Torquéole à gorge rousse

Arborophila rufogularis

Arborophila rufogularis
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Torquéole à gorge rousse au parc national de Doi Inthanon, Thaïlande.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Arborophila

Espèce

Arborophila rufogularis
(Blyth, 1849)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Torquéole à gorge rousse (Arborophila rufogularis) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Répartition

Cet oiseau peuple l'Himalaya du nord de l’Inde au Bangladesh, à travers le Népal, le Sikkim, le Bhoutan et le Myanmar. Il est présent également en Chine au sud du Yunnan, au nord de la Thaïlande, au Laos et au Vietnam[1].

Sous-espèces

Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[2], la Torquéole à gorge rousse est représentée par 6 sous-espèces (ordre phylogénique) :

  • Arborophila rufogularis rufogularis (Blyth, 1849) — nord-est de l'Inde, Népal, Bhoutan et sud-est du Tibet ;
  • Arborophila rufogularis intermedia (Blyth, 1855) — Assam, Manipour, nord du Myanmar, nord-ouest du Yunnan.
  • Arborophila rufogularis tickelli (Hume, 1880) — de l'est du Myanmar à la Thaïlande et au sud-ouest du Laos ;
  • Arborophila rufogularis euroa (Bangs & Phillipps, JC, 1914) — du sud-ouest du Yunnan au nord du Laos ;
  • Arborophila rufogularis guttata Delacour & Jabouille, 1928 — centre du Vietnam et centre du Laos ;
  • Arborophila rufogularis annamensis (Robinson & Kloss, 1919) — sassif de Lang Bian.

Description

Le mâle a un front gris. La couronne et la nuque brun-olive sont tachetées de noir. Il a un sourcil et un trait sous-mustacien blanchâtre. La gorge et les côtés du cou sont orange-roux, avec des taches noires. La poitrine et les flancs sont bleu-gris. Le haut du ventre est blanchâtre. Le cloaque est brun chamois. Le manteau, le dos et le croupion sont brun olive. Les scapulaires et les couvertures sont barrées de marron, noir et gris. Le bec est brun foncé ou noirâtre. Les pattes sont rosâtres ou cramoisies. La femelle est similaire au mâle mais avec moins de noir sur le menton et le cou et plus de taches blanches sur le dessous. Les juvéniles sont plus pâles avec un orange moins soutenu sur le cou. Ils ont un dessous gris clair, la gorge et le ventre sont blanchâtres. La couronne et les flancs sont marqués d'un vermiculage marron et noir[3].

Les sous-espèces se distinguent principalement par les couleurs de la tête et du cou : A. r. intermedia diffère de la sous-espèce nominale par le menton et le haut de la gorge noirs. Les côtés du cou sont marqués de larges taches noires. A. r. tickelli est semblable à intermedia mais la gorge est entièrement rousse et les flancs sont plus fauves. A. r. euroa a les taches noires du cou moins marquées et les flancs plus pâles. A. r. guttata diffère de la forme nominale par l’absence de collier et la présence de nombreuses taches noires sur les côtés du cou. Le menton est roux, sans tache. A. r. annamensis a le menton, le cou et la gorge plus brun-clair que roux et entièrement tachetés de noir et de blanc.

Habitat

Cette espèce a été trouvée dans divers habitat entre 600 et 4 000 m. Elle préfère les sous-bois épais des forêts de montagne à dominante de chênes, lauriers et rhododendrons entre 1 800 et 3 000 m. Au Vietnam, elle ne descendrait pas au-dessous de 1 200 m (Delacour & Jabouille 1931).

Mœurs

Les torquéoles à gorge rousse vivent en bandes de 5 à 12 individus dans les forêts, et, en dehors de la saison de reproduction, n'en sortent que le matin de bonne heure (Delacour & Jabouille 1931).

Voix

Le cri est un fort sifflement roulé (Delacour & Jabouille 1931).

Nidification

Cette espèce est monogame. Elle niche à terre d’avril à juillet, dans la forêt, parmi les feuilles mortes et ou les herbacées (Delacour & Jabouille 1931).

Statut, conservation

Cette espèce n’est pas considérée comme menacée en raison de sa large répartition mais ce statut pourrait différer suivant les sous-espèces ou la localisation géographique. Elle est rare en Chine et peu courante au Népal. Elle serait en revanche commune dans le nord de l’Inde, le nord de la Thaïlande, le centre du Laos. Son statut est inconnu au Myanmar, au Cambodge et au Vietnam, bien que sa présence y soit confirmée.

Références

  1. ↑ (en) « Rufous-throated Partridge Arborophila rufogularis », sur BirdLife International.
  2. ↑ Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
  3. ↑ Steve Madge, Norman Arlott, Robin Budden et Daniel Cole, Pheasants, Partridges and Grouse: Including Buttonquails, Sandgrouse and Allies, Bloomsbury Publishing PLC, coll. « Helm identification Guides », (ISBN 978-1-4081-3565-5)

Voir aussi

Bibliographie

  • Delacour, J. & Jabouille, P. (1931). Les Oiseaux de l'Indochine Française. Vol 1. Exposition coloniale internationale, Paris, France.
  • Hennache, A. & Ottaviani, M. (2011). Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde, 400 pages. Editions W.P.A. France, Clères, France.

Liens externes

  • icône décorative Portail de l'ornithologie
  • icône décorative Portail de l’Asie