Tolérance au froid

La tolérance au froid est la capacité d'espèces ou d'individus à supporter des températures anormalement basses, en comparaison d'espèces apparentées ou d'autres individus.

Chez les plantes

Les plantes dites sensibles au froid subissent des dommages quand les températures sont inférieures à 12 °C, à l'inverse les plantes tolérantes au froid et au gel survivent à des températures très inférieures à 0 °C[1]. L'acclimatation au froid est un processus complexe impliquant des changements physiologiques et métaboliques sous contrôle génétique. Une période d'exposition à de basses températures mais positives conduit, chez beaucoup d'espèces, à une tolérance augmentée aux températures négatives.

Chez les animaux

Les animaux peuvent résister au froid par leur morphologie (petite taille induisant un faible rapport surface/volume, présence d'une fourrure), par des mécanismes physiologiques (homéothermie, augmentation de la concentration en solutés des cellules) ou par des comportements adaptés (hibernation).

Tardigrades

Les tardigrades figurent parmi les rares animaux non homéothermes à pouvoir poursuivre leur activité par des températures très en dessous de 0 °C, notamment sur (et parfois dans) les glaces de l'Himalaya et du Groenland. Ils peuvent survivre plusieurs jours à des températures proches du zéro absolu, à −272,8 °C (0.35 K). Un spécimen a pu se réveiller après avoir été congelé à −20 °C pendant plus de 30 ans[2].

Humains

Par temps froid, la première réponse du corps est le frisson, des contractions rapides et involontaires de certains muscles situés sous la peau, qui produisent de la chaleur. Le second mécanisme est la vasoconstriction : les extrémités (les mains et les pieds), plus exposées et moins bien isolées que le reste du corps, se refroidissent le plus vite ; la contraction des vaisseaux sanguins qui les irriguent limite la circulation du sang qui peut moins y circuler, s'y refroidir et propager ce refroidissement aux organes vitaux. Au cœur des cellules, la réponse au froid est assurée par les mitochondries, qui génèrent de la chaleur (thermogenèse) ; face au froid, la thermogenèse augmente pour compenser la chute de la température extérieure[3].

Notes et références

  1. ↑ (en) Roger S. Pearce, « Molecular analysis of acclimation to cold », Plant growth regulation, vol. 29, no 1,‎ , p. 47-76 (DOI 10.1023/A:1006291330661).
  2. ↑ « Un ourson d'eau réveillé 30 ans après avoir été congelé », sur LExpress.fr, (consulté le )
  3. ↑ Servane Pierre, « Comment le corps humain résiste au froid », sur Journal du CNRS, (consulté le ).

Articles connexes

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