Toshirō SugaShihan, né à Tokyo le , est un artiste et enseignant japonais d'aïkido 7edan Aïkikaï Shihan[1].
Formé au Japon à l'Aïkikaï de Tokyo. Il intervient dans de nombreux stages en France et à l’étranger.
Carrière dans les arts martiaux japonais
Sa formation
Toshirō Suga pratique le judo vers l'âge de 15 ans dans le meilleur dojo de la police de Tokyo au Japon. À 17 ans, sur les conseils de son père, il commence la pratique de l'Aïkido le à l'Aikikai so Hombu dōjō de Tokyo. Il bénéficie pendant un an et demi des passages et des conseils quotidiens du fondateur de l'aïkido Morihei Ueshiba[2] durant le cours de 15h00 de maître Sadateru Arikawa connu pour sa pratique extrêmement martiale jusqu'à 18 ans.
Toshirō Suga arrive en France le . Il rencontre alors maître Nobuyoshi Tamura dont il suit l'enseignement jusqu'à son décès[3].
Photo de Toshirō Suga lors d'un stage en 2007
Son enseignement
Chargé d'enseignement national (CEN) à la FFAB[4] , il possède le grade de 7e dan de l'Aïkikaï. Il transmet son enseignement tout au long de l'année au cours de stages nationaux ainsi qu'aux quatre coins du monde.
De 1983 à 1988 il enseigne à Rennes au Dojo St Helier
De 1985 à 1989 il part au Canada où il entraîne les membres des forces armées en aïkido et au combat à la baïonnette[5].
Toshirō Suga pendant le stage Bunbu Ryôdô à Vire Normandie avril 2026[6] De 1989 à 2002 il enseigne l’aïkido dans un club Brestois qui continue à transmettre un enseignement de l'aïkido fortement marqué par son empreinte
Depuis 2002 : ASH Aïkido à Herblay] & Aïkido club Boisséen]
Travail à main nues et techniques au Jo, Boken, Tanto.
Démo d'Aïkido au Vendespace.
DVD techniques d'aïkido
Vol.1 Ken, les racines de l'aïkido (2006)
Vol.2 Jo, le pilier de l'aïkido (2007)
Vol.3 Les Fondements de l'aïkido (2008)
Vol.4 Les Fondements de l'aïkido en dynamique (2012)
Vol.5 Aïkido : La maîtrise de soi - Ushiro waza (2013)
Ses DVD sont détaillés, avec des ralentis et des détails techniques expliqués[8].
Articles et écrits
En 2009, il écrit un article sur les ukemis ("chutes", en aïkido) qui est publié sur le blog Tsubaki Journal[9]
Fin 2012, il coécrit un article pour la FFAB avec l'aide de Guillaume Ducoeur[10]. Il parait dans le magazine fédéral bisannuel "Seseragi" d' : L'origine du travail des armes en Aïkido[11].
Artiste peintre, il exprime sa créativité en réalisant des œuvres picturales en ayant recours à une technique innovante de fixation de la peinture sur plexiglas. Naviguant entre figuration et abstraction, Toshirō Suga accorde une importance toute particulière aux couleurs qui se retrouvent singulièrement magnifiées par le choix du support. Il fait plusieurs expositions de peintures à Paris et à Tokyo. Un évènement à la fois culturel et martial intitulé « Bunbu Ryôdô, la voie unifiée de la plume et du sabre»[12], en hommage à Toshiro Suga a eu lieu en . Il s'est agi de mettre en lumière à la fois son enseignement et son art, tout en incluant des temps d'échange avec l'artiste martial. Ainsi, lors du vernissage de cette première exposition normande de ses œuvres intitulée « Entrer dans le monde du non-soi » au cinéma Arts et Essais Le Lux à Caen[13], le public a découvert les sources d'inspiration de l'artiste ainsi que les caractéristiques et les contraintes liées à la technique de peinture sur plexiglas.
Il est membre à vie du « Salon », Société des Artistes Français.
Acteur, il a joué dans quelques films. Son rôle le plus notable est celui de Chang[14] dans le film Moonraker (Lewis Gilbert, 1979), un antagoniste de James Bond, pratiquant d'arts martiaux.
↑Maëlys Heslesbeux, « Il jouait un méchant dans un James Bond des années 1970, Toshiro Suga va animer des stages d’arts martiaux en Normandie », Ouest France, (lire en ligne)