Torpille remorquée Ginocchio
| Torpille remorquée Ginocchio | |
| Présentation | |
|---|---|
| Type | |
| Pays d'origine | |
| Pays | |
| Période d'utilisation | → 1939 |
| Caractéristiques | |
| Longueur | 1,62 m ou 1,72 m |
| Masse | 62 kg ou 75,5 kg |
| Explosif | Trinitrotoluène (TNT) |
| Quantité d'explosif | 30 kg |
| Mise à feu | fusée inertielle |
La torpille remorquée Ginocchio est une torpille remorquée destinée à être filée par la poupe d'un navire de surface, près d’un contact sous-marin, dans l'objectif de le percuter et de déclencher ainsi sa tête explosive. Lors des essais la stabilisation en immersion s’est avérée être un problème insurmontable, et elle n'a de ce fait, jamais été utilisée de manière opérationnelle.
Développement et description
Les Français ont commencé à développer, au cours des années 1920, la Ginocchio, basée sur un concept italien de la Première Guerre mondiale, mais le maintien de l'immersion était erratique et le projet a été officiellement suspendu en 1933 après des essais sur le Chacal et la Bourrasque. Le projet a été relancé à la fin de l’année 1938 pour les torpilleurs légers de la classe La Melpomène, mais a été annulé en [1].
La torpille Ginocchio était disponible en deux versions, toutes deux dotées d’une ogive de 30 kilogrammes de trinitrotoluène. La torpille « moyenne » évoluait à une immersion opérationnelle de 15 à 37 mètres. Elle pesait 62 kilogrammes et mesurait 1,62 mètre de long. Le modèle « profond » évoluait à une immersion maximale de 53 mètres, pesait 75,5 kilogrammes et mesurait 1,72 mètre de long[2].
Pendant la Seconde Guerre mondiale, il ne sera plus fait état de la torpille Ginocchio. Les grenades anti-sous-marine larguées par l'arrière du bâtiment ou lancées par un mortier Thornycroft s'avèreront bien plus faciles à mettre en œuvre et d'une plus grande efficacité, notamment grâce aux indications de l'ASDIC[3].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ginocchio towed torpedo » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Jordan & Moulin, pp. 32, 48-49, 55
- ↑ Jordan & Moulin, pp. 48-49
- ↑ Capu Rossu, « Aviso Colonial Dragueur de mines ANNAMITE », sur Forum ATF40, (consulté le ).
Bibliographie
- (en) John Jordan et Jean Moulin, French Destroyers: Torpilleurs d'Escadre & Contre-Torpilleurs 1922-1956, Barnsley, UK, Seaforth Publishing, (ISBN 978-1-84832-198-4).
Liens externes
- Drakkar, « Armement anti sous-marins: Torpilles Ginocchio », sur Anciens Cols Bleus et Pompons Rouges, (consulté le ).
- Klaus Günther v. Martinez, « Armement des torpilleurs de 600 t », sur Net-Marine, (consulté le ).
- François Gélébart, « Torpilleur La Melpomène - Mettre à jour la présentation », sur Alabordache (consulté le ).
- Portail des armes
- Portail des marines de guerre
- Portail de la France
- Portail de l’Italie