Tour Azadi

Tour Azadi
برج آزادی, Borj-e Āzādi
La tour Azadi de Téhéran.
Présentation
Type
Partie de
Place Azadi (en)
Commémore
Style
Pahlavi architecture (d)
Architecte
Matériau
Construction
Ouverture
Commanditaire
Hauteur
45 m
Longueur
63 m
Patrimonialité
Localisation
Pays
Commune
Adresse
Place Azadi
Altitude
1 183 m
Coordonnées
35° 41′ 58″ N, 51° 20′ 16″ E
Géolocalisation sur la carte : Téhéran
(Voir situation sur carte : Téhéran)
Géolocalisation sur la carte : Iran
(Voir situation sur carte : Iran)

La tour Azadi (en persan : برج آزادی, Borj-e Āzādi) (anciennement « tour mémorial des rois »), est un monument public de la ville de Téhéran, la capitale de l'Iran, dont elle est l'un des symboles.

Construction

Plans de la tour Azadi.

Conçue par l'architecte Hossein Amanat qui gagne le projet en 1966 à l'âge de 24 ans, la tour marie les styles architecturaux persans achéménide et sassanides[1],[2]. Elle mesure 45 m de haut et est entièrement recouverte de quelque 25 000 plaques de marbre blanc d'Ispahan[3].

Un musée et quelques fontaines se trouvent sous la tour, située sur la place Azadi qui possède une superficie de 50 000 m2 (5 hectares).

Histoire

La tour est inaugurée le pour la célébration du 2 500e anniversaire de l'Empire perse[4]. Elle s'appelait à l'origine « tour mémorial des rois » (Borj-e Šahyād, persan : برج شهیاد)[4]. Elle a été renommée Azadi (« liberté ») après la révolution de 1979[2].

La forme de l'arche principale combine la forme des voûtes paraboliques des ruines parthes de Ctésiphon et les voûtes brisées de l'architecture islamique[4]. Sa forme évoque un arc de triomphe. Avant l'ouverture de l'aéroport Imam Khomeyni, la tour constituait pour les voyageurs qui arrivaient de l'aéroport de Mehrabad la porte de la capitale[5].

Elle continue d'être un lieu symbolique privilégié par les manifestants, comme lors du mouvement vert en 2009[2]. Mais le symbole est aussi exploité par les partisans du régime lors de l'anniversaire de la révolution islamique[6].

En 2021, pour célébrer le nouvel an persan (Nowrouz), l'armée tire une salve de coups de canon. Les détonations provoquent l'apparition de fissures dans le monument, qui souffre de problèmes liés à l'humidité[7] et au manque d'entretien[8].

Musée

L'entrée de la tour, située directement sous la voûte principale, mène au musée Azadi. Une des pièces principales de la collection est une copie du cylindre de Cyrus (l'original se trouve au British Museum)[2]. La traduction des inscriptions cunéiformes du cylindre est écrite en lettres dorées sur le mur de l'une des galeries menant au département audiovisuel du musée. À l'opposé se trouve une plaque énumérant douze mesures de la révolution blanche.

Depuis 2024, le Centre culturel et artistique Azadi abrite également une cinémathèque[9].

Galerie

Références

  1. (en) Sarvenaz Amanat, « Iran monument: daughter of the builder shares her story », sur Citizen Bytes,
  2. (fa) « برج آزادی پس از۲۰ سال شسته می شود », BBC,‎ (lire en ligne)
  3. Jean Hureau, L'Iran aujourd'hui, 2e édition, (ISBN 978-2852580190)
  4. (en) mortezab, « Azadi Tower », sur Architectuul, (consulté le )
  5. Helen Loveday, Guide Découverte Iran - De la Perse ancienne à l'État moderne, Olizane, , p. 132
  6. Emile Douysset, « Entre grands défilés et cris anti-Khamenei, l’étrange anniversaire du régime des mollahs », sur Le Figaro, (consulté le )
  7. (fa) کیهان لندن, « تخریب «شهیاد» پس از شلیک توپ‌های ارتش؛ مدیر اجرایی برج «آزادی»: با ما هماهنگ نشد، بی‌خبر بودیم! », KayhanLondon,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  8. Artemis Razmipour/EFE, « La tour Azadi, symbole des paradoxes de l'Iran, fête ses 50 ans », sur Atalayar, (consulté le )
  9. (en-US) « Azadi Tower’s cinematheque to open with “Oppenheimer” », Tehran Times,‎ (lire en ligne [archive du ], consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

  • Place Azadi

Liens externes

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