Thomas Quissarme
| Décès |
Vers |
|---|---|
| Activité |
Thomas Suyreau, dit Thomas Quissarme, mort vers 1484, est un médecin poitevin, anobli en 1480 ou 1481. Il est d'abord au service du comte Charles IV du Maine puis du roi de France Louis XI.
Biographie
Thomas Suyreau est docteur en médecine et seigneur de La Grenatière et de Surin[1],[2]. Il est au service du comte Charles IV du Maine[3],[4], qui en tant que seigneur de Saint-Maixent, le nomme aumônier de la Vieille-Aumônerie des femmes et filles trouvées de Saint-Maixent[3],[2]. Toutefois, Thomas Suyreau semble plutôt habiter d'abord à Châtellerault, autre possession du comte du Maine, où il est cité en 1451. Il fait hommage en 1458 à Civray pour ses seigneuries[3].
Il s'installe ensuite à Saint-Maixent, probablement parce qu'il se marie en 1461 avec la fille d'un riche bourgeois de cette ville, Marguerite Minet[5]. Il prête de l'argent (parfois avec sa femme) à différents propriétaires de la région, en vue de se constituer un patrimoine. C'est ainsi qu'il acquiert en 1464 la seigneurie de Danzay d'un de ses débiteurs[6]. Ce lieu, dont il fait hommage dès 1465, situé dans la paroisse Saint-Georges-de-Noisné, est un arrière-fief de l'abbaye de Saint-Maixent et relève de la châtellenie d'Aubigny[7].
Il est docteur régent à la faculté de médecine de Poitiers en 1469[2]. Le comte du Maine lui donne aussi la charge de juge de la prévôté de Saint-Maixent[8],[9]. Dans cette ville, il possède une maison qu'il agrandit pour se faire construire un hôtel, détruit par un incendie en 1637, appelé maison des Quissarmes, puis de Danzay, nom que prend aussi la rue jusqu'au XVIIe siècle, avant qu'on lui donne la dénomination qu'elle a conservé ensuite, rue Saint-Pierre[10].
Après la mort de Charles IV du Maine en 1472, Thomas Suyreau devient médecin ordinaire du roi Louis XI[3],[11],[4],[12], qui l'anoblit, ainsi que sa postérité légitime[13],[14],[12], en (vieux style)[13],[12] ou (nouveau style)[14]. Ces lettres d'anoblissement sont notifiées à la Chambre des comptes en [15],[14]. Quoique anobli, il ne devient pas écuyer et n'est qualifié que de noble et honorable homme et de sage et discret maître[8].
C'est sous le nom de Thomas Quissarme qu'il est anobli[13],[14], sans que soit mentionné son nom de Suyreau. Toutefois, s'il est connu à la cour sous le nom de Quissarme, il continue à porter celui de Suyreau, suivi du surnom de Quissarme, dans différents actes authentiques[16]. L'acte d'anoblissement ne précise pas d'armoiries, mais des notes conservées à la Bibliothèque nationale de France montrent qu'elles sont : D'azur à trois chevrons accompagnés de trois étoiles, le tout d'argent[13].
Thomas Quissarme meurt très âgé, probablement en 1484, en tout cas avant le , date à laquelle ses deux fils Charles et Hugues rendent hommage pour leurs seigneuries[17].
Armoiries
|
Blasonnement :
D'azur à trois chevrons accompagnés de trois étoiles, le tout d'argent[13].
|
Notes et références
- ↑ Richard 1910, p. 209.
- Moulinier 2001, p. 235.
- Richard 1910, p. 210.
- Moulinier 2001, p. 218.
- ↑ Richard 1910, p. 213.
- ↑ Richard 1910, p. 215-216.
- ↑ Richard 1910, p. 216-217.
- Richard 1910, p. 217.
- ↑ Moulinier 2001, p. 223.
- ↑ Richard 1910, p. 218.
- ↑ Émile Aron, Louis XI et ses guérisseurs, Chambray-lès-Tours, C.L.D., , 197 p. (lire en ligne), p. 122.
- Daussy 2004, § 2.
- Richard 1910, p. 211.
- Recueil des documents concernant le Poitou contenus dans les registres de la chancellerie de France, vol. 41, Poitiers, Société des archives historiques du Poitou, coll. « Archives historiques du Poitou », , 663 p. (lire en ligne), p. 410-413.
- ↑ Joseph Vaesenlire (éditeur), Lettres de Louis XI, roi de France, vol. IX : Lettres de Louis XI, 1481-1482, Paris, Libraire Renouard-Société de l'histoire de France, , 373 p. (lire en ligne), p. 10-11.
- ↑ Richard 1910, p. 212.
- ↑ Richard 1910, p. 219.
Voir aussi
Bibliographie
- Hugues Daussy, « Un diplomate protestant au service d’un roi catholique : Charles de Danzay, ambassadeur de France au Danemark (1515-1589) », dans Frédérique Pitou (dir.), Élites et notables de l'Ouest, XVIe – XXe siècle : Entre conservatisme et modernité, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 324 p. (ISBN 978-2-86847-915-0, lire en ligne), p. 279-294.
- Laurence Moulinier, « Les médecins en Poitou à la fin du Moyen Âge (XIIIe – XVe siècle) », Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest et des musées de Poitiers, 5e série, vol. 15, , p. 211-235 (lire en ligne).
- Alfred Richard, Un diplomate poitevin du XVIe siècle. Charles de Danzay, ambassadeur de France en Danemark, Poitiers, imprimerie Blais et Roy, , 240 p. (lire en ligne).
Articles connexes
Liens externes
- Portail de la médecine
- Portail du Moyen Âge tardif
- Portail de Poitou-Charentes
.svg.png)