Tobatí
| Tobatí | ||
![]() Héraldique |
![]() Drapeau |
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Cathédrale de Tobati, Paraguay | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Département | Cordillera | |
| Maire | Luis Osmar Ferreira | |
| Code postal | 3250 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Tobateño/a | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | 25° 13′ 32″ sud, 57° 05′ 53″ ouest | |
| Localisation | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paraguay
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Tobatí est une ville et un district paraguayen, située dans le département de Cordillera. À 63 km d'Asunción, la capitale, Tobatí compte environ 27 435 habitants en 2022[1].
Elle est déclarée « capitale de l'artisanat », du fait de la grande quantité et variété d'artisanat qui se trouvent dans la ville et ses environs.
Histoire
Fondée le par Sebastián Alcides Saldivar Fernandez, Tobatí est d'abord une réduction franciscaine, ordre chargé de l'évangélisation des indiens.
L'année 1539 est officiellement reconnue comme la date de fondation de Tobatí, bien que cette date n'ait jamais été confirmée[2]. La ville est fondée sous le nom de Tavá, un village indigène, par Domingo Martínez de Irala, gouverneur du Río de la Plata et du Paraguay, en même temps que les villes d'Areguá, d'Altos et d'Atyrá, afin de contenir les attaques des populations du Chaco traversant le río Paraguay à la recherche de bétail et de femmes. La ville est initialement fondée sur un autre site, aujourd'hui connu sous le nom de Tobatí Tuja, sur la rive du fleuve près de l'actuelle Arroyos y Esteros, mais est ensuite déplacée à son emplacement actuel en raison de son isolement et de la difficulté à la défendre contre les attaques ennemies[3].
En 1583, la ville est placée sous l'administration franciscaine du frère Luis de Bolaños, devenant ainsi une mission. Les réductions franciscaines, à l'instar des missions jésuites, visent l'intégration culturelle et la pacification du peuple guarani[4].
Économie
Tobatí vit principalement de la fabrication de matériaux de construction (briques, tuiles, etc.), cuits dans des fours à bois, ainsi que de l'artisanat, dont la taille du bois, en particulier des icônes religieuses, héritage de l'époque franciscaine ; la poterie, faite à la main sans tour et décorée en jouant sur les couleurs de différentes argiles ; les chapeaux de karanda'y (feuilles de palmes) tressé, métissage du chapeau, objet d'origine européenne, avec les techniques de tissage guarani ; les hamacs en fibre de coco ; les fleurs séchées et teintes ; et le travail de l'ysypo (liane).
Notes et références
- ↑ (es) « Resultados Finales - Censo 2022 » [PDF], sur INE Paraguay (consulté le ).
- ↑ (es) « Domingo Martinez de Irala », sur portalguarani (consulté le ).
- ↑ (es) « La inquietudes de los pueblos guaranues por la hotilidades guaycurues », sur portalguarani (consulté le ).
- ↑ (es) « Presencia franciscana en el Paraguay (1538-1824), 2005 », sur portalguarani (consulté le ).
Annexes
Bibliographie
- (es) Alejandro Nieto, Domingo Martínez de Irala.
- (es) Branislava Susnik, El Pueblo Guaraní Colonial: Inquietudes De Los Pueblos Guaraníes.
- (es) Herib Caballero Campos, El Proceso de la Independencia del Paraguay (1780-1813).
- (es) Margarita Durán Estragó, Presencia Franciscana en el Paraguay (1538-1824).
Liens externes
- Portail du Paraguay


