Soit un espace de Hilbert continûment et injectivement plongé dans un espace localement convexe , via une application . Par le théorème de Fréchet–Riesz, on identifie via l’isomorphisme de Riesz . Pour , on définit la restriction . Comme , on peut définir l’application adjointe par , qui est également continue. La composition est une application , appelée opérateur reproduisant, car elle satisfait la propriété
.
L’opérateur est symétrique et positif, et il induit un noyau reproduisant sur définie par . L’opérateur de covariance associé au mesure gaussienne est défini par
Pour , on définit
L’espace de Cameron-Martin est . On définit
et où ce quotient est canoniquement identifié à l’adhérence dans des variables centrées. On prolonge l’opérateur de covariance en défini par
.
Alors si et seulement s’il existe tel que , et dans ce cas [1].
Énoncé du théorème
Le théorème de Cameron-Martin s’énonce comme suit :
Soit un espace vectoriel localement convexe, une mesure gaussienne sur et son espace de Cameron-Martin. S’il existe tel que , alors . Dans ce cas, on a , , et la dérivée de Radon-Nikodým est donnée par
Si , alors les mesures et sont singulières[1],[2],[3].
Références
(en) Wladimir I. Bogachev, Gaussian Measures, American Mathematical Society, (ISBN1-4704-1289-6)
↑(en) Paul Malliavin, Stochastic Analysis, Berlin, Heidelberg, Springer, coll. « Grundlehren der mathematischen Wissenschaften », (ISBN3-540-57024-1)
↑(en) Robert Horton Cameron; William Ted Martin, « Transformations of Wiener Integrals under Translations », Annals of Mathematics, vol. 45, no 2, , p. 386–396 (DOI10.2307/1969276)