Tour à plomb de Couëron

| Type |
Usine de petite métallurgie |
|---|---|
| Style | |
| Construction |
1875-1878 |
| Hauteur |
69 m |
| Patrimonialité |
| Commune |
|---|
| Coordonnées |
47° 12′ 33″ N, 1° 43′ 12″ O |
|---|

La tour à plomb est située sur la commune de Couëron, dans le département français de la Loire-Atlantique.
Présentation
Elle est le dernier exemple en France des tours à plomb qui servaient autrefois à produire de manière industrielle la grenaille de plomb destinée aux cartouches de chasse[1] et l'un des derniers édifices industriels du XIXe siècle dans la région de Nantes. Elle est située quai Jean-Pierre Fougerat.
Historique
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le port de Nantes est le plus important de France, favorisant l'essor de la construction navale dans l'estuaire de la Loire. L'industrie naissante est étroitement liée aux capacités du transport fluvio-maritime de matières premières et de biens manufacturés. Ce n'est donc pas un hasard si le premier pole métallurgique majeur de la Basse-Loire prend place en aval de Nantes, dans le secteur d'Indre et de Couëron, avec l'installation de la fonderie d'Indret (1777), des forges de Basse-Indre (1822) et la société des fonderies et laminoirs de Couëron (1861)[1].
Cette dernière traite le minerai de plomb et lamine cuivre et laiton. Elle cesse son activité en après avoir connu plusieurs rachats successif, par l'usine de plomb La Vieille vers 1935, puis par la Société des mines et fonderies de Pontgibaud, puis par la société Tréfimétaux. Ses bâtiments appartiennent de nos jours à la ville de Couëron. C'est sur le site industriel des fonderies et laminoirs de Couëron qu'est édifiée la tour à plomb, dont la construction s'achève en juillet 1878.
Celle-ci s'élève à 69 mètres de hauteur et son diamètre est de 11,30 mètres. On y fabrique des plombs de chasse (dits plombs à giboyer) jusqu'en 1957. Le plomb en fusion, mélangé à une certaine quantité d'arsenic et d'antimoine (8 % environ en général) pour le durcir, passe par une grille de calibrage avant de chuter de la tour. Dans sa chute, il prend la forme de gouttelettes parfaitement sphériques qui finissent leur course dans un bac d'eau au pied du bâtiment[1]. Des employées trient ensuite les billes de plomb, mises en colis pour être utilisées à l'encartouchage.
Elle fait l'objet d’un classement au titre des monuments historiques par arrêté du [2].
Galerie
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
- Ressources relatives à l'architecture :
Bibliographie
- L'usine de Pontgibaud à Tréfimétaux : des ouvriers racontent paru en 1997 par l’association Une Tour, une Histoire.
Références
- « La tour à plomb de Couëron », notice no PA00108596, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- La Loire et l'Industrie, panneau de présentation réalisé par les Villes d'Indre et de La Montagne, consulté sur site le 22 novembre 2025
- ↑ Notice no PA00108596, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Portail des monuments historiques français
- Portail de la Loire-Atlantique
- Portail de l'industrie

