Torfhildur Þorsteinsdóttir
.jpg)
| Naissance | Kálfafellsstaður (d) |
|---|---|
| Décès |
(à 73 ans) Reykjavik |
| Nationalité | |
| Activité |
Torfhildur Þorsteinsdóttir, également connue sous le nom de Torfhildur P. Hólm, née le et morte le , est une autrice islandaise qui a vécu de nombreuses années au Canada. Elle est identifiée par The Printing Times and Lithographer comme la première Islandaise à vivre de sa plume et est souvent considérée comme la première romancière islandaise.
Biographie
Torfhildur naît le à Kálfafellsstaður, dans la région de Skaftafell[1] (aujourd’hui dans la région d’Austur-Skaftafell), où son père, Þorsteinn Einarson, est pasteur. Elle s'installe à Reykjavík à l'âge de 17 ans, où elle fait ses études, puis à Copenhague, et travaille comme préceptrice[2] avant d'épouser Jakob Hólm à l'âge de 29 ans. Celui-ci meurt un an plus tard et, en 1876, elle émigre au Canada, où elle vit à New Iceland et à Winnipeg pendant 13 ans[3].
Après avoir travaillé comme enseignante pendant plusieurs années, elle revient en Islande en 1889 et, deux ans plus tard, se voit octroyer une pension d'écrivaine par l'Althing, devenant ainsi la première femme à bénéficier d'un tel soutien artistique. Cette décision suscite des controverses quant à son bien-fondé, et la pension a été réduite avant d'être finalement intégrée à sa pension de veuve[4]. Elle meurt à Reykjavík pendant la pandémie mondiale de grippe espagnole de 1918-1920.
Activités professionnelles

Torfhildur Þorsteinsdóttir publie sa première nouvelle en 1879 dans Framfari, le premier journal islandais publié en Amérique du Nord[1],[5]. Son premier roman, Brynjolfur Sveinsson biskup, est publié à Reykjavík en 1882[1]. C'est à la fois le premier roman et la première œuvre d'une autrice à être officiellement imprimé en Islande[6],[7]. Elle écrit par la suite Elding, un roman historique, en 1889[8]. Certaines de ses œuvres sont publiées dans un périodique danois édité à Chicago, Illustrered Familjeblad. À son retour en Islande, elle dirige deux revues littéraires, Draupnir et Dvöl[4], dans lesquelles ont paru ses nouvelles et deux de ses romans ultérieurs[9], ainsi qu'un magazine pour enfants, Tíbrá[1]. Les contes populaires qu'elle recueille auprès d'Islandais vivant au Canada au cours de ses premières années dans ce pays sont publiés en 1962[1],[10]. Selon le folkloriste David Buchan, ils mettent en évidence une différence intéressante entre les traditions islandaise et féroïenne. Dans cette dernière, la tradition de la ballade relève de la performance publique masculine, tandis que la tradition islandaise s'inscrit dans la sphère féminine et domestique[10].
Son œuvre présente à la fois des traits romantiques et réalistes ; certaines de ses nouvelles sont des fables et des allégories, tandis que d'autres traitent de la vie contemporaine. L'importance de l'éducation des femmes y est un thème récurrent[1]. En tant qu'autrice de romans historiques, on lui attribue le mérite d'avoir apporté à ce genre « le traitement le plus abouti » parmi les auteurs islandais[11].
D'après Ester Ösp Gunnarsdóttir, le prix Nobel de littérature Halldór Laxness a été inspiré par ses écrits[4].
Liste des publications
Romans
- (is) Brynjólfur Sveinsson biskup, vol. 1, Akureyri, Norðri, coll. « Ritsafn / Torfhildur Þorsteinsdóttir Holm », (1re éd. 1882), 252 p. (OCLC 1566770725, lire en ligne)
- (is) Kjartan og Guðrun, (OCLC 465656345, lire en ligne)
- (is) Elding : söguleg skáldsaga frá 10. öld, Reykjavík, Prentsmiðja Sigf. Eymundssonar, , 773 p. (OCLC 4538717, lire en ligne)
- (is) Torfhildr Þorsteinsdóttir Holm, Högni og Ingibjörg: skáldsaga, Sigurður Kristjánsson, , 94 p. (lire en ligne).
- (is) Jón biskup Vídalín (frh.) (publié dans Draupnir), Reykjavík (Ísland), , 38 p. (lire en ligne).
- (is) Jón biskup Arason (publié dans Draupnir), vol. 2 et 3, Akureyri, Norðri, coll. « Ritsafn / Tofhildur Þorsteinsdóttir Holm », (OCLC 731660894, lire en ligne).
Nouvelles
- (is) Spekingurinn og heimskingin (Framfari),
- (is) Andvari (Illustrered Familjeblad, Chicago,
- (is) Guð heyrir börnin (Framfari),
- (is) Stjarnan mín (Framfari),
- (is) Seint fyrnist forn ást (Framfari),
- (is) Tárablómið (Framfari),
- (is) Heiðarbærinn (Framfari),
- (is) Gunnlög og Sigrid (Illustrered Familjeblad),
- (is) Sogur og aefintyri Höfundur, Reykjavik, Prentao hja Einari þóroaroyni, , 133 p. (OCLC 249336601, lire en ligne)
- (is) Smásögur handa börnum og unglingum,
- (is) Tíbrá : Ársrit fyrir yngri börn og eldri (collection pour enfants), 1892-1893 (OCLC 466299785, lire en ligne)
- (is) Barnasögur (collection pour enfants), Reykjavík, Jón Helgason og Jón Þórðarson,, (1re éd. 1890), 46 p. (OCLC 831153372, lire en ligne)
- (is) Þjóðsögur og sagnir : (Finnur Sigmundsson bjó til prentunar : Atli Már teiknaði kápu og titilsiðu), Finnur Sigmundsson, (OCLC 466903046, lire en ligne)
Revue
- (is) « Draupnir (Reykjavík : 1891-1908) », plusieurs éditions, sur leitir.is (consulté le ).
Bibliographie
- (en) Dagrún Ósk Jónsdóttir, « Between Tradition and Transgression: Torfhildur Þ. Hólm and the Emergence of the Female Author in Iceland », Deshima, no 19, , p. 49–62 (ISSN 1957-5173, DOI 10.57086/deshima.760, lire en ligne, consulté le ).
- (en) Kirsten Wolf, ÞORSTEINSDÓTTIR, TORFHILDUR (Holm), vol. XIV, Dictionary of Canadian Biography, (lire en ligne).
. - Ester Ösp Gunnarsdóttir, « Torfhildur HÓLM » [archive du ]
, sur www.dictionnaire-creatrices.com, nc (consulté le ).
.
Références
- Wolf 1998.
- ↑ (en) Dr. Soffía Auður Birgisdóttir, « Torfhildur Hólm », sur Icelandic Roots, (consulté le )
- ↑ (is) « Skáldkonan Torfhildur Hólm », Lesbók Morgunblaðsins, , p. 77 (lire en ligne)
- Ester Ösp Gunnarsdóttir, « Torfhildur HÓLM » [archive du ]
, sur www.dictionnaire-creatrices.com (consulté le )
- ↑ Histoire du livre et de l’imprimé au Canada, Volume II: De 1840 à 1918, Presses de l’Université de Montréal, (ISBN 979-10-365-0386-3 et 978-2-7606-1973-9, DOI 10.4000/books.pum.23123, lire en ligne), p. 46-47
- ↑ (en) Ruth Shaffner, The Women of Iceland dans The Chautauquan, Volume 22, vol. 22, t. 4, Theodore L. Flood et Frank Chapin Bray, (ISBN 978-1012484033, lire en ligne), p. 470
- ↑ (en) « Continental and Foreign Jottings », dans The Printing Times and Lithographer, Wyman & Sons (no VIII), (lire en ligne), p. 280
- ↑ (de) F. v Luschan, M. Lehmann-Filhés, Vigfússon et A. Treichel, « Sitzung vom 17. Februar 1894 », Zeitschrift für Ethnologie, vol. 26, , p. 81–136 (ISSN 0044-2666, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (is) Landsbókasafn Íslands - Háskólabókasafn, « Lesbók Morgunblaðsins - 6. tölublað (11.02.1945), Blaðsíða 77 » [archive du ], sur timarit.is (consulté le )
- (en) David Buchan (sous le nom de Torfhildur P. Hólm), Rev. of Ólason, The Traditional Ballads of Iceland, The Journal of American Folklore, , 430 p. (lire en ligne), p. 23
- ↑ (en) Charles Allyn Williams, « Review of Geschichte der isländischen Dichtung der Neuzeit (1800-1900) », The Journal of English and Germanic Philology, vol. 5, no 2, , p. 222–224 (ISSN 0363-6941, lire en ligne, consulté le )
Liens externes
- Evaluation of works, Norðanfari, 24 November 1882, p. 77 (in Icelandic)
- Biographie du Dictionary of Canadian Biography Online
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Portail de la littérature
- Portail de l’Islande
- Portail des femmes et du féminisme