Tour Beauvoir

| Type |
Tour d'enceinte |
|---|---|
| Destination initiale |
lieu d'habitat du seigneur de Beauvoir |
| Destination actuelle | |
| Rattachement | |
| Style | |
| Construction | |
| Hauteur |
26 m |
| Propriétaire |
Ville de Blois (d) |
| Patrimonialité | |
| État de conservation |
Bon |
| Site web |
| Pays | |
|---|---|
| Département | |
| Commune | |
| Quartier | |
| Région historique |
| Coordonnées |
47° 35′ 18″ N, 1° 19′ 56″ E |
|---|
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Édifiée au XIe siècle, la Tour Beauvoir est l'un des plus anciens édifices de la ville de Blois, en France.
Histoire
Elle formait au Moyen Âge un fief particulier appartenant aux seigneurs de Beauvoir, vassaux du comte de Blois.
En 1256, à la suite de l'intégration au comté de Blois, le donjon devint une pièce maîtresse des défenses de la ville. Elle faisait partie d'un ensemble[1] composé de seize tours et onze portes. Pendant les travaux que le comte Jean Ier fit réaliser au château de Blois, l'administration de la Justice du comté et la prison qui y étaient jusqu'alors installées, furent transférées à la Tour Beauvoir pour y demeurer pendant plus d'un siècle, jusqu'à la construction du palais de justice. Après la Révolution, la tour étant devenue insuffisante pour recevoir tous les condamnés, on lui adjoignit alors l'ancien couvent des Cordeliers. La prison restera installée dans la tour jusqu'en 1945[2]. L'ancien couvent fut détruit et remplacé par des école élémentaires. Seules les tours Beauvoir et des Cordeliers furent épargnées. Néanmoins, ces ouvrages millénaires ont été laissés à l'abandon par les pouvoirs publics pendant plusieurs décennies et livrés à des dégradations avant d'être sauvés par un professeur passionné dans les années 70 qui a investi une grande partie de ses économies pour la restaurer.
Rachetée en 2025[3] par les propriétaires de la maison d'hôtes Le Clos Macé, la Tour Beauvoir se visite sur demande et a été aménagée en gîte insolite au rez-de-chaussée. Les étages intermédiaires sont en cours de rénovation. La terrasse offre une vue unique sur Blois après avoir gravi 125 marches.

La tour est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du [4].
Architecture

C'est une construction de plan à peu près carré, en moellon. La tour a été remaniée à de nombreuses reprise et nous n'avons pas de trace de l'architecture lors de sa construction. Suite à un incendie au 16ème siècle, une partie de la tour s'est effondrée et les murs périphériques ont été arasé pour permettre la pause d'une toiture en pente. En 1970, 4 étages furent reconstitués, la toiture en pente a été remplacée par une toiture terrasse plate et un escalier fut installé dans un des angles du donjon.
Notes et références
- ↑ Marie Lafont, « L’enceinte médiévale de Blois : quelques précisions sur un ensemble méconnu »
[PDF]
- ↑ Annie Cospérec, Blois : La forme d'une ville, Imprimerie Nationale, , 408 p. (ISBN 9782110813220, lire en ligne), p. 26
- ↑ « À Blois, les vieilles pierres de la tour Beauvoir entament un nouveau chapitre », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le )
- ↑ « Ancien mur d'enceinte de la ville », notice no PA00098389, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Voir aussi
Articles connexes

Liens externes
- Ressource relative à l'architecture :
- Inventaire général : « Fortification d'agglomération : tours dites tour des carmélites, des cordeliers, de Guise et de l'Angellier », notice no IA00141116, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
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