Tours de Kharraqan
| Tours de Kharraqan | ||
Tours jumelles de Kharāghān. | ||
| Présentation | ||
|---|---|---|
| Culte | Musulman | |
| Type | Mausolée | |
| Début de la construction | Première tour en 1067, seconde tour en 1093 | |
| Architecte | Muhammad bin Makki al-Zanjani | |
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Coordonnées | 35° 50′ 24,5″ nord, 49° 00′ 32,2″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Iran
| ||
Les tours de Kharraqan sont des mausolées construits en 1067 et 1093 sous l'empire Seldjoukide. Ils sont situés sur les plaines à la frontière de la province de Qazvin, à 33 km à l'ouest d'Abgarm sur la route Hamadan-Qazvin, en Iran.
Description
Ces deux tours funéraires (en persan : گنبد, gonbad) octogonales sont des vestiges de l'architecture de la période seldjoukide, dans la Perse médiévale[1]. La tour orientale date de 1067-1068, et la tour occidentale de 1093[1]. Selon les inscriptions qui figurent sur les deux tours, elles sont l'œuvre pour la tour orientale ( 1067-1068) de Muhammad bin Makki al-Zanjani et pour la tour occidentale (1093) de Abu'l-Ma'ali bin Makki al-Zanjani (frère ou fils du précédent)[1],[2]. Toutes deux sont une illustration de la tradition architecturale remontant au tombeau d'Ismaël le Samanide à Boukhara (vers 900)[2].
Les structures, en briques, sont situées à 29 mètres l'une de l'autre[1]. Elles s'élèvent à 15 mètres de haut, pour 4 mètres de large, et sont particulièrement remarquables pour leur géométrie et leur décoration extérieure : l'assemblage des briques y est d'une grande complexité et d'une très riche variété de motifs, ce qui les classe parmi les monuments de briques les plus finement décorés découverts jusqu'à présent en Iran[1],[2].
Elles reposent sur une base octogonale, et les façades sont articulées par des arcs aveugles placés entre des contreforts semi-circulaires. L'une et l'autre sont coiffées d'un double dôme. Cependant il ne reste que le dôme intérieur : le dôme extérieur a disparu. Pour ce qui concerne la tour de 1067-68, c'est la première fois qu'un tel élément architectural apparaît dans un monument daté — mais le principe en était connu depuis longtemps dans le monde musulman[2]. Ces deux tours sont rattachées au style architectural Razi[réf. nécessaire].
Les deux propriétaires semblent être d'origine turque, mais leurs noms précis restent inconnus du fait d'inscriptions incomplètes. D'après leur lecture, Samuel Miklos Stern (en) attribue la première tombe à « Abu Said Bijar, fils de Sad ... » (ligne incomplète), et la seconde à « Abu Mansur Iltayti, fils de Takin »[3].

Séisme de 2002 à Bou'in-Zahra
Les deux tours ont été fortement endommagées par le séisme de 2002 à Bou'in-Zahra. Elles étaient jusqu'alors bien conservées, ce qui laisse penser qu'il s'agissait de l'un des séismes les plus puissants qu'ait connue la région ces 900 dernières années[4].
Références
- (en) David Stronach et T. Cuyler Young, Jr, « Three Seljuq Tomb Towers », Journal of the British Institute of Persian Studies, vol. IV, , p. 1-20 (lire en ligne)
- John D. Hoag (trad. de l'anglais par Michel Waldberg et Louis Lecomte), Architecture islamique, Paris, Gallimard / Electa, , 197 p. (ISBN 978-2-070-11221-0), p. 97
- ↑ (en) Samuel Miklos Stern, « The Inscriptions of the Kharraqān Mausoleums », Journal of the British Institute of Persian Studies, vol. IV, , p. 21-27 (lire en ligne
)
- ↑ (en) R. T. Walker, « The 2002 June 22 Changureh (Avaj) earthquake in Qazvin province, northwest Iran: epicentral relocation, source parameters, surface deformation and geomorphology », Geophysical Journal International, vol. 160, no 2, , p. 707–720 (DOI 10.1111/j.1365-246X.2005.02516.x, Bibcode 2005GeoJI.160..707W)
Voir aussi
Bibliographie
- (en) Archnet (en), « Gunbad-i Kharraqan. Kharraqan, Iran », sur archnet.org, s.d. (consulté le )
Articles connexes
- Organisation iranienne du patrimoine culturel, de l'artisanat et du tourisme
- Architecture iranienne
- Seldjoukides
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