  19. « Chèvres au pâturage », notice no 06770000932, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  20. « Paysage au troupeau de moutons », notice no M0811000363, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Joconde, ministère français de la Culture.
  21. Voir dossier d’acquisition des Archives Nationales cote F21/4327
  22. Centre national des arts plastiques, « Centre national des arts plastiques », sur Navigart.fr, (consulté le )
  23. « Saint Jean de Matha et saint Félix de Valois », notice no PM13002180, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  24. « Ange Gabriel », notice no PM13002178, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. Jean-Robert et LAUGIER Emmanuel, Trésors des églises de Marseille: patrimoine culturel communal (Marseille: Ville de Marseille, 2010).

Annexes

Bibliographie

  • André Alauzen et Laurent Noet, Dictionnaire des peintres et sculpteurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur, Marseille, Jeanne Laffitte, (1re éd. 1986), 473 p. (ISBN 978-2-86276-441-2), p. 316
  • Denis Coutagne, Bruno Ely, Jean-Roger Soubiran et al., Peintres de la couleur en Provence : 1875-1920, Marseille, Office Régional de la Culture Provence-Alpes-côte d'Azur, , 360 p. (ISBN 2-7118-3194-9), p. 40-41
  • SOUBIRAN Jean-Roger, « Peintres du midi - Collection M. et Mme Marcel Pagani et divers » (Catalogue maison de vente Leclere, 2016).
  • SOUBIRAN Jean-Roger. Le paysage provençal et l’école de Marseille: avant l’impressionnisme 1845-1874. [Paris] Toulon: Réunion des musées nationaux Musée de Toulon, 1992.
  • SOUBIRAN Jean-Roger, BERTRAND Régis, SERRANO Véronique, BONNICI Claude-Jeanne Paysages provençaux, de Loubon à Ambrogiani. Marseille: J. Laffitte, 2013.
  • L’HOMME BLANC. Le Salon Marseillais 1893. 2e année. 19 rue de la Providence, Marseille: Imprimerie Économique, s. d.
  • BRAHIC Paule, ÉCHINARD Pierre et Fondation Regards de Provence, éd. La Provence rurale de 1850 à 1900: vue par ses peintres, ses félibres et ses poètes. Marseille: Fondation Regards de Provence - Reflets de Méditerranée, Éd. des Amis de la Fondation, 2004.
  • BREUILLE Jean-Philippe, Dictionnaire de peinture et de sculpture. éd. L’Art du XIXe siècle: Paris: Larousse, 1993.

Liens externes

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