Thermes gallo-romains de Mackwiller

Thermes gallo-romains de Mackwiller
Vue du site en 2021.
Présentation
Type
Thermes romains, structure archéologique romaine (d)
Propriétaire
Patrimonialité
Logo monument historique Classé MH (1930, vestiges des thermes)
Localisation
Département
Commune
Adresse
chemin du Bain-Romain
Coordonnées
48° 55′ 26″ N, 7° 10′ 44″ E
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Les thermes gallo-romains de Mackwiller constituent un complexe thermal antique situé à Mackwiller, dans le département français du Bas-Rhin (région Grand Est).

Le site auquel appartiennent les thermes, partiellement fouillés au XIXe siècle, ainsi que d'autres monuments antiques, est sans doute celui d'une grande villa qui s'étend sous la ville contemporaine de Mackwiller.

Les vestiges sont classés au titre des monuments historiques depuis 1930.

Localisation

Cette construction est située rue de l'École à Mackwiller, en limite sud-est du centre-bourg urbanisé.

Le complexe thermal, tout comme un mausolée, un mithraeum et un autre bâtiment antique non identifié proches, sont probablement liés à une villa fastueuse, sans doute localisée sous les habitations du village contemporain, mais qui n'a pas été reconnue[1].

Le site de Mackwiller est rattaché, sous le Haut-Empire, au territoire des Médiomatriques (province de Gaule belgique).

Historique

Jean-Daniel Schoepflin mentionne pour la première fois des tombeaux qu'il qualifie d'antiques près de Mackwiller dans Alsatia illustrata[2].

Le site est découvert en 1859 par Jean-Pierre Eugène Ringel, un pasteur qui identifie les ruines comme celles de thermes et en livre une description précise ; les fouilles cessent en 1864, lorsque Ringel quitte l'Alsace[3] pour Montbéliard[4]. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, les vestiges, mal entretenus et insuffisamment surveillés, se dégradent progressivement sous l'effet des pillages et de l'exposition aux intempéries[1].

Des travaux de consolidation des thermes se déroulent entre 1906 et 1911 — le département du Bas-Rhin est alors rattaché au Reich allemand — ; ils donnent lieu à la réalisation de plans assez semblables à celui de Ringel, à l'exception des parties détruites dans l'intervalle. Depuis, l'évolution du complexe est peu documentée[1].

L'édifice fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1930[5].

Depuis les années 1950, les études s'attachent plus particulièrement à tenter de reconstituer l'environnement antique des thermes, mithraeum et sanctuaire (mis au jour par Jean-Jacques Hatt[6],[7]), villa.

Architecture

Plan simplifié[N 1].

Le plan établi au XIXe siècle par Ringel attribue aux thermes des dimensions totales de 39,80 × 33,50 m[3] et la superficie de l'ensemble est évaluée à 1 100 m2 au minimum[9].

Certains murs sont appareillés en moellons alternant le grès gris d'origine locale et le calcaire ; d'autres sont construits en briques. Les murs ouest et sud de la partie thermale du complexe, larges de 0,75 m, sont munis de contreforts à intervalles réguliers[10]. Des traces d'enduits bleu clair, gris ou rouges (présence de tuileau) sont retrouvées dans les décombres, en même temps que des fragments d'éléments décoratifs (frises, baguettes) en marbre, porphyre ou calcaire et de nombreux clous[11].

Ringel affecte à la plupart des salles des thermes une fonction précise. Cette répartition est remise en cause par André Jung qui la juge arbitraire : les investigations, qui ne permettent pas de préciser les aménagements hydrauliques des thermes, sont à ses yeux insuffisantes pour la prouver[12].

Notes et références

Notes

  1. La dénomination des salles est celle proposée par Ringel en 1860[8].

Références

  1. Juliette Rémy, « La villa de Mackwiller à travers les archives : découverte et réévaluation d’un site archéologique », sur Documentation et patrimoine DRAC Grand Est (consulté le ).
  2. Jean-Daniel Schoepflin (trad. du latin par Louis Woldemar Ravenez), L'Alsace illustrée (...), t. 3, François Perrin, , 745 p. (lire en ligne), p. 75.
  3. Flotté et Fuchs 2000, p. 410.
  4. « Assemblée générale du  », Bulletin de la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace, vol. 3, no 1,‎ 1864-1865, p. 47 (lire en ligne).
  5. « Thermes gallo-romains de Mackwiller », notice no PA00084781, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Jean-Jacques Hatt, « XVIIIe Circonscription », Gallia, t. 14, no 2,‎ , p. 305-309 (lire en ligne).
  7. Jean-Jacques Hatt, « Mausolée et four crématoire gallo-romains à Mackwiller (Bas-Rhin) », Gallia, t. 25, no 1,‎ , p. 75-85 (DOI 10.3406/galia.1967.2465).
  8. Ringel 1860, p. 171-176.
  9. « Une villa romaine en Alsace Bossue », Archéologia, no 613,‎ , p. 58 (lire en ligne [PDF]).
  10. Flotté et Fuchs 2000, p. 409.
  11. Flotté et Fuchs 2000, p. 409-410.
  12. André Jung, « Rapport de M. le professeur Jung sur les découvertes de ruines romaines à Mackwiller par M. le pasteur Ringel », Bulletin de la Société pour la conservation des monuments historiques d'Alsace, vol. 3,‎ , p. 166-176 (lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes

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