Théodor Kröger
Théodor Kröger (de son vrai nom Bernhard Altschwager, né le à Saint-Pétersbourg, mort le à Klosters-Serneus, Grisons) est un écrivain allemand.
Il est issu d'une famille d'industriels allemands établis à Saint-Pétersbourg, pendant l'empire russe. Son père Bernhard Friedrich Altschwager (1862-1931) possédait une boutique d'horlogerie[1] à Saint-Pétersbourg. Il étudie à l'école supérieure des églises réformées de Saint-Pétersbourg[2], puis suit un apprentissage d'horloger à Neuchâtel, puis retourne en Russie en 1913. Il est industriel, docteur en ingénierie et officier de réserve allemand.
Il a 24 ans lorsque la Première Guerre mondiale éclate en . Capturé à la frontière finno-russe pour avoir tenté de rejoindre clandestinement l'Allemagne, il est condamné à mort et emprisonné à Schlüsselbourg. Puis sa condamnation est "provisoirement commuée en bannissement perpétuel en Sibérie" : il y est envoyé au bagne dans des conditions très difficiles.
Il n'est libéré que cinq ans plus tard. Terriblement marqué par cette expérience, il s'établit à Berlin et consacre le reste de sa vie à l'écriture, sous le nom de Théodor Kröger. Il s'installe en Autriche en 1941, puis en Suisse en 1946, où il s'éteint en 1958 à Klosters-Serneus dans le canton des Grisons.
Le Village oublié. Bagnard en Sibérie, 1915-1919 (paru en 1934, traduit en français en 1950), vendu à près d'un million d'exemplaires à sa publication et traduit dans 16 langues, demeure son œuvre majeure nourrie de ses terribles souvenirs du bagne. Théodor Kröger y chante paradoxalement son amour de l'immense Sibérie et de ses habitants, et évoque avec une vitalité inoubliable l'âme russe, démons et merveilles confondus.
La Patrie sur le Don (1937), qui évoque la montée du bolchévisme en Russie, est vendu à 300 000 exemplaires dans les années 1930.
En 1960, son épouse publie à titre posthume son dernier roman, Natasha, qui relate la vie de Kröger après son retour en Allemagne.
Son œuvre a grandement inspiré Jean Raspail, qui a repris plusieurs de ses motifs et préfacé la réédition du Village oublié en 1997[3].
Notes et références
- ↑ (de) « Montre de son père »
- ↑ Babelio, « Théodor Kröger »
- ↑ « Le Village oublié »
http://jeanraspail.free.fr/divers08.htm
Liens externes
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