Thaïs (prénom)

Thaïs [ta.'is] est un prénom épicène.

Il est fêté le .

Étymologie

Ce prénom est issu du nom de femme latin Thais, repris du grec Thais[1], signifiant peut-être « lien, bandage, bandeau pour la tête »[2].

Histoire

Thaïs doit sa fortune à la fameuse courtisane d'Athènes, hétaïre notamment d'Alexandre le Grand. La Renaissance a lancé ce prénom en Europe, sans grand succès, s'agissant d'un prénom de courtisane[3],[4]. Thaïs n'a tout d'abord été qu'un nom littéraire. C'est l'opéra de Massenet qui le relance au XIXe siècle[3]. Ce prénom a été autorisé par la loi du (loi du 11 germinal an XI). Très peu présent jusqu'en 1930, il commence à être prisé après 1980[5],[4]

Fête et saint patron

Selon la Légende dorée de Jacques de Voragine (XIIIe siècle), sainte Thaïs était au IVe siècle une belle courtisane égyptienne qui fut enfermée par un moine du nom de Paphnuce durant trois ans dans une cellule. Délivrée sur les conseils de Saint Antoine, elle ne vécut que 15 jours et mourut dans la paix de Dieu. Cette légende a inspiré divers artistes (Anatole France, Jules Massenet)[6]. Patronne des prostituées repenties, elle est fêtée le , dans l'Église byzantine[7],[8].

Selon d'autres sources, cette légende reprendrait celle d'une courtisane qui fut la maîtresse d'Alexandre le Grand puis de Ptolémée Ier[3].

Variantes

Occurrence

Actuellement, Thaïs est un prénom mixte, majoritairement féminin.

En 2022, selon les chiffres de l'Insee, environ 16647 filles et 1521 garçons portent ce prénom en France. Son année record d'attribution est 2014 avec 830 naissances pour les filles, et 2015 avec 120 naissances pour les garçons. 2022 a vu naître 732 filles et 95 garçons prénommés Thaïs[9]. Très populaire dans les territoires d'outre-mer il se place dans le top 10 féminin à la Martinique et en Guadeloupe, en 2023[10].

Postérité dans l'art et la littérature

Sainte Thaïs est généralement représentée en train de brûler ses richesses et ses parures, ou en train de prier dans une cellule tout en montrant un rouleau de papier portant ces mots : « Toi qui m'as vraiment créée, aie pitié de moi. »

Voir aussi : Thaïs (sainte). Et François Villon, Ballade des dames du temps jadis.

Notes et références

  1. Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des prénoms, Paris, Larousse, , 675 p. (ISBN 978-2-03-592511-4), p. 599
  2. Héloïse Martel, Le Petit Livre des prénoms 2010, First éditions, , p. 76.
  3. Elaine Chastenier, Encyclopédie des prénoms, Éditions De Vecchi, 1998, ©1993, 253 p. (ISBN 2-7328-3112-3 et 9782732831121, OCLC 45857018, lire en ligne), Thaïs - p. 221.
  4. Léo Jouniaux, Le guide Hachette des prénoms 2012, Hachette Pratique, , 576 p..
  5. Tanet et Hordé 2009, p. 599.
  6. Pierre Pierrard, Dictionnaire des prénoms et des saints, Paris, Larousse, , 223 p. (ISBN 2-03-730017-4 et 9782037300179, OCLC 22321656, lire en ligne), Thaïs - p. 203.
  7. Tanet et Hordé 2009, p. 599.
  8. https://nominis.cef.fr/contenus/saint/1976/Sainte-Thaïs.html
  9. https://meilleursprenoms.com/popularite-prenom/Thais/féminin
  10. Stéphanie Rapoport et Claire Tabarly Perrin, L'Officiel des prénoms 2024, Paris, First éditions, , 575 p. (ISBN 978-2-412-09039-8), p. 263-264, 516 et 561
  11. Anatole France, Thaïs, Paris, Calmann Lévy, , 350 p. (lire en ligne)

Liens internes

  • icône décorative Prénoms, noms de famille et anthroponymie