Thomas Atenga

Thomas Atenga
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Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activité

Thomas Hirenée Atenga, né en , est un journaliste et chercheur camerounais.

Il est actuellement enseignant-professeur à l'université de Douala[1],[2].

Biographie

Vie et éducation

Il obtient une Maîtrise de philosophie à l'Université de Yaoundé[2].

Reconnu réfugié politique en France[2], il a pu reprendre ses études et a été diplômé de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne (Master en Science politique) et de l’université Paris Ouest Nanterre (Master en Science de l’Information et de la Communication).

En 2004, il obtient un doctorat en sciences politiques à l'université de Paris 1, sous la direction de Lucien Sfez.

Sa thèse s'intitule : Contrôle de la parole et conservation du pouvoir: analyse de la répression de la presse écrite au Cameroun et au Gabon depuis 1990[1],[3],[4].

Thomas Atenga a été marié. Il est père de 3 filles de deux mères différentes, résidant toutes en France. Il a d'autres enfants au Cameroun.

Ayant obtenu la nationalité française il a pu retourner au Cameroun et s'y installer professionnellement.

Bien que le Cameroun refuse le principe de la double nationalité, il n'hésite pas à s'en servir.

Carrière

Journalisme

Il entre comme journaliste au journal Le Messager, titre contestataire paraissant à Douala au Cameroun fondé par Pius Njawé[2].

Il devient chef du bureau du journal à Yaoundé. Il réalise une série de reportages sur les affaires financières de Jean Fochivé, ancien chef de la police camerounaise accusé d'avoir persécuté et torturé des militants défendant la démocratie au Cameroun[2].

En raison de ces enquêtes journalistiques, Fochivé a porté plainte contre lui et l'a traduit devant la justice camerounaise. Il quitte le pays avant l’issue du procès. Il s’installe en France en exil politique jusque dans les années 2000[2].

Enseignement

Il a enseigné comme vacataires à l'UFR de Droit de Nantes, puis à Dijon.

Désireux d'intégrer la prestigieuse université parisienne de La Sorbonne comme enseignant, l'absence de poste l'en a empêché.

Il a été qualifié en 2024 comme Professeur des Universités Françaises.

Cependant il a préféré poursuivre son combat pour la démocratie en choisissant d'enseigner exclusivement dans son pays d'origine malgré les nombreuses sollicitations en France qu'il a préféré refuser.

Il enseigne à l'Université de Douala (Cameroun) et est membre et responsable de plusieurs équipes de recherches[5].

Recherche

Ses travaux de recherches portent sur des questions d'espace public médiatique, d'autoritarisme dans le champ politico-médiatique, de globalisation et de changements sociaux en Afrique[6].

Thomas Atenga est l'auteur de plusieurs articles scientifiques régulièrement publiés dans des revues spécialisées. Ii est également invité dans des universités du pourtour ouest-africain et parfois en France. Entre mars et , il a été enseignant-invité de l'Université Grenoble Alpes en France pour y dispenser quelques enseignements et animer des conférences en rapport avec la construction d'un objet de recherche en sciences sociales notamment en sciences de l'information et de la communication, et des sujets se rapportant aux enjeux de pouvoirs d'Internet et des réseaux sociaux numériques dans des contextes sous-régionaux néo-autoritaires[7].

Bénéficiant de l'HDC (Habilitation à Diriger des Recherches) il a encadré les travaux d'étudiants camerounais devenus pour quelques uns des enseignants-chercheurs en SIC, dont Fulbert Fofack enseignant à l'Université d'Ebolowa (Cameroun), Lydienne Tsayem enseignant à l'ESSTIC (Cameroun), et Simon Ngono enseignant comme MCF à l'Université de Saint Denis La Réunion (France)[8].

Au mois de , à l'Université Catholique d'Afrique centrale (UCAC) lors du colloque de l’Association des Professeurs d’Anthropologie et de Développement (APAD) sur le thème « Extractivisme, résistances et alternatives dans un monde globalisé », se tenant du 27 au , Thomas Atenga va co-organiser, avec Simon Ngono, un panel intitulé « Médias, extractivisme et endo-extractivisme en Afrique : coalitions, dénonciations et ripostes à l’âge des réseaux sociaux numériques » [9].

Engagement médiatique

Comme d'autres universitaires, ainsi que le monde journalistique d'opposition au régime, il lui arrive de se distinguer par des prises de position souvent en décalage avec les discours dominants portés par le pouvoir en place.

Il est intervenu parfois dans les débats télévisés[10] au Cameroun pour s'exprimer sur des questions d'intérêt public, apportant ainsi son regard à la fois personnel et de chercheur sur des sujets d'actualité.

Se disant passionné de football , il a été interviewé sur RFI au sujet de la position de Eto'o du lors du mondial 2024[11].

Publications

2019 (dir.) : Les questions de développement dans les sciences de l'information et de la communication. Mélanges offerts à Misse Misse, Louvain-la-Neuve, Academia, 456 p.

2014 (dir.) : La publicité au Cameroun : discours, tendances, marchés, Paris, Paf, 284 p.

2012 (dir.) : La communication au Cameroun : les objets, les pratiques, Paris, EAC, 174 p.

2007 : Cameroun-Gabon : la presse en sursis, Paris, Muntu, 276 p.

Références

  1. « Atenga, Thomas », sur idref.fr (consulté le ).
  2. « COMMENT LA FRANCE TRAITE L'ASILE POLITIQUE: Lettres à nos mères restées au pays » (consulté le )
  3. « Contrôle de la parole et conservation du pouvoir : analyse de la répression de la presse écrite au Cameroun et au Gabon depuis 1990 » (consulté le ).
  4. « THESES SOUTENUES ENTRE 1990-2013 », sur www.pantheonsorbonne.fr (consulté le )
  5. « Conferenciers », sur jeicom.org (consulté le )
  6. « Thomas ATENGA », sur scholar.google.com (consulté le )
  7. « Conférence de Thomas Atenga, professeur à l'université de Douala (Cameroun) [Participation : Présentiel] », sur adum.fr
  8. APAD, « Extractivismes, résistances et alternatives dans un monde globalisé » Accès libre [PDF], sur Imaf cnrs, (consulté le )
  9. Thomas Atenga et Simon Ngon, « Médias, extractivisme et endo-extractivisme en Afrique : coalitions, dénonciations et ripostes à l’âge des réseaux sociaux numériques », Conference: Extractivismes, résistances et alternatives dans un monde globalisé,‎ (lire en ligne)
  10. Simon Ngono, Espace(s) public(s) des débats télévisés au Cameroun : constitution, acteurs et économie(s) de production, Grenoble, , 553 p.
  11. Radio France Internationale, « Cameroun: «C'est l'ensemble du mouvement sportif national qui est dans un état de délabrement» », RFI,‎ (lire en ligne Accès libre [https://www.rfi.fr/fr/podcasts/le-grand-invit%C3%A9-afrique/20240605-cameroun-c-est-l-ensemble-du-mouvement-sportif-national-qui-est-dans-un-%C3%A9tat-de-d%C3%A9labrement%5D, consulté le )

Liens externes

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