The Sorority

The Sorority

Description de cette image, également commentée ci-après
Logo de The Sorority
Informations
Développé par The Sorority Foundation
Première version
État du projet Actif
Système d'exploitation IOS, iPadOS et Android
Environnement Android, iOS
Langues français, anglais, espagnol, allemand, italien, portugais, japonais, coréen, mandarin, swahili, hindi, russe, arabe, polonais, néerlandais, turc, cinghalais, tamoul, albanais
Type Application mobile
Politique de distribution Gratuit
Site web www.jointhesorority.com, www.jointhesorority.com/?lang=en et www.jointhesorority.com/?lang=es

The Sorority est une application mobile gratuite et destinée à favoriser l’entraide et l’alerte face à des situations de violence ou d'insécurité, à l'isolement et au (cyber)harcèlement. Le projet est imaginé par sa fondatrice Priscillia Routier-Trillard en 2019 et développé aux côtés de Fanny Chevalier Lorenzo, graphiste et directrice artistique, et Thibaud Dervily et Adrien Saulnier, développeurs[1]. L’application est portée par une association à but non lucratif, THE SORORITY FOUNDATION[2].

Présentation

The Sorority est une application mobile visant à permettre l’entraide entre utilisatrices en cas de situation perçue comme dangereuse ou à risque[3]. Elle est utilisée notamment dans l’espace public et les transports, mais aussi dans des contextes professionnels[4], événementiels ou privés, y compris en lien avec des situations de violences conjugales ou intrafamiliales[5].

L’application est disponible gratuitement sur les magasins d’applications depuis [6]. Elle repose sur un système d’alerte permettant de prévenir des utilisatrices situées à proximité géographique[7]. Selon plusieurs médias, entre dix et quinze personnes prennent en moyenne contact avec la personne ayant déclenché une alerte sur la période 2020-2024[3].

The Sorority est utilisée dans plusieurs pays, notamment en France[8], en Suisse[9], en Belgique[10], ainsi que dans d’autres États européens et hors d’Europe comme au Maroc[11] et aux Pays-Bas[12]. D’après des sources médiatiques, l’application comptait environ 380 000 profils vérifiés à la fin de l’année 2025[12].

Contexte et objectifs

L’application est conçue à partir de 2019 dans un contexte marqué par un sentiment d’insécurité exprimé par de nombreuses femmes dans l’espace public, documenté par diverses études nationales et internationales[13]. Selon des données récentes, 75 % des femmes déclarent avoir déjà été victimes de harcèlement sexuel dans l’espace public. Par crainte d’agression, 60 % d’entre elles modifient leur tenue vestimentaire lorsqu’elles sortent le soir, et 76 % hésitent à circuler tardivement[14].

Sa fondatrice explique avoir souhaité proposer un outil visant à limiter certains mécanismes psychologiques observés lors d’agressions, tels que l’effet témoin ou l’effet de sidération[15].

Selon ses concepteurs, l’objectif de The Sorority est de renforcer les mécanismes d’entraide entre utilisatrices et de faciliter l’accès à une assistance rapide en cas de situation perçue comme dangereuse.

Historique

L’application The Sorority est officiellement lancée en , dans un contexte de multiplication des applications mobiles visant à lutter contre le harcèlement de rue et les violences sexistes (Street Alert, Garde ton Corps, Sekura, Umay, App-Elles...)[16].

En , l'application The Sorority est présentée au Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas aux côtés de la région Île-De-France et de Business France pour le lancement officiel de sa communauté aux États-Unis[17].

Au cours de l’année 2024, la Sorority Foundation conclut plusieurs partenariats avec des collectivités territoriales, des associations et des réseaux de solidarité, notamment dans le cadre de dispositifs de prévention et d’accompagnement des victimes de violences[18]. La fondation signe notamment des conventions avec des associations d’hébergement citoyen et des structures d’entraide, permettant leur référencement au sein de l’application[19].

Le , la Sorority Foundation et la ville de Lausanne signent un partenariat visant à renforcer les mécanismes d’entraide et de sécurité proposés par l’application sur le territoire suisse[20].

Jeux olympiques 2024

En , un partenariat est établi avec le ministère français de l’Intérieur, la police et la gendarmerie nationales, dans l’objectif d’améliorer la prise en compte des alertes émises via l’application[13]. Cette collaboration s’inscrit dans le contexte de la préparation des Jeux olympiques d’été de 2024 et de la mise en place de dispositifs spécifiques de prévention et d’assistance[21].

Dans ce contexte, l’application The Sorority référence « l’Abri », un espace ouvert 24h/24 au siège du conseil régional à Saint-Ouen-sur-Seine, destiné à accueillir les visiteurs en situation de vulnérabilité. Ce dispositif est présenté dans les médias comme un exemple de collaboration entre l’application et les collectivités locales pour renforcer la sécurité dans l’espace public[22].

Fonctionnement

Selon ses concepteurs, l’application s’adresse prioritairement aux femmes et aux personnes issues de minorités de genre. Les hommes cisgenres peuvent également s’inscrire, notamment en tant qu’aidants, avec des paramètres de réception d’alertes ajustables.

L’inscription repose sur un processus de vérification d’identité. L’application utilise la géolocalisation du téléphone afin de proposer une carte indiquant les utilisatrices à proximité[15].

La fonctionnalité principale repose sur un système d’alerte permettant de signaler une situation de danger. Cette alerte peut être accompagnée d’une alarme sonore et de messages d'écran informatifs[15]. Les personnes recevant l’alerte peuvent alors contacter l’utilisatrice concernée[23], se rendre sur place ou prévenir les services d’urgence[24]. L’application propose également des espaces de discussion accessibles en continu[24],[13],[15].

Références

  1. « APPLICATION | JOIN THE SORORITY », sur Jointhesorority (consulté le )
  2. « Association – THE SORORITY FOUNDATION », sur L’Annuaire des Entreprises (consulté le )
  3. Sascha Garcia, « Meurtre de Philippine : cinq questions sur The Sorority, l’application qui a permis d’alerter 110 000 personnes », sur Libération, (consulté le )
  4. « "The Sorority", l'application qui aide les femmes à se sentir en sécurité dans la rue », sur France Inter, (consulté le )
  5. « The Sorority, une appli pour la protection et l’entraide entre femmes », sur France Inter, (consulté le )
  6. J.T., « The Sorority, l’application qui vient en aide aux femmes en danger », sur Le Figaro, (consulté le )
  7. Europe 1, « Comment fonctionne The Sorority, l'application pour aider les femmes en danger ? », sur YouTube, (consulté le )
  8. « Journée internationale contre les violences faites aux femmes : une application gratuite pour s’entraider », sur TF1 INFO, (consulté le )
  9. « Plus de 500 personnes ont téléchargé l'application anti-harcèlement "The Sorority" », sur rts.ch, (consulté le )
  10. « The Sorority, l’app qui lutte contre le harcèlement sexiste - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  11. « Violences contre les femmes : l'appli française "The Sorority" fait ses débuts au Maroc », sur France 24, (consulté le )
  12. (nl) Floor Bouma, « Via Franse app The Sorority helpen vrouwen elkaar in onveilige situaties », NRC,‎ (lire en ligne, consulté le )
  13. Chloé Consigny, « The Sorority : l’appli qui transforme la peur en solidarité », sur tetuconnect.com, (consulté le )
  14. « "The Sorority", l'application qui aide les femmes à se sentir en sécurité dans la rue », sur France Inter, (consulté le )
  15. Eva Seker, « The Sorority, l’app qui lutte contre le harcèlement sexiste », sur RTBF, (consulté le )
  16. AFP, « Le boom des applis de lutte contre le harcèlement de rue », sur ladepeche.fr (consulté le )
  17. « Start-up : 16 innovations franciliennes présentées au CES 2024 | Région Île-de-France », sur www.iledefrance.fr (consulté le )
  18. Florent Jacono, « Violences faites aux femmes : l'application d'entraide The Sorority s’implante dans les Yvelines », sur actu.fr, (consulté le )
  19. Weena Truscelli, « Signature d’une convention entre « la Fibre » et « the Sorority » », sur Journal des Français à l’étranger, (consulté le )
  20. « Violences domestiques et harcèlement dans l'espace public: communication N° 6: La Ville de Lausanne et The Sorority Foundation s’unissent pour renforcer la sécurité et l’entraide entre femmes – Ville de Lausanne », sur Site officiel de la Ville de Lausanne (consulté le )
  21. « À l'approche des JO, la Ville de Paris se mobilise contre le harcèlement de rue », sur ladepeche.fr (consulté le ).
  22. « France: la région Île-de-France ouvre son «Abri» pour les visiteurs des JO victimes de violences sexuelles », sur RFI, (consulté le ).
  23. Miruna Coca-Cozma et Virginie Langerock, « Plus de 500 personnes ont téléchargé l'application anti-harcèlement "The Sorority" », sur rts.ch, (consulté le )
  24. AFP, « Paris 2024 : «The Sorority», «Umay» : des applications pour lutter contre le harcèlement de rue pendant les JO », sur La Voix du Nord, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • icône décorative Portail des femmes et du féminisme
  • icône décorative Portail de l’information géographique
  • icône décorative Portail des télécommunications
  • icône décorative Portail de l’informatique