Théodore-Jean de Clermont-Tallard

Théodore-Jean de Clermont-Tallard
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Fonctions
Vice-légat pontifical
Évêque de Senez
Diocèse de Senez
-
Abbé commendataire (en)
Abbaye de Saint-Gilles
-
Biographie
Décès
Après
Activités
Famille
Père
Mère
Fratrie
Autres informations
Consécrateurs
Pierre de Bisquères (d), Jean de Joly (d), Camillo Mantuano (d)
Blason.

Théodore-Jean de Clermont-Tallard, né probablement au château de Tallard et mort vers 1565, est un ecclésiastique, abbé ommendataire de Saint-Gilles évêque de Senez, vice-légat pontifical à Avignon, au cours du XVIe siècle.

Biographie

Origines

Théodore-Jean est issu de l'ancienne famille noble de Clermont en Dauphiné[1],[2]. Il est le fils de Bernardin († ), vicomte de Tallard et d'Anne de Husson († v. /40), dame de Husson (Normandie) et comtesse de Tonnerre (Bourgogne)[2].

Son frère aîné, Antoine († ), succède à son père[2]. Un autre, Gabriel, est évêque de Gap et seigneur de Selles/ La Celle[2]. Sa sœur Louise († ) est l'héritière du comté de Tonnerre[2]. Ces cinq autres sœurs cadettes entrées dans les ordres, on compte une abbesse de Saint-Jean-lès-Thouars, une autre de Saint-Paul près Beauvais et une troisième abbesse de Saint-Honorat de Tarascon et de Saint-Césaire d'Arles[2].

Carrière

Simple clerc du diocèse de Gap, où son frère Gabriel, est évêque de Gap, il devient abbé commendataire de Saint-Gilles, à la suite de la résignation en sa faveur, le , par le cardinal Gabriel de Gramont (d'Aigremont)[3]. La Gallia Christiana indiquait qu'il « était, par la cession de son frère Gabriel, devenu abbé de Saint-Gilles »[1]. La bulle papale du le pourvoit de la commende de Saint-Gilles[3].

Il obtient du pape Paul III, deux bulles, l'une permettant de lutter contre les « envahisseurs des biens de son abbaye », en 1534, et la seconde permettant aux religieux d'abandonner l'ordre de Saint-Benoît, en 1538[1].

Il est nommé évêque de Senez, en 1551[1],[4]. Il conserve toutefois la commende de Saint-Gilles[5].

Il est fait vice-légat pontifical à Avignon en 1553.

Succession de sa mère

À la mort de sa mère, entre février et , sa sœur Louise hérite de Tonnerre et d'une partie des biens[6]. Avec ses frères « Gabriel, évêque de Gap ; Julien, baron de Thoury ; […] et Claude, seigneur de Marigny, [ils] lui vendent pour 80000 livres, l'entière succession de leur mère, « soit comtés, baronnies, fiefs, terres, seigneuries, fruits, cens, rentes, devoirs, meubles, dettes, droits ou actions, soit mobiliers soit héréditaires […] » »[6].

Héraldique

Armes des Clermont

Ses armes sont celles de sa famille : de gueules à deux clés d'argent passées en sautoir.[5]

Filiation

Notes et références

  1. Fisquet 1864, p. 235.
  2. Georges Renard, « Histoire et généalogie des Husson, comtes de Tonnerre », Bulletin archéologique et historique du Tonnerrois, no 51,‎ , p. 33-48.
  3. Étienne Goiffon, Chanoine Étienne Goiffon, Saint Gilles, son abbaye, sa paroisse, son grand-prieuré, d'après les documents originaux, Grimaud, , 201 p. (lire en ligne), p. 117, 200.
  4. ↑ Juliette Hermellin, Senez en Haute-Provence : chroniques d’une cité épiscopale aux XVIIe – XVIIIe siècles, Les Alpes de Lumière, 2002, in Les Cahiers de Salagon, no 7, (ISBN 2-906162-64-7), p. 121
  5. Fisquet 1864, p. 236.
  6. « Cruzy-le-Châtel et Maulnes », dans Annuaire historique du département de l'Yonne, vol. 45-46, Auxerre, (lire en ligne), p. 83-85 (223/503).

Voir aussi

Bibliographie

  • Félix Allemand, Dictionnaire biographique des Hautes-Alpes, avec bibliographie, armoiries, (lire en ligne), p. 152-153.
  • Honoré Fisquet, La France pontificale : Gallia Christiana, vol. 20 : Métropole d'Aix - IIe partie - Contenant Sisteron, Senez et Glandèves, Paris, E. Repos, (lire en ligne), p. 235-236.

Liens externes

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