Le nord-ouest de l'Espagne est le cadre exclusif de cette Vuelta Femenina 2026, parcourant les routes de Galice (pour les quatre premières étapes), de Castille-et-León et des Asturies. Les cinq premières étapes présentent des profils accidentés et vallonnés (1re, 2e et 4e étapes) ou relativement plats (3e et 5e étapes) qui pourraient provoquer des échappées ou se terminer par des sprints. Les deux dernières étapes sont vraisemblablement décisives pour le classement général. Elles abordent la haute montagne avec des arrivées au sommet. La 6e étape est relativement courte et sans difficulté majeure mais se termine par la brève mais raide ascension de Les Praeres (3,7 km avec une pente de 13,4% de moyenne dont un passage à 27 %). La dernière étape est l'étape reine avec quatre cols au programme dont celui de l'arrivée jugée au sommet du mythique Alto de l'Angliru après plus de 12 km de montée (pente moyenne de 9,7 %) grimpés pour la première fois lors d'un Tour d'Espagne féminin[1].
Une chute à 8 kilomètres de l'arrivée désorganise le peloton qui finit par se reconstituer pour une bonne cinquantaine de coureuses au moment de l'emballage final en légère montée. Noemi Rüegg lance le sprint aux 200 mètres et résiste au retour de Lotte Kopecky.
Tombée la veille et vicime d'une fracture de la clavicule, Marianne Vos est non partante. À 12,8 kilomètres du terme, la porteuse du maillot rouge Noemi Rüegg chute lourdement et doit abandonner alors que la Norvégienne Katrine Aalerud venait de s'extraire du peloton. Aalerud reprise à moins de 3 km du terme, la victoire se joue au sprint parmi un peloton réduit de 36 unités. L'étape est remportée par la Belge Shari Bossuyt devant l'Allemande Franziska Koch qui endosse le maillot rouge.
L’Australienne Felicity Wilson-Haffenden et la Belge Sterre Vervloet composent l'échappée du jour. Vervloet lâche prise et est revue par le peloton à 32 km du but. Wilson-Haffenden continue seule mais est reprise par le peloton à 15 km de l'arrivée. À 2,2 km du terme, la Française Cédrine Kerbaol attaque seule puis résiste au retour de ses adversaires pour l'emporter.
L'Australienne Lauretta Hanson, la Polonaise Marta Jaskulska, le Française Marine Allione et la Belge Annelies Nijssen forment l'échappée du jour. Rescapées de cette échappée, Hanson et Jaskulska sont finalement reprises par le peloton à 2,5 km de l'arrivée. Le sprint est remporté par Lotte Kopecky qui passe en tête aux 175 mètres puis maintient sa position jusqu'à la ligne d'arrivée. La coureuse belge endosse le maillot rouge.
Un chute survient dans le premier tiers du peloton à 1 300 m de la ligne d'arrivée. Lors du sprint, la maillot rouge Lotte Kopecky coupe son effort dans les derniers mètres pour offrir la victoire à sa coéquipière Mischa Bredewold[3].
Quatre coureuses composent l'échappée du jour et comptent jusqu'à cinq minutes d'avance sur le peloton. Sterre Vervloet et Gaia Masetti sont les derniers éléments de cette échappée à être repris par le peloton à 11,5 km de l'arrivée. Alors que la pluie s'abat sur la course, les coureuses entament la très dure montée finale de Les Praeres. Cédrine Kerbaol place une première accélération dès le pied. Elle est rapidement contrée par Anna van der Breggen suivie par Paula Blasi et Marion Bunel alors que Pauline Ferrand-Prévot et Katarzyna Niewiadoma, deux des favorites, sont déjà distancées. Au train, Anna van der Breggen lâche progressivement ses adversaires, remporte l'étape et endosse le maillot rouge.
Les Néerlandaises Femke et Riejanne Markus ainsi que l'Allemande Liane Lippert animent l'étape et abordent l'Alto de l'Angliru avec un écart réduit à moins de deux minutes sur le groupe des favorites. Lippert, rescapée de l'échappée est dépassée par les favorites à cinq kilomètres de l'arrivée. Un kilomètre plus loin, Marion Bunel accélère et fait exposer le groupe des favorites. Paula Blasi réussit à prendre sa roue alors que la maillot rouge Anna van der Breggen et les autres ne peuvent suivre. Par la suite, Blasi lâche Bunel mais est rattrapée par Petra Stiasny, revenue de l'arrière. À deux kilomètres du sommet, Petra Stiasny part seule en tête et remporte l'étape devant Paula Blasi qui devance suffisamment Anna van der Breggen pour s'emparer du maillot rouge.