Thiéré (couscous)
| Lieu d’origine | Senegal |
|---|---|
| Créateur | Les Sérères |
| Place dans le service | Plat principal |
| Température de service | Chaud |
| Ingrédients | Viande (ou poisson), légumes, sauce arachide à la pâte d'arachide, épices |
| Accompagnement | sauce |
| Classification | Cuisine sénégalaise, cuisine ouest-africaine |


Le thiéré (ou tyere, wolof « cere », lui-même dérivé du sérère « ceereer ne », signifiant « peuple sérère »), saadj (ou sadj[1] ou sat[2]) en sérère, est un couscous de mil Sénégalais consommé en Mauritanie et en Gambie, notamment par les Sérères (les créateurs), les Wolofs et les Peuls. [3]. Il est traditionnellement servi dans les familles musulmanes le soir de la tamkharit[4]. C'est le plat servi lors des fêtes religieuses sérères, notamment l'après-midi et le soir.
Il en existe plusieurs variantes, telles que le thiéré sim, le thiéré mboum au chou[5], le thiéré bassi salté.
Histoire
Ce plat est originaire des Sérères[6] qui étaient et sont toujours responsables de la culture du millet, de sa récolte et de sa préparation en « saadj » (ou « sadj[1] » ou « sat[2] », le véritable nom du plat en sérère)[6]. Cere, le nom wolof du couscous, apparaît dès le XIXe siècle sous la plume de Jean Dard et de l'abbé Boilat[7]. Le mot wolof « cere » dérive du terme sérère « ceereer ne », qui signifie « le peuple sérère », en sérère. Faidherbe identifie le couscous de mil en différentes langues sahéliennes : « kouskouss » en hassanya, tyere (« tiéré ») en wolof, futo (« fouto ») en soninké, « sadj[1] » (ou « saadj ») en sérère, et « gawri » en pulaar.
Ce plat fait partie des mets traditionnels sérères anciens et est généralement consommé lors des fêtes religieuses sérères telles que le Xooy[8]. Les communautés musulmanes de la région de Sénégambie, comme les Wolofs, le consomment également lors de la fête musulmane du Gamou (à ne pas confondre avec l'ancienne fête du Gamo de la Religion sérère, à l'origine du gamou musulman) et en tamkharit.
Notes et références
- Faidherbe, Louis, "Langues Sénégalaises: Wolof, arabe-hassania, soninké, sérère : Notions grammaticales, vocabulaires et phrases." 1887, p. 59, 180 [1] (10 mars 2026)
- Lamoise, Pére. "Grammaire de la langue sérère: avec des exemples et des exercices renfermant des documents tres̀ utiles." la Mission (1873), p. 13. [2] (10 mars 2026)
- ↑ « Les Dakaroises sont belles, branchées, intelligentes : mais incapables de “dafar thiéré” », Actusen.com, 23 octobre 2015 [3].
- ↑ « Dîner de Tamkharite : Le Thiéré toujours convoité », Seneweb, 13 novembre 2013 [4].
- ↑ « « Thiéré mboum » : Un plat bien sénégalais », in Le Soleil, 17 septembre 2012 [5].
- Ethnographic Survey of Africa: Western Africa. Part 14 of Ethnographic Survey of Africa: Western Africa. International African Institute (1957), p. 37, 101
- ↑ Hélène Franconie, Monique Chastanet et François Sigaut (dir.), Couscous, boulgour et polenta. Transformer et consommer les céréales dans le monde, Karthala, Paris, 2010, p. 161.
- ↑ Sadji, Amadou Booker. "Abdoulaye Sadji: biographie, 1910-1961 : sa vie et sa pensée à un tournant de l'histoire africaine." Présence Africaine (1997), pp. 11-18, (ISBN 9782708706309)
Annexes
Bibliographie
- Hélène Franconie, Monique Chastanet et François Sigaut (dir.), Couscous, boulgour et polenta. Transformer et consommer les céréales dans le monde, Karthala, Paris, 2010, 477 p. (ISBN 9782811102852)
- Joséphine Ndiaye Haas, « Couscous de mil », in Cuisine sénégalaise, L'Harmattan, Paris, 2004, p. 59 (ISBN 9782747560139)
Articles connexes
Liens externes
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